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| 11/12/2007 | |||
| Chronique Musique : Sally Nyolo, Mounira Mitchala | |||
| Sally Nyolo, citoyenne du monde (MFI) L’ancienne complice de Zap Mama revient aujourd’hui avec un cinquième album, Mémoire du monde (Cantos/Pias). Un disque que Sally Nyolo a enregistré en partie au Cameroun dans son propre studio, qu’elle a ouvert il y a deux ans à Yaoundé. Essentiellement chantés en français, même si quelques uns sont en eton, sa langue maternelle, les 13 titres racontent des moments de vie. La femme est particulièrement à l’honneur sur plusieurs morceaux. Comme le très réussi « Mamiwata », le féerique « Alice » ou encore « La fille du vent ». L’artiste donne aussi sa vision de la société et du monde d’aujourd’hui sur « La sociale » et sur « Le wagon ». Mais le clou de cet album est sans nul doute Chanter, un hymne à la paix tout à fait magique, qui a le potentiel d’être un tube. Des messages universels portés par une musique raffinée qui fleure bon les parfums de la forêt équatoriale. Même si l’habillage est électro-acoustique, l’identité camerounaise est bien présente grâce à la participation des pygmées Bokué. Le résultat donne un album marqué naturellement par le bikutsi, l’un des rythmes emblématiques du Cameroun. Mais Sally Nyolo a l’âme voyageuse et n’hésite pas à nous entraîner sur d’autres terreaux musicaux comme le blues ou le reggae. Pour réaliser Mémoire du monde, elle a fait appel à quelques complices de longue date comme Sylvain Marc, le réputé guitariste malgache. Lauréate, il y a dix ans, du prix RFI-Musique du monde, Sally Nyolo a fait depuis bien du chemin. Ce cinquième opus est probablement le plus abouti. Car il traduit le parcours d’une artiste née en Afrique qui a grandi en Europe. Deux cultures dans lesquelles elle a trouvé son équilibre (musical). Mounira Mitchala, lauréate du Prix Découvertes RFI (MFI) Surnommée « la panthère douce », la jeune chanteuse tchadienne Mounira Mitchala vient d’obtenir le Prix Découvertes RFI 2007. « J’espère que ce prix aidera à ramener la paix dans mon pays déchiré par la guerre », précise la lauréate. Doté de 7 000 euros, ce trophée est accompagné d’une bourse d’aide au développement de carrière de 12 500 euros. Présidé cette année par Salif Keita, le jury a donc choisi à l’unanimité cette jeune artiste de N’Djamena qui était en compétition avec deux autres finalistes, le collectif de rappeurs sénégalais SSK et le chanteur camerounais Blick Bassy. Auteur compositeur interprète, elle vient de publier, à 28 ans, son premier opus, Talou Lena, dans un registre à mi-chemin entre tradition et modernité. Dans un accompagnement acoustique, la chanteuse met en valeur son timbre langoureux. Un style fluide au service de textes sensés comme la lutte contre les mariages forcés ou l’avancée du désert au Tchad. Remarquée sur scène il y a quelques années aux côtés d’Ismaël Lô, Mounira Mitchala a tourné à travers le monde avec les « African Divas », en 2005, spectacle de Frédéric Galliano, le dj français, alliant voix de femmes et musiques électroniques. Une expérience scénique que le public guinéen n’a pas manquée d’apprécier lors de son concert, au stade du 28-septembre à Conakry, lors de la remise du prix, le 1er décembre dernier. | |||
| Daniel Lieuze | |||
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