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| 02/06/2009 | |||
| Festival international de la mode africaine Le métissage à l’honneur | |||
| (MFI) La 7e édition du Festival international de la mode (Fima), prévue en octobre 2009, a été présentée fin mai à Paris, à l’Unesco, en présence d’Oumarou Hadary, le ministre de la Culture, des arts et de la communication du Niger et de Seidnaly Sidhamed Alphadi, le fondateur de l’évènement. | |||
| La 7e édition du Festival international de la mode africaine se déroulera cette année à Niamey, au Niger, du 25 octobre au 1er novembre. Cet évènement, devenu incontournable dans le calendrier culturel africain, a comme objectif pour 2009 de promouvoir la création africaine dans une logique de développement durable et de créations d’emplois. En 1998, au pied des falaises de Tiguidit, au Niger, le projet du couturier Alphadi prend forme. Le Festival international de la mode africaine est né autour d’une idée : créer un évènement culturel autour de la mode, en Afrique, pour promouvoir les valeurs universelles de l’art, vecteur de paix et de développement. La devise de l’évènement, Paix, culture et développement, résume cette idée. La tradition version sexy L’alliance des cultures rend ce festival unique : un regard croisé entre Afrique, Maghreb et Occident, à l’instar de ce qu’ont fait certains grands couturiers occidentaux, tels Yves Saint Laurent, dans les années 1970 et 1980. Les vêtements traditionnels africains sont revisités, ils deviennent modernes et adaptés aux codes vestimentaires en vigueur en occident. Pour Oumarou Hadary, les stylistes africains peuvent devenir des acteurs de l’industrie de la mode internationale, en puisant leur originalité dans la mixité culturelle. Il envisage « la créativité des cultures comme un mode de développement ». Le métissage culturel est le thème choisi pour la 7e édition de ce festival. Des couturiers venus de tous les pays seront présents, et notamment Xuly Bet (Mali), Claire Kane (Sénégal), Jean Doucet (France), ou encore Jedda-Kahn (Etats-Unis). Lors de la présentation de l’évènement, un avant-goût des défilés a été dévoilé. Couleurs chatoyantes, matières nobles, broderies, robes longues et coiffures travaillées étaient à l’honneur. Une véritable invitation au voyage, et surtout un œil nouveau apporté aux vêtements traditionnels africains et maghrébins. Sarouels chics aux couleurs du désert, boubous brodés, coiffes colorées, robes bustiers : la tradition se décline en version sexy. « La mode peut donner une chance à l’Afrique de grandir » L’objectif du Fima est d’asseoir la création dans une industrie culturelle capable de générer des emplois et des revenus, ouvrant ainsi une voie de développement pour l’Afrique. Pour cela, deux innovations majeures cette année. L’édition 2009 va permettre de poser la première pierre de l’Ecole supérieure de la mode et des arts, grande école de formation aux métiers de la mode. Le festival va également accueillir un Salon international de la haute couture et du prêt-à-porter, pour encourager la « rencontre acheteurs-vendeurs ». L’objectif est que les créateurs puissent vendre, et non plus seulement montrer leurs créations. « La mode peut donner une chance à l’Afrique de grandir », résume Alphadi. Dans cette optique, la troisième édition du concours « L’Afrique est à la mode », qui récompense les meilleures jeunes créateurs africains, aura pour thème : la transition. Les trois lauréats auront la chance d’obtenir une aide concrète pour réaliser leur rêve : financement de la prochaine collection, formation dans une école ou encore stages chez de grands couturiers. Mais l’objectif de ce concours, proposé par Culturesfrance, est clair : il ne s’agit pas uniquement de donner une chance à de jeunes créateurs de se faire une place sur le marché de la mode existant. Les stylistes doivent s’engager à travailler le plus possible en Afrique, afin de promouvoir l’industrie de la mode sur le continent, avec l’objectif d’en faire un levier du développement économique. Pour Alphadi, « le projet traduit l’ambition de l’Afrique de se démarquer. Nous pouvons passer du statut de simples consommateurs à celui de producteurs ». Un projet porteur d’espoir, car, comme le conclut le couturier, « l’Afrique n’a jamais été autant à la mode ». FIMA 2009 : les temps forts Dimanche 25 et lundi 26 octobre : Ouverture du premier salon de la haute couture et du prêt-à-porter africains Mardi 27 octobre : Cérémonie d’ouverture du Fima, défilé des créateurs nigériens Mercredi 28 octobre : Excursion-visite à la Tapoa, site touristique Jeudi 29 octobre : Grand concert Vendredi 30 octobre : Concours « L’Afrique est à la mode ». Concours « Tops models » Samedi 31 octobre : Grande nuit du Fima. Clôture du festival : défilé des créateurs de mode des cinq continents. En savoir davantage : www.fima-africa.com | |||
| Camille Dubruelh | |||
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