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| 03/07/2007 | |||
| Chronique Musique : Bal africain, Idir | |||
| Paris fait son bal africain (MFI) Le traditionnel bal populaire organisé à Paris, le soir du 13 juillet, la veille de la fête nationale en France, se met cette année aux couleurs de l’Afrique. Proposée par Radio France internationale, cette soirée va transformer la Bastille en gigantesque discothèque tropicale. Une première à Paris qui confirme que la capitale française est encore une place forte pour la scène africaine. Avec pas moins de 17 artistes, l’affiche rassemble essentiellement des célébrités. Après être venu dernièrement à Paris pour finaliser son prochain album, Alpha Blondy est de la partie. Une présence qui marque aussi le début d’une tournée européenne pour la star du reggae ivoirien. Egalement en tournée, Johnny Clegg défend, pour sa part, One life, son dernier cd. Autre grand nom convié à la fête : Mory Kanté. Discret sur scène ces dernières années, sa présence donne l’occasion au griot guinéen de se remettre en selle. Après un concert à Cannes, dans le sud de la France, Ismaël Lô s’arrête aussi à Paris pour ce grand bal africain. Tout comme la jeune et non moins célèbre chanteuse algérienne Souad Massi. La gente féminine est aussi représentée par Dobet Gnahoré qui fait partie de la nouvelle génération ivoirienne. Toujours parmi les chanteuses émergentes, notons la participation de la tunisienne Amel Mathlouthi, révélée, à 24 ans, lors du premier prix de Radio Monte Carlo Moyen Orient, l’année dernière. La fête battra son plein avec Amadou et Mariam, l’incontournable couple aveugle du Mali, et Zao, l’amuseur public congolais. Enfin, Jacob Desvarieux devrait également mettre le feu à la Bastille et prouver surtout que le zouk a tout à fait sa place dans cette soirée africaine. Idir chante la France bigarrée (MFI) La France des couleurs… défendra les couleurs de la France : c’est ainsi que le troubadour kabyle a intitulé son tout nouvel album. Un disque (Sony-BMG) sur lequel Idir a convié près d’une vingtaine d’artistes venus d’horizons les plus divers. Le résultat offre des duos surprenants, comme celui avec Tiken Jah Fakoly, où la langue berbère du chanteur se marie à merveille avec celle du rasta ivoirien sur « Africa Taferka ». Véritable lieu de rencontres interculturelles et intergénérationnelles, ce disque convie également les poids lourds du hip hop français. Comme Akhenaton avec lequel le porte-parole de la Kabylie lance un message de paix au Proche-Orient sur le titre « Marche sur Jérusalem». Autre tandem réussi, « Retour », un morceau sur le mal-être des jeunes de banlieue réalisé avec la complicité de Sinik. Toujours au chapitre des rappeurs, la chanson « Je viens de là où l’on m’aime » mixée avec Féfé et Leeroy du groupe Saïan Supa Crew. Dans un tout autre style, Idir signe avec la chanteuse israélienne Noa une belle ballade, « Ce cœur venu d’ailleurs », qui exprime la difficulté de la différence. Pour porter ces textes engagés, l’accompagnement musical propose des tonalités arc-en-ciel en harmonie avec les métissages vocaux. Bref, malgré quelques titres sans intérêt, l’artiste algérien signe un enregistrement audacieux, dont l’ambition est de rappeler une certaine France « black blanc beur ». Pour lui, « nous vivons dans une France multicolore et multiculturelle où plusieurs identités se côtoient. (…) Comment des gens différents peuvent-ils défendre un même drapeau ? Ce n’est certes pas en affirmant leur identité respective, mais bien au contraire en apportant une part d’eux même à une France fédératrice ». | |||
| Daniel Lieuze | |||
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