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| 26/01/2010 | |||
| Climat et environnement
L'Afrique se prépare à l'après-Copenhague | |||
| (MFI) Après le semi-échec de la conférence de l'Onu sur le climat, l'Afrique s'organise pour renforcer sa position en matière de climat et de protection de l'environnement, en préparant notamment, pour avril 2010, la première conférence des ministres africains de l'Environnement. Cette réunion sera organisée, à Nairobi au Kenya, par l'Union africaine en partenariat avec l'Organisation météorologique mondiale. | |||
| Les ministres africains responsables de la météorologie devraient se réunir, en avril 2010 à Nairobi, pour trouver les moyens de renforcer la collecte des informations relatives au temps, au climat et à l'eau dont ont besoin les décideurs politiques pour protéger l'environnement du continent. Selon des responsables de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), les services météorologiques et hydrologiques nationaux africains doivent être considérés comme des acteurs majeurs du développement, car ils ont un rôle important à jouer en matière d'évaluation et de surveillance des changements climatiques. Leurs alertes précoces aux phénomènes naturels dangereux sont indispensables pour assurer la prévention des catastrophes naturelles. La conférence de Nairobi portera sur le rôle des Services météorologiques et hydrologiques nationaux et sur leur contribution aux efforts des gouvernements africains pour atténuer les effets néfastes du temps et du climat. Selon les experts, le continent africain est particulièrement vulnérable aux changements climatiques. Tous les secteurs sont touchés, de l'agriculture à la santé et aux forêts en passant par l'eau et la sécurité alimentaire. Les famines sont essentiellement dues à la sécheresse. Ainsi, la grave sécheresse de 2002-2003 a provoqué une famine catastrophique en Afrique australe, et celle qui sévit actuellement au Kenya a de lourdes conséquences en matière d'élevage et de migration. Des millions d'Africains souffrent régulièrement et inexorablement de la faim et les changements climatiques accroissent la vulnérabilité de la population aux maladies et à la pauvreté. Vers un mécanisme africain de haut niveau sur le climat Pour faire face à ces défis, la Conférence ministérielle s'est donné des objectifs jugés « essentiels » : créer un mécanisme de haut niveau permettant aux ministres responsables de débattre de questions de fond et d'ordre stratégique ayant trait au climat ; sensibiliser les dirigeants, au plus haut niveau, à la contribution des services météorologiques à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement ; faciliter le dialogue entre les ministres africains responsables de la météorologie, afin d'aboutir à une identité de vues et d'action au sujet de l'atténuation des effets négatifs du temps et du climat ; recenser les stratégies possibles de renforcement des capacités en vue de relever les défis que posent les changements climatiques dans divers secteurs socio-économiques et la participation des collectivités locales aux programmes de suivi et de surveillance. Une déclaration ministérielle sur le temps et le climat ainsi qu'un plan d'action devrait y être adoptés. L'Union africaine prend également part à la mise en ouvre du projet ClimDev Afrique (le climat au service du développement) et du projet de surveillance de l'environnement dans la perspective du développement durable (AMESD). Selon le Sénégalais Alioune N'daye, directeur pour l'Afrique de l'OMM, l'Afrique doit se prendre en charge et faire front commun comme elle l'a fait lors de la conférence de Copenhague. Plusieurs rencontres internationales sont déjà programmées ou en cours d'organisation pour préparer les rendez-vous sur le climat de Bonn en juin et de Mexico en décembre 2010. Un sommet Afrique-France sur l'environnement ? Le président français Nicolas Sarkozy, qui cherche un partenariat entre l'Europe et l'Afrique sur la protection de l'environnement, envisage pour sa part une rencontre internationale entre les représentants des grands bassins forestiers de la planète (Amazonie, Congo, Indonésie et Sibérie), rencontre qui pourrait être suivie, à l'initiative de la France, d'une réunion au sommet des chefs d'Etats des pays concernés. Il a aussi laissé entendre qu'il souhaitait être invité au sommet de l'Union africaine qui doit se dérouler à Addis-Abeba en Ethiopie en février pour évoquer le sujet, et qu'il aimerait organiser au printemps un sommet Afrique-France consacré à la protection de l'environnement. De Davos à Dakar Nicolas Sarkozy devait ouvrir cette semaine le Forum mondial de Davos en Suisse dont le thème cette année est « Améliorer l'état de la planète : repenser, remodeler, reconstruire ». Il se retrouve aux côtés notamment du président coréen Lee Myung-Bak, également président du sommet du G20 en 2010; du Chinois Li Keqiang et de Stephen J. Harper, Premier ministre canadien et président du sommet du G8 en 2010; du Brésilien Luiz Lula da Silva et du Sud-Africain Jacob Zuma. La 40e édition de cette réunion annuelle étudiera également les problèmes de développement durable et de protection de l'environnement. Selon Klaus Schwab, fondateur et président du World Economic Forum, « nous devons repenser nos valeurs. Nous cohabitons dans une société marquée par la globalisation et regroupant différentes cultures. Nous devons remodeler nos processus pour mieux affronter les problèmes et les défis auxquels le monde est confronté. Et nous devons également reconstruire nos institutions. » Pour sa part, le Forum social mondial (FSM), qui cherche des alternatives au libéralisme actuel de l'économie mondiale et se soucie lui aussi de protection de l'environnement, a décidé d'organiser des activités tout au long de l'année 2010 afin de célébrer ses dix ans. Ces manifestations seront axées sur les différentes dimensions de la crise mondiale - économique, alimentaire, environnementale, politique, sociale et culturelle. L'objectif du FSM en 2010 est de recueillir des évaluations, des propositions et des expériences des mouvements et organisations sociaux pour faire face aux différentes crises. L'espace de convergence en sera le Forum Social Mondial de Dakar, en 2011, prochain événement centralisé du processus altermondialiste. | |||
| Marie Joannidis | |||
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