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| 31/07/2007 | |||
| Anniversaire musique (1er au 7 août) | |||
| 1er août 1997 – il y a 10 ans Mort du pianiste Sviatoslav Richter A l’image d’Arthur Rubinstein, Claudio Arrau ou Vladimir Horovitz, le pianiste russe d’origine allemande Sviatoslav Richter, décédé à 82 ans, était l’un des derniers monstres sacrés du piano. Né le 20 mars 1915 à Jitomir (Ukraine) dans une famille de musiciens, Sviatoslav Richter donne son premier récital à 19 ans. En 1960, il entreprend ses premiers voyages à l’Ouest, aux Etats-Unis et en Angleterre, avant de donner son premier concert à Paris un an plus tard. A partir de cette date, sa renommée internationale ne cessera de croître. Ce pianiste virtuose, grand amateur de peinture et peintre lui-même, a effectué plus de 300 enregistrements depuis 1948, chez différents éditeurs, et interprété les plus grandes partitions, notamment celles de Schumann, auquel il s’était fortement identifié. 2 août 1997 – il y a 10 ans Décès de Fela, créateur de l’afro-beat et activiste politique "Le mythe musical de notre époque, Fela, rejoint ses ancêtres", titre le Sunday Times de Lagos. Le coeur du musicien, âgé de 58 ans et atteint du sida, a fini par lâcher. Fela Anikulapo Kuti était le créateur d’un style musical, l"afro-beat", une fusion de jazz, de soul et de musiques africaines (ju-ju et high-life), qu’il avait mis au service de ses idées libertaires, du panafricanisme et de la lutte contre l’oppression politique au Nigeria. Né le 15 octobre 1938 dans une famille connue d’Abeokuta, en pays yoruba, il était le fils d’un pasteur, enseignant et fondateur du Syndicat nigérian des enseignants en 1931. Sa mère Funmilayo était aussi une femme d’exception : militante nationaliste, première Africaine à conduire une voiture, elle avait obtenu le droit de vote pour les femmes et s’était rendue au Ghana pour voir Kwame Nkrumah, et même en Chine pour rencontrer Mao ! Eternel rebelle, opposant aux dictateurs nigérians, Fela avait subi le saccage par les militaires de sa résidence à Lagos, la "République de Kalakuta", le 18 février 1977. Sa mère, défenestrée, en mourut et son fils lui voua un véritable culte. Fela avait fait plusieurs séjours en prison, dont un de six ans après s’être porté candidat à la présidentielle en 1981... Ruiné, il ne possédait plus rien à la veille de sa mort. La plupart de ses 27 épouses l’avaient quitté et il était menacé d’expulsion de son club, l’"African Shrine", où il jouait pour faire vivre ses proches. Son frère, le médecin et militant des droits de l’homme Beko Ransome-Kuti, purgeait alors une peine de 15 ans de prisons pour sa participation présumée à une tentative de coup d’Etat contre le général Abacha... Le jour de ses funérailles le 12 août 1997, des milliers d’admirateurs rendent hommage au musicien à Kalakuta. 2 août 1992 – il y a 15 ans Décès du chanteur compositeur Michel Berger Le 2 août 1992, Michel Berger, l’auteur de "Starmania" et de quelques classiques de la variété française, meurt des suites d’une crise cardiaque après avoir disputé un match de tennis. La mort du compagnon et compositeur privilégié de France Gall a frappé le public, d’autant que Michel Berger n’avait que 44 ans et que ses airs d’éternel jeune homme semblaient lui promettre encore de longues années de création. Fils d’un des grands noms de la médecine, Jean Hamburger (mort peu avant son fils le 1er février) et d’une pianiste classique de renom, Annette Haas, Michel Berger, né le 28 novembre 1947, restera d’abord comme un découvreur ou un redécouvreur de talents : Véronique Sanson, Françoise Hardy et celle qui devait devenir sa femme en 1976, France Gall. C’est à travers sa femme qu’il avait récolté ses plus grands triomphes ("Babacar", "Musique", "Il jouait du piano debout"), même s’il avait connu, lui aussi, le succès en solitaire ("Mademoiselle Chang", "Les Paradis blancs".) Surtout, il avait composé, en collaboration avec Luc Plamondon, "Starmania" premier opéra-rock francophone en 1978-1979. L’œuvre et le style de Michel Berger tenaient au fait qu’il avait su adapter à la langue française les rythmes et les sonorités hérités du rock anglo-saxon dont il était un grand admirateur. Voir le site www.rfimusique.com rubrique biographies 3 août 2006 – il y a 1 an Décès de Elisabeth Schwarzkopf, une des plus grandes sopranos du XXè siècle Elisabeth Schwarzkopf aura marqué profondément l’univers musical du XXè siècle, elle fût l’interprète inégalée des opéras de Mozart, de Richard Strauss et des lieder de Schubert. Née le 9 novembre 1915 en Poznanie, elle fit des études musicales très complètes au Conservatoire de Berlin et fut engagée en 1938 par l’opéra de la capitale allemande, c’est en 1944 que sa carrière connue un essor remarquable grâce au directeur artistique de la marque britannique EMI-HMV qui l’avait remarqué dès 1937. Au fil de sa carrière, elle fut, dans Mozart, la comtesse des Noces de Figaro, Fiodiligi de Cosi Fan Tutte, Elvire de Don Giovanni ou la Maréchale du Chevalier de la Rose... elle s’est produite sous la direction de chefs prestigieux tels Karajan ou Karl Böehm. Mariée au producteur britannique Walter LEGG, elle avait quitté la scène à la mort de son époux, découvreur du chef d’orchestre Herbert von Karajan, de Maria Callas et de Victoria de Los Angeles. Elle se consacre alors, avec passion à l’enseignement, Renée Fleming fût une de ses prestigieuses élèves. Elisabeth Schwarzkopf fait à la fin des années 90 l’objet d’une polémique sur ses sympathies avec le régime nazi, d’aucuns ont voulu excuser "ce faux pas" l’expliquant par l’âge de la jeune cantatrice. La soprano est morte le 3 août 2006 en Autriche. 6 août 1937 – il y a 70 ans Naissance de Baden Powell, guitariste virtuose brésilien, auteur d’une œuvre considérable Baden Powell, Roberto Baden Powell de Aquino, est né le 6 août 1937 à Varre Sai, un village du sud de l’Etat de Rio. Son grand-père, Vicente Thomas de Aquino, anti-esclavagiste, a fondé et dirigé au 19ème siècle, l’Orquestra Negra, composé uniquement d’esclaves. Baden Powell passe son enfance dans l’ambiance des concerts de Choro organisés par son père le guitariste Lino de Aquino qui le prénomma ainsi en hommage au fondateur du scoutisme qu’il admirait. A huit ans il prend ses premiers cours de guitare en compagnie d’un professeur, musicien dans l’orchestre de Pixinguinha, il apprend les classiques brésiliens mais aussi les compositeurs espagnols. Il intègre l’école nationale de musique de Rio et joue dans les bals et les fêtes de quartier avec ses amis du Morro de Mangueira, à l’époque haut lieu de la samba populaire. A quinze ans, pour gagner l’argent qui manque, il commence à jouer dans les bars et cabarets de Rio où il est remarqué par Joao Gilberto, Tom Jobim... mais aussi par Dizzy Gillespie. Le succès arrive en 1956 avec "Samba Triste" (paroles de Billy Branco). Il rencontre en 1961 Vinicius de Moraes, ensemble ils composent quelques joyaux de la bossa nova, tels que "Berimbau", "Samba da Bençao", "Samba en Preludio"... En 1964, Baden Powell part six mois à Bahia pour étudier les rythmes du Condomblé et les chants de Terreiros. De retour à Rio, il compose avec Vinicius de Moraes une série de chansons qu’ils appelleront Afro-Samba : "Tristeza e Solidao", "Canto de Xango", "Canto de Ossanha" cette dernière deviendra un grand tube d’Elis Regina. Les U.S.A le découvrent dans les années 60 grâce à Stan Getz. En 1963, il voyage en Europe et connaît le succès à Cannes avec "Samba de Bençao" une des musiques du film de Claude Lelouch "Un homme et une femme". Il s’installe en France, joue avec Eddy Louiss, Claude Nougaro qui reprend "Berimbau", en français la chanson s’appelle "Bidonville". Il s’installe à Baden Baden en Allemagne en 1983. Cette deuxième partie de sa carrière leur donne un renom international. Apprécié en Europe, aux Etats Unis, au Japon il y enregistre plus de nombreux disques où il interprète également les auteurs classiques : Bach, Albinoni... En 1994 il retourne au Brésil. Malade depuis plusieurs années il meurt le 26 septembre 2000 à Rio de Janeiro. Indien, Noir, érudit, Baden Powell Powell petit homme timide, révélait sur scène la virtuosité et la luxuriante qui ont fait de lui l’un des plus grands guitaristes et compositeurs du 20ème siècle. | |||
| Françoise Gindreau Diack & Emmanuel Sevin | |||
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