| |||
| 03/11/2009 | |||
| Conférence d'Addis-Abeba (11-13 novembre 2009)
Comment promouvoir le développement en période de crise ? | |||
| (MFI) La quatrième Conférence économique africaine, organisée conjointement par la Banque africaine de développement (BAD) et la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA), et qui se tiendra à Addis-Abeba, en Ethiopie, du 11 au 13 novembre 2009, examinera comment « promouvoir le développement en période de crise économique et financière ».
| |||
| Forum d'échanges de haut niveau sur les questions de développement africain, la quatrième Conférence économique africaine va rassembler plus de 500 économistes et décideurs africains et étrangers, dont Jean Ping, le président de la Commission de l'Union africaine, Donald Kaberuka, le président de la BAD, Abdoulie Janneh, le secrétaire exécutif de la CEA et Meles Zenawi, le Premier ministre éthiopien.
Selon les organisateurs, les progrès socio-économiques réalisés par l'Afrique au cours de la décennie passée sont gravement menacés par la crise financière et économique mondiale. Le taux de croissance économique prévisionnel inférieur à 2 % annoncé pour 2009 aura comme conséquence une baisse du revenu par habitant, et ramènera des millions d'Africains dans une situation d'extrême pauvreté. La majorité des pays africains ont ainsi un double défi à relever : prévenir une récession plus forte et se préparer pour la relance. Les résultats économiques favorables enregistrés par l'Afrique récemment s'expliquent par les cours élevés des produits de base et les réformes qui ont levé certains obstacles structurels internes. Mais il ne sera pas facile de maintenir la dynamique de ces réformes compte tenu du resserrement des budgets publics. Néanmoins, la poursuite du programme de réforme est, à leurs yeux, le meilleur gage de perspectives très prometteuses de croissance durable et de réduction de la pauvreté à moyen terme.
Accroître le demande de produits africains Face à cette situation, la Banque et la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique ainsi que d'autres partenaires régionaux et internationaux sont intervenus rapidement pour augmenter le flux de leurs ressources et renforcer leurs actions pour soutenir plus efficacement les pays africains. Mais ils sont aussi conscients que beaucoup reste à faire et que les Africains doivent prendre en main leur destin pour réussir. « Au cours de la dernière décennie, les pays africains ont accompli des progrès significatifs dans plusieurs secteurs du développement, en particulier la croissance économique. Malheureusement cette croissance ne s'est pas forcément traduite en une amélioration significative du bien-être humain », souligne le directeur de la division Commerce, développement économique et financier de la CEA, Emmanuel Nnadozie. De son côté, l'économiste en chef de la BAD, Louis Kasekende, met l'accent sur le débat et l'échange d'idées nécessaires pour trouver des solutions en cette période de crise, d'autant plus que le redressement économique de l'Afrique, passe, selon lui, par une augmentation de la demande des pays développés et émergents pour les produits africains. Un autre défi sera d'accroître le niveau des investissements. Les principaux objectifs de la Conférence d'Addis-Abeba sont les suivants : . Promouvoir l'échange du savoir comme composante majeure de la conception et de la mise en ouvre de bonnes politiques ; . Favoriser le dialogue et promouvoir l'échange d'idées entre les économistes et les décideurs politiques africains ; . Encourager et renforcer la recherche sur les questions économiques en rapport avec le développement des économies africaines ; . Offrir aux organisations régionales et sous-régionales l'opportunité de diffuser les résultats de leurs recherches et de partager les informations avec les décideurs africains. Pour la Banque et la CEA, la Conférence constitue un forum qui favorise le dialogue et l'échange d'idées. Ces échanges permettront aux deux institutions de mieux orienter leurs interventions pour gagner en pertinence et en efficacité, avec un accent mis sur le savoir nécessaire pour transformer efficacement les économies africaines. Outre les sessions plénières et les réunions en petits groupes, la Conférence prévoit des sessions spéciales présentées par des académiciens de haut niveau et des décideurs politiques. Une table ronde réunira des experts et des chercheurs comme notamment Philippe Dacoury-Tabley, Gouverneur de la BCEAO, Mansur Muhtar, ministre des Finances du Nigeria, Pierre Jacquet, économiste en chef à l'Agence française de développement et plusieurs universitaires d'Europe, des Etats-Unis et d'Afrique. La BAD avait lancé la Conférence économique africaine (AEC) en novembre 2006 et l'organise avec la CEA depuis 2007. Depuis sa création, l'AEC a couvert les thèmes suivants : Accélérer le développement de l'Afrique, cinq ans après le début du 21e siècle (2006) ; Opportunités et défis du développement pour l'Afrique sur la scène mondiale (2007) ; Mondialisation, institutions et développement économique de l'Afrique (2008). | |||
| Marie Joannidis | |||
|