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| 09/02/2007 | |||
| Asha-Rose Migiro : une Tanzanienne numéro 2 de l’Onu | |||
| (MFI) Ban Ki-moon avait indiqué lors de son entrée en fonction, le 1er janvier 2007, qu’il prendrait comme adjointe une femme originaire d’un pays en développement. Le 8e Secrétaire général de l’Onu a tenu parole. Il a nommé à ses côtés une Africaine. | |||
| Afin de constituer rapidement son équipe, le nouveau leader de l’Onu, Ban Ki-moon, avait demandé à ses soixante plus hauts responsables de lui présenter leur démission avant la mi-janvier. Certains s’interrogeaient sur le sort que le Sud-Coréen allait réserver à l’Afrique en succédant au Ghanéen Kofi Annan, resté dix ans à la tête de l’organisation. C’est pourtant une Tanzanienne, Asha-Rose Migiro, qui a appris sa nomination au poste de vice-secrétaire générale des Nations unies, le 5 janvier 2007, alors qu’elle assistait à une réunion régionale au Lesotho. Première femme à occuper le poste de ministre des Affaires étrangères de la République unie de Tanzanie, cette avocate, maître de conférence à l’université de droit de Dar es-Salaam, dirigeait la diplomatie de son pays depuis un an. Agée de cinquante ans, elle avait été pendant cinq ans ministre du Développement communautaire, de la parité et du bien-être des enfants. Partie intégrante du cabinet, le poste de vice-secrétaire générale des Nations unies, créé par Kofi Annan, a été occupé depuis 1998 par l’ancienne ministre canadienne de la Défense, Louise Fréchette, puis par le Britannique Mark Malloch-Brown, en avril 2006. Le numéro deux de l’Onu aide notamment à la gestion des opérations du Secrétariat et, en son absence, remplace le numéro un au siège de l’organisation. Une note positive pour les femmes Pour M. Ban, Asha-Rose Migiro est une « dirigeante hautement respectée [qui] a démontré des compétences remarquables en matière de gestion, ainsi qu’une vaste expérience et expertise dans les affaires socioéconomiques et les questions de développement ». Des domaines qu’il a l’intention de lui déléguer, exprimant sa « confiance totale » à son égard, a rapporté sa porte-parole, la Haïtienne Michèle Montas, francophone et veuve du journaliste Jean Dominique assassiné en 2001. Son mandat débute sur « une note positive pour les femmes », a fait remarquer pour sa part Rachel Mayanja, conseillère spéciale du Secrétaire général pour la parité entre les sexes et la promotion de la femme. Sur les cinq postes pourvus à la mi-janvier, trois sont en effet allés à des femmes. Simple coïncidence ? Fin janvier, le premier contingent féminin de casques bleus – constitué de 130 Indiennes – débarquait à Monrovia pour rejoindre la mission de l’Onu au Liberia (Minul) – seul pays d’Afrique dirigé par une femme. Ces policières ont servi dans les endroits les plus dangereux de l’Inde. Leur mission : veiller à faire respecter les femmes et les enfants libériens – y compris des troupes onusiennes. Leur arrivée devrait permettre un meilleur équilibre au sein de la mission, trop souvent accusée d’exactions ces dernières années. | |||
| Antoinette Delafin | |||
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