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02/02/2010
Election présidentielle au Togo Sept candidats et un recalé

(MFI) Kofi Yamgnane, ancien membre du gouvernement français et possédant la double nationalité, est le seul des huit candidats dont les dossiers avaient été enregistrés à avoir été recalé par la Cour constitutionnelle ce 2 février 2010.

Le 16 janvier 2010, la commission électorale nationale indépendante avait rendu publics les noms des 8 candidats dont les dossiers ont été retenus pour concourir à la présidentielle du 28 février 2010. Une femme, Brigitte Adjamagbo-Johnson, et 7 hommes, à savoir Agbéyomé Kodjo, Bassabi Kagbara, Lawson Nicolas, Kofi Yamgnane, Yaovi Agboyibor, Faure Gnassingbé et Jean-Pierre Fabre. Ce dernier est le secrétaire général du parti de Gilchrist Olympio, 74 ans, grand absent de cette élection présidentielle, pour des raisons de santé l'empêchant de quitter les Etats-Unis.

Vérification par l'Administration territoriale

Les huit dossiers enregistrés par la commission électorale indépendante avaient logiquement été envoyés au ministère de l'Administration territoriale pour les « vérifications administratives usuelles », après lesquelles la Cour constitutionnelle devait se prononcer au plus tard le 3 février 2010, la campagne électorale débutant quant à elle le 14 février.

La Cour constitutionnelle de Lomé a présenté ce mardi 2 février 2010 la liste des candidats retenus pour l'élection présidentielle du 28 février prochain. Sur les huit candidats, la Cour a recalé Kofi Yamgnane, ancien membre du gouvernement français, possédant la double nationalité, qui affirme avoir été éliminé « sous des préceptes juridiques qui n'en sont pas ».

Kofi Yamgnane est le dernier arrivé sur la scène politique togolaise, le dernier arrivé et le premier à être exclu de la course à la présidentielle. Ils sont désormais sept sur huit, dont la Cour constitutionnelle a considéré les dossiers de candidature conformes à la Constitution et au Code électoral. Sept seuls autorisés à être candidats à l'élection présidentielle du 28 février prochain. Quant au huitième, Kofi Yamgnane, la Cour relève plusieurs irrégularités sur ses certificats de naissance et de nationalité, de résidence effective pendant douze mois. La Cour a aussi fait remarquer que les signatures appuyant sa candidature n'étaient pas toutes réglementaires.

Deux certificats de naissance

La Cour a ainsi estimé que Kofi Yamgnane a deux certificats de naissance, l'un portant 11 octobre 1945 comme date de naissance, ce qu'il utilise en France. Et l'autre portant 31 décembre 1945 comme date de naissance qui lui sert quand il est au Togo. « Il en résulte, conclut la Cour constitutionnelle, que la date de naissance de l'intéressé varie selon qu'il se trouve en France ou au Togo », et que cette situation « est de nature à semer la confusion sur l'identité de la personne et par voie de conséquence à fragiliser la sécurité juridique et judiciaire inhérente à la magistrature suprême ».

Réagissant mardi 2 janvier sur RFI à cette décision, Kofi Yamgnane a affirmé que la « Cour constitutionnelle a pris une décision sur forme. Il fallait m'éliminer. Habituellement ici on tire. On a bien tiré sur Monsieur Olympio qui est menacé. Aujourd'hui on ne peut pas me tirer dessus, donc on m'élimine sous de préceptes juridiques qui n'en sont pas ».

MFI/RFI

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