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MFI HEBDO: Santé Liste des articles

03/03/2006
Chronique Santé

Artémisinine : du paludisme au cancer

(MFI) L’artémisinine, un anti-paludique extrait d’une plante chinoise, pourrait se révéler aussi un traitement préventif du cancer du sein. Des chercheurs de l’université de Washington à Seattle (Etats-Unis) l’ont testé sur des rats auxquels ils avaient administré une substance qui induit des tumeurs du sein.
Les rats qui n’avaient pas reçu d’artémisinine ont été 96 % à développer des tumeurs alors que les autres n’ont été que 57 %. De plus, les tumeurs des rats traités étaient plus petites et moins nombreuses. Selon les chercheurs, l’artémisinine prend pour cible le fer des cellules qui est stocké en excès dans le paludisme comme dans le cancer. La réaction chimique produite par le médicament induit des radicaux libres qui détruisent les cellules infectées. Les chercheurs vont poursuivre leurs travaux pour vérifier si l’artémisinine agit autant sur d’autres tumeurs cancéreuses…toujours chez le rat.

Impuissance : au-delà du sexe

(MFI) Selon une étude américaine, au-delà du trouble sexuel qu’elle révèle, l’impuissance masculine est aussi un signal d’alerte cardiovasculaire. L’étude portant sur plus de 8 000 hommes âgés de 55 ans et plus, montre que ceux qui ont un dysfonctionnement érectile sont plus susceptibles que les autres de souffrir de douleurs thoraciques, d’une crise cardiaque ou d’un infarctus dans les 7 ans à venir.
Les hommes soignés pour impuissance devraient donc également se faire tester pour le cœur, estime l’un des auteurs de l’étude, le Dr Ian Thompson (université du Texas). Cela, parce que les facteurs aggravants sont les mêmes pour les problèmes d’érection et les risques cardiaques : obésité, tabac, diabète, hypertension et sédentarité.

Fatigue chronique inscrite dans le sang

(MFI) Des chercheurs américains et italiens viennent d’identifier cinq protéines qui seraient exclusivement présentes dans le sang de personnes atteintes du syndrome de fatigue chronique. Encore mal expliqué, ce syndrome existe pourtant et la découverte de ces protéines spécifiques offre enfin une première piste vers un éventuel traitement.
Il faudra encore d’autres recherches avant de savoir avec certitude si ces cinq protéines sont directement en cause dans l’apparition du syndrome de fatigue chronique… dont il resterait à trouver les causes premières. Mais à l’avenir, soulignent les chercheurs, ces protéines pourraient être considérées comme des marqueurs biologiques et s’avérer utiles au diagnostic.

Tuberculose : traitement raccourci

(MFI) Le partenariat international « Halte à la Tuberculose » dirige des essais pour parvenir à proposer un traitement anti-tuberculeux de 4 mois au lieu de 6 actuellement. Les premiers résultats des essais en cours de phase II sont concluants. Si tout se poursuit comme prévu, le traitement sera disponible au plus tard fin 2009.
Le nouveau protocole repose toujours sur une association de médicaments. Mais on lui a ajouté de la gatifloxacine, une molécule plus active que celles utilisées actuellement dans le Dots recommandé par l’OMS. Le produit en cours d’élaboration montre un grand potentiel, affirme le Dr Mario Raviglione, directeur du partenariat « Halte à la Tuberculose ».

La harpe calme le cœur

(MFI) Le Dr Abraham Kocheril (Centre cardiaque Carle d’Urbana, Illinois, Etats-Unis) affirme avoir vérifié les effets bénéfiques de la harpe sur le rythme cardiaque. Les vibrations émises par la harpe agiraient sur le contrôle du rythme cardiaque. On pourrait ainsi, pense le cardiologue, écouter la musique cinq fois par semaine pour garder un cœur en bonne santé.
Certaines unités de soins intensifs américains notamment, utilisent déjà la musique de la harpe pour aider à normaliser le cœur des nouveau-nés malades, réduire l’anxiété après une intervention chirurgicale et aider les mères pendant l’accouchement. Selon des spécialistes, les effets de la harpe sur le cœur pourraient s’expliquer par le principe d’entraînement qui décrit l’influence d’un système d’oscillation sur un autre.

Risque cardiaque : surveiller le tour de taille et de hanche

(MFI) Une enquête internationale montre que la mesure du tour de taille et de hanches permet de mieux prédire un risque cardiaque que l’indice de masse corporelle (IMC). L’étude INTERHEART a été menée auprès de 27 000 personnes en Europe, Asie, Afrique et dans les Amériques, parmi lesquelles 12 461 avaient eu une crise cardiaque.
Par exemple, pour un tour de taille de 75 cm et un tour de hanches de 90 cm, on obtient un score de 83 % ce qui et favorable. En moyenne, le rapport taille/hanches est de 90 %. Au-delà, les personnes concernées sont davantage susceptibles de souffrir d’une crise cardiaque. Cette mesure serait 3 fois plus efficace pour prédire un risque cardiaque que la mesure de l’IMC (qui établit le rapport poids/hauteur).

Claire Viognier


Encadré : Vrai ou Faux ?
Contre les caries, le chewing-gum est efficace…


(MFI) Vrai. A la condition évidemment de choisir un chewing-gum sans sucre. Ainsi, la gomme à mâcher stimule la sécrétion de salive qui est un anti-carie naturel. Elle constitue en effet un barrage contre les sécrétions acides qui suivent toute prise de nourriture.
La mastication d’une gomme sans sucre peut multiplier par trois la production salivaire. Et cette salive «stimulée» contient davantage de minéraux : du calcium et du fluor notamment. Elle contribue de cette façon à un reminéralisation de l’émail et donc lutte contre les caries.
Le chewing-gum ne remplace pas toutefois un vrai brossage. Mais surtout après le repas de midi où il n’est pas toujours possible de se brosser les dents, mieux vaut mâcher une gomme que ne rien faire du tout.

C. V.




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