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06/10/2009

Madagascar : Le groupe international de contact à Antananarivo

(MFI) Le groupe international de contact sur Madagascar a tenu ce mardi 6 octobre 2009 sa 3è réunion à Antananarivo, en présence notamment du président de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping, et du secrétaire d'Etat français à la Coopération, Alain Joyandet. Objectif : évaluer le travail de la médiation en cours entre les principales mouvances malgaches et tenter de mettre fin à la crise politique.

Alors que Andry Rajoelina a mis la pression le 4 octobre, en demandant des garanties écrites à la communauté internationale avant de s'engager dans les Accords de Maputo, la communauté internationale tentait mardi 6 octobre de débloquer les négociations inter-malgaches. Au cour des débats, la proposition de l'actuel homme fort du pays, Andry Rajoelina, de nommer un Premier ministre d'ouverture moyennant la levée des sanctions internationales. Le Groupe international de contact (GIC) qui est à la manouvre, est dirigé par Jean Ping, président de la Commission de l'Union Africaine (UA), et se compose de l'ancien président mozambicain et chef de la médiation internationale Joaquim Chissano ainsi que de représentants des Nations unies, de l'Organisation internationale de la Francophonie, de la Commission de l'océan Indien, de l'Union européenne, de la France et des Etats-Unis.

« Ce n'est pas le moment de poser des conditions »

Les quatre délégations représentant Andry Rajoelina et les trois anciens présidents devaient initialement être reçues tour à tour pour présenter leurs analyses et leurs propositions, sorte de grand oral sensé déboucher sur une déclaration de la communauté internationale. Mais finalement, les quatre délégations des mouvances signataires de ces accords, où sont représentés M. Rajoelina, le président évincé Marc Ravalomanana et les deux anciens présidents Didier Ratsiraka et Albert Zafy, ont été reçues ensemble par le GIC. L'audience commune a sans doute été décidée afin « d'accélérer les choses », a confié Ablassé Ouedraogo, le médiateur de l'UA. On connait la position officielle des partenaires de Madagascar : le changement de pouvoir survenu en mars 2009 est inconstitutionnel, les accords de Maputo sont le seul cadre pour revenir dans le droit chemin. Ces accords inter-malgaches ont été signés le 9 août 2009 dans la capitale du Mozambique, Maputo, mais les quatre mouvances signataires n'ont pas pu s'entendre sur la répartition des postes au sein du pouvoir de transition. La qualité des participants étrangers permettra-t-il d'aller plus loin et d'imposer un scénario ? Andry Rajoelina a demandé des garanties, notamment financières pour qu'on l'aide à mener lui-même la transition, mais Jean Ping a déjà rétorqué « que ce n'était pas le moment de poser des conditions, au contraire, ce serait plutôt des concessions qui sont attendues de la part des acteurs malgaches ».

MFI/RFI

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