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| 18/08/2006 | |||
| Chronique Omnisports | |||
| Le maillot des footballeurs : un « must » vestimentaire A la ville, à la campagne, partout en Afrique les gens portent le maillot de football. On ne le met plus seulement pour jouer, il remplit une autre fonction. Et les hommes ne sont plus seuls à l’arborer, les femmes aussi s’y mettent. Résultat : des cargaisons entières de maillots confectionnés en Chine, en Corée du Sud ou en Inde – aux couleurs des grands clubs européens ou portant les noms des stars du ballon – sont écoulées sur les marchés. Et il est désormais courant de croiser (à l’école, dans une fête, ou même à la messe ou à la mosquée…) les maillots du club londonien de Chelsea, du Milan AC, du Real Madrid, de l’Olympique de Marseille ou du Paris Saint-Germain. Les plus prisés sont les maillots des Brésiliens Ronaldo et Ronaldino, du Français Zidane ou de l’Anglais Beckham. On note aussi que les maillots des sélections africaines qui ont brillé sur la scène internationale ces dernières années, comme le Cameroun, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, ont leur succès, de même que les maillots « Drogba », « Diouf » ou « Eto’o ». Les fabricants (qui recourent à une étoffe résistante et cèdent la marchandise à des prix variant entre 2 000 et 5 000 CFA, soit dix fois à quinze fois moins que le coût observé en Europe) se sont bien sûr adaptés au contexte local. Lutte traditionnelle : le dernier « combat du siècle » au Sénégal a frustré les spectateurs La lutte traditionnelle, qui tient à la fois de la lutte et de la boxe, comme on le sait est le sport de prédilection des Sénégalais. Le dernier combat qui a divisé le Sénégal en deux camps, l’un favorable au « roi des arènes » Yakhya Diop (surnommé Yekini) et l’autre à Moustapha Guèye, un ancien champion, a pourtant laissé les 30 000 spectateurs sur leur faim. Pendant près d’une heure, ils n’ont assisté à aucune chute et à peu d’échanges de coups. Si bien qu’à la fin, certains d’entre eux considéraient que le combat ayant abouti à un match nul avait été « arrangé ». De nombreux observateurs ont ainsi mis en cause la passivité de Moustapha Guèye (42 ans) qui lutte depuis une vingtaine d’années… d’autres ont souligné le manque de combativité de Yakhya Diop, plus jeune d’une dizaine d’années que son adversaire, et physiquement plus puissant : de fait, la lutte est un sport où le principal atout réside dans la force des acteurs. Elle attire un public nombreux et met en jeu des cachets de l’ordre de cent millions de francs CFA, lorsque de grands champions sont en compétition. Basket : les Africains de l’équipe de France Comme en football, on retrouve dans l’équipe de France de basket (qui s’alignait pour le championnat du monde au Japon) des fils d’Africains - nés en France ou immigrés. L’actuel capitaine de l’équipe, Boris Diaw (prononcer Diawe et non Dio comme le font la plupart des journalistes français…), dont la mère – Elisabeth Riffiod – a été l’une des plus grandes basketteuses françaises, est de père sénégalais. Actuellement avocat au barreau de Dakar, son père, prénommé Issa, a été athlète international au Sénégal. Autre Africain : l’arrière, originaire de la République démocratique du Congo, Yannick Bokolo que d’aucuns voient dans un proche avenir jouer aux Etats-Unis. Joseph Gomis, lui aussi de parents sénégalais, est un excellent défenseur et tireur à trois points. Rappelons encore que Mamoutou Diarra, originaire du Mali, est un ailier qui a souvent joué en équipe de France ces dernières années, même s’il ne participait pas au championnat du monde. Athlétisme : le Kenyan Isaac Kiprono Songok, futur grand du demi-fond mondial Le Kenyan Songok (22 ans), spécialiste du 1 500 et du 5 000 m, est considéré comme l’une des futurs stars du demi-fond. Il a réalisé en juin dernier à Oslo le meilleur chronomètre de l’année sur 5 000 m (12’55’’79), et battu le maître de la spécialité, l’Ethiopien Kenenisa Bekele. Le jeune Kenyan est pensionnaire du célèbre collège Saint-Patrick d’où sont issus quelques grands athlètes de son pays. Il est né dans la même localité que Bernard Lagat, un ancien coureur du 1 500 m qui a opté pour la nationalité américaine. Et l’on raconte que c’est Lagat qui a lui a offert ses premières chaussures de compétition, avec lesquelles il devenait en 2000 champion du monde cadets. Ses encadreurs veulent lui éviter la carrière météorique de certains de ces athlètes kenyans qui courent… pour gagner de l’argent rapide dans les meetings européens avant de disparaître aussitôt du circuit : le jeune talent ne fera que trois courses par an pour ses débuts. Son principal objectif est de gagner la médaille d’or des Jeux olympiques de Pékin. Il aura alors 24 ans. | |||
| Kouassi Guesdet | |||
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