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MFI HEBDO: Culture Société Liste des articles

01/09/2006
Façons de parler

MOTS VOYAGEURS : Festival (nom masculin ; pluriel : festivals)

(MFI) Quoi de plus répandu dans le monde francophone que les festivals : festival des musiques sacrées du monde à Fès (Maroc), festival international de musique militaire de Québec (Canada), de musique de Verbier-en-Valais (Suisse Romande).
Musicales, théâtrales, cinématographiques, ces manifestations rassemblent à des dates plus ou moins fixes des artistes et des festivaliers passionnés ou dilettantes dans une atmosphère de joyeuse excitation fidèle à l’adjectif latin « festivus » – « de fête » « festif » – dont le mot festival tire son origine.
En France, l’été est particulièrement propice à ces évènements culturels qui contribuent à l’animation et à l’économie locales. Pendant cette saison festivalière, chaque région a son festival plus ou moins prestigieux, plus ou moins renommé : depuis le festival d’art lyrique d’Aix en Provence, le festival des vieilles charrues (Bretagne ; musique bretonne et musiques modernes), le festival du jeune théâtre européen (Grenoble) et le festival de court métrage (Grenoble), le festival de blues Grésiblues du Grésivaudan, le festival de jazz de Nice… etc.
Pourtant, le mot – comme la pratique – est d’origine anglo-saxonne… C’est en effet en Angleterre que naît le substantif festival vers 1830. Le pays se prend de passion pour la musique de Haendel (1685-1759, musicien anglais d’origine allemande) et organise d’énormes festivals dont les répétitions sont publiques, et les bénéfices destinés aux hospices et aux hôpitaux.
Après le Royaume-uni, l’engouement s’empare de l’Allemagne tout en restant dans le domaine musical avec la création du festival de Bayreuth (1876) autour des opéras de Richard Wagner (1813-1883, compositeur allemand).
En France, il faut attendre 1945 pour que le mot entre dans le dictionnaire. La pratique, elle, a commencé à se développer un peu avant la guerre, d’abord dans les villes d’eau avec des festivals orphéoniques faisant se succéder des fanfares jouant en plain air dans les kiosques des jardins publics. Et bientôt Jean Vilar crée en 1947 en Avignon un festival de théâtre destiné à devenir très célèbre qui, aujourd’hui encore, présente en juillet – dans le cadre officiel du programme « in » ou dans la profusion du « off » – le foisonnement de la création théâtrale française et francophone mais aussi étrangère.


DEVINETTE

(MFI) Quel est le point commun entre un bijou de pacotille, une façon de s’annoncer chez quelqu’un et un geste obsessionnel ?
Réponse :Ce sont tous des toc !
Le toc est une imitation, souvent de mauvais goût. Ce qui brille comme l’or mais n’en est pas est du toc.
L’onomatopée « toc-toc » indique le bruit que l’on fait en frappant à une porte.
Quant aux T.O.C., ce sont des troubles obsessionnels du comportement. Par exemple : vérifier dix fois si l’on a fermé une porte comme si c’était un rituel, faire automatiquement de la main gauche ce qu’on a fait de la main droite…


LES MOTS DU CORPS : La paresse

(MFI) Le corps est vraiment, en français, une source inépuisable d’expressions ! Vous connaissez, bien sûr : être paresseux ou, plus familièrement, avoir la flemme, ou encore – dans le domaine médical – avoir un organe paresseux ou souffrir de paresse intestinale par exemple.
Mais en voici de plus imagées : avoir les côtes en long, avoir les doigts de pied en éventail, se tourner les pouces ou avoir un poil dans la main.
REGARDEZ-les ! Vous les préférerez de beaucoup aux bien ternes « paresseux », « fainéant » ou « flemmard »…


Marie-Claudette Kirpalani

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