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MFI HEBDO: Santé Liste des articles

04/08/2006
Chronique Santé

Excès de poids, plus de cancers

(MFI) Aux Etats-Unis, une écrasante majorité de la population (92 %) ignore encore qu’il existe un lien entre surpoids et cancer : c’est ce que révèle un sondage réalisé pour le compte de l’American Cancer Society. Les responsables de santé publique en concluent qu’il est indispensable de diffuser beaucoup plus d’information sur ce point. L’épidémiologiste Marji McCullough rappelle que l’obésité ou l’excès de poids peuvent favoriser, entre autres, les cancers suivants : côlon et rectum, endomètre, rein, pancréas, œsophage, sein, ainsi que le cancer aigu de la prostate et certains lymphomes. Le pire, c’est que la plupart des obèses se trouvent seulement « en surpoids », et que les personnes en surpoids pensent à leur tour que l’excès de graisse est normal. Mais comment maigrir, alors que pour une bonne part des sondés, des aliments comme le chocolat, les pizzas, les gâteaux et les hamburgers sont qualifiés d’« irrésistibles » ? Facteur aggravant : les adeptes de la « malbouffe » sont carencés en micronutriments protecteurs (contenus dans les légumes et les fruits frais).

Grains entiers, bonnes gencives

(MFI) La périodontite, inflammation grave des gencives attaquant aussi le col des dents et pouvant mener à leur perte, est de plus en plus répandue. Elle pourrait être prévenue en partie grâce à la consommation de céréales complètes. Des chercheurs canadiens de l’université McMaster, en Ontario, ont suivi l’alimentation et l’état de santé de 34 000 hommes pendant 14 ans : les grands consommateurs de grains complets présentaient 23 % moins de risque. Des études précédentes avaient déjà indiqué que le diabète et un taux de glucose sanguin élevé augmentent les risques et la gravité des périodontites ; or les personnes qui en souffrent sont, ou ont été, des consommatrices de pain blanc et de céréales raffinées. Autres sujets à risque de gingivite ou de périodontite : malades en immunodéficience, personnes âgées, femmes prenant la pilule, fumeurs, adolescents ou femmes enceintes, bref toutes les personnes carencées en vitamines et micronutriments. On sait aussi que les vitamines C et B3 sont protectrices des gencives, or les grains entiers sont riches en cette dernière. Dans son livre Sauvez votre corps !, le Dr Catherine Kousmine raconte que, ses dents étant devenues « branlantes », elle s’est guérie en consommant pendant deux mois une modeste quantité journalière de sarrasin complet fraîchement moulu.

Dégénérescence maculaire liée à… la nutrition

(MFI) On la nomme DMLA, pour « dégénérescence maculaire liée à l’âge », car cette terrible affection, qui prive à jamais de la vision centrale, est la première cause de cécité chez les plus de 60 ans dans les sociétés modernes. Pourtant, de plus en plus d’études montrent qu’elle est fortement liée au mode de vie et au contenu de l’assiette. Les trois dernières vont encore dans ce sens. Publiée dans l’American Journal of Clinical Nutrition, la première montre que ceux qui mangent beaucoup d’aliments à index glycémique élevé (sucre, viennoiseries, frites, pain blanc, riz blanc…), tout en délaissant fruits, légumes et légumes secs, ont deux fois plus de risque d’en souffrir. La deuxième, effectuée sur des jumeaux nord-américains et parue dans Archives of Ophtalmology, indique que les fumeurs présentent un risque accru de 1,9 fois. La troisième, parue dans le même journal et réalisée en Australie, permet de penser qu’une consommation régulière d’oméga 3 (huiles contenues dans les poissons gras, le lin, les noix, le soja, etc.) est fortement protectrice : un plat de poisson au moins une fois par semaine diminue le risque de 40 %. Même en cas de DMLA débutante, il serait « raisonnable », concluent les chercheurs, d’inclure dans ses menus plus d’aliments contenant des oméga 3.

Pour contrer les calculs rénaux

(MFI) Des scientifiques redécouvrent peu à peu les bonnes vieilles recettes… Lors du congrès annuel de l’Association américaine d’urologie, deux compte-rendus ont mis en avant les vertus de la limonade pour lutter contre les douloureux calculs rénaux. « Nous avons constaté que la thérapie citronnée fait grimper le taux de citrates dans les urines, et augmente aussi la diurèse », a expliqué le Dr Kristina Penniston. On sait que les citrates agissent comme inhibiteurs de la cristallisation des sels dans les voies urinaires, et que des sels en excès sont à leur tour favorisés par l’alimentation (excès de viandes, aliments acides, sucre, sel, café, chocolat, alcool en même temps que carence en eau pure, légumes et fruits). La quantité préconisée est de 120 millilitres de jus de citron dans 2 litres d’eau, un minimum à boire dans la journée, hors repas, pour les sujets à risque. « Le problème, souligne un scientifique américain, c’est que lorsqu’on dit « limonade », certains croient qu’ils s’agit des boissons sucrées que l’on trouve dans les commerces. Non ! Il s’agit bien de jus de citron naturel, non sucré, mélangé à de l’eau pure. »

Henriette Sarraseca


UN MEDECIN DONNE L’ALERTE
Dr Patrick Bauplé : attention aux statines !


(MFI) Cela fait un quart de siècle qu’on prescrit « à tour de bras » des médicaments de la famille des statines aux patients jugés à risque d’incidents cardio-vasculaires, mais aussi simplement pour faire baisser le cholestérol – alors que dans ce cas l’important est de faire un régime, voire de prendre certaines infusions de plantes. Dans le dernier numéro du journal Pratiques de santé, le Dr Patrick Bauplé prévient que « le scandale des statines est sur le point d’exploser ». « Les laboratoires, écrit-il, engagent les médecins à les prescrire en quantité en occultant totalement le fait que cette classe de médicaments peut avoir des effets secondaires redoutables, qui se traduisent par une destruction musculaire progressive ». Car les statines, qui inhibent la production du cholestérol dans le foie, empêchent aussi la synthèse du coenzyme Q10, indispensable au renouvellement des fibres musculaires. Même chez les patients qui ont déjà fait un accident cardiaque, il a été montré (étude des Prs Renaud et de Lorgeril en France, étude GISSI en Italie portant sur 11 000 patients) qu’un régime adapté et une supplémentation en oméga 3 était bien plus efficace que les redoutables statines.

H. S.

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