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MFI HEBDO: Santé Liste des articles

18/08/2006
Chronique Santé

Alzheimer et maladies cardiaques : même combat !

(MFI) Une nouvelle étude vient de le montrer : un mode de vie sain est essentiel pour prévenir la maladie d’Alzheimer ainsi que toutes les démences séniles. Des chercheurs de l’Institut Karolinska en Suède ont étudié les signes précurseurs présentés par 1 409 personnes à la cinquantaine, et vingt ans après. Parmi les principaux facteurs de risque on trouve l’hypertension, des taux élevés de cholestérol, le surpoids, le manque d’exercice physique. C’est-à-dire les mêmes facteurs, alimentaires et d’hygiène de vie, qui conduisent aux maladies cardiovasculaires. Une autre équipe, en Australie celle-là, recherche une molécule qui pourrait, en plus de diminuer les plaques amyloïdes cérébrales caractéristiques de cette maladie, bloquer l’interaction entre cette protéine et certains métaux toxiques. Les scientifiques savent, en effet, que les métaux provenant de pollutions diverses entraînent l’accumulation de ces plaques dont l’effet est de perturber les neurotransmetteurs et de comprimer les petits vaisseaux sanguins. Aujourd’hui dans le monde, 12 millions de personnes souffrent d’Alzheimer, une maladie en très forte augmentation. Aux Etats-Unis, on a chiffré à 174 000 dollars le coût de la prise en charge d’un seul malade entre le diagnostic et sa mort. Des milliers de chercheurs et les principaux laboratoires sont sur la piste de médicaments pour une maladie dégénérative qu’il est essentiel et urgent, désormais, de prévenir.

Bébés circoncis sous anesthésie

(MFI) La circoncision est l’opération chirurgicale la plus fréquente aux Etats-Unis, puisque 1 million de nouveau-nés la subissent chaque année dans les hôpitaux. Une étude montre que, au cours des huit dernières années, de plus en plus de médecins la réalisent sous anesthésie : cette technique est enseignée dans 97 % des services de pédiatrie, contre 71 % seulement en 1998. « Il fut un temps où les médecins croyaient que les bébés et les très jeunes enfants ne ressentaient pas vraiment la douleur, et qu’ils pouvaient vite l’oublier, a rappelé le Dr Daniel Yawman, le principal auteur de l’étude. Mais des recherches plus récentes ont démontré qu’à cet égard il n’y a pas de différence entre bébés et adultes. » Aux Etats-Unis, on explore donc les diverses méthodes, y compris naturelles, permettant de réduire la douleur. Parmi elles, l’allaitement maternel au moment de l’acte médical paraît être une des meilleures. Mais… attention aux morsures !

L’explosion mondiale du cancer

(MFI) L’OMS et l’Union internationale contre le cancer viennent de publier deux nouveaux atlas montrant la progression mondiale de cette maladie. Les derniers chiffres retenus, qui correspondent à l’année 2002, sont de 10,9 millions de nouveaux cas de cancer par an dans le monde, et de 6,7 millions de morts, chaque année aussi. Et les courbes sont toujours à la hausse… Le cancer du poumon demeure le plus fréquent (965 000 nouveaux cas chez les hommes, 387 000 chez les femmes), devant ceux du sein (1,15 million de cas), du côlon (1 million), de l’estomac (930 000) et de la prostate (679 000). Les facteurs de risque passés en revue (tabac, alcool, certains virus ou bactéries, alimentation erronée, exposition à des substances cancérogènes…) sont désormais assez bien connus et pour une bonne part évitables. Encore une maladie pour laquelle la prévention est essentielle (voir, outre le site de l’OMS, un très bon site canadien francophone, www.passeportsanté.net, ainsi que les sites de deux cancérologues, les Professeurs Dominique Belpomme (www.artac.info ) ou Henri Joyeux (www.professeur-joyeux.com).

Crises d’asthme à la Réunion

(MFI) Ces trente dernières années, la prévalence de l’asthme et des allergies a considérablement augmenté dans les pays industrialisés. En France, la prévalence de l’asthme (crise d’asthme et/ou traitement au cours des 12 derniers mois) est estimée à 5,8 %, ce qui représente près de 3,5 millions de personnes, nous apprend le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH). Les études conduites à la Réunion indiquent que l’île est particulièrement touchée : 19 % des adolescents de 13-14 ans en seraient atteints, tandis que la mortalité due à l’asthme y est 3 à 5 fois plus élevée qu’en France. Les facteurs déclenchant les crises et les facteurs de risque spécifiques sont mal connus, indique le bulletin, l’information et la prise en charge insuffisantes.
Parmi les causes de ces crises, on compte des allergènes aériens (poussières, acariens, etc.), la fumée du tabac (le tabagisme de la mère durant la grossesse augmente le risque pour le bébé), des polluants atmosphériques, certains médicaments (aspirine et autres médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens), sans oublier l’obésité, les variations rapides de température, le stress et les émotions fortes, ou le reflux gastro-oesophagien. Au Canada, des écoles d’éducation à l’asthme préconisent une prise en charge globale et efficace.

Ça pique, ça gratte : 10 causes principales

(MFI) Si vous avez facilement, ou depuis peu, la peau qui rougit, brûle ou pique aux avant-bras ou dans la zone du cou, il faut penser – avant de prendre des médicaments anti-allergiques ou anti-inflammatoires – aux causes possibles de la réaction épidermique. Les médecins de la clinique Mayo aux Etats-Unis, ont établi le « top ten » des causes possibles, qui sont souvent liées à des métaux, des produits de beauté ou d’entretien de la maison :

· Le nickel (dans des fermetures de bijoux fantaisie, des boutons, sans oublier les agrafes des soutien-gorge) ; l’or des bijoux.
· Le baume du Pérou (dans certains produits de soin de la peau).
· Le formaldéhyde, produit chimique contenu dans du papier, des peintures, des matériaux de construction, des produits de nettoyage et… certains médicaments.
· Un composé chloré du cobalt (dans certains produits médicaux, teintures, produits qui empêchent la transpiration).
· Le Quaternium-15, conservateur utilisé dans des produits de beauté, des peintures ou des cires.
· Les parfums de synthèse.
· Deux antibiotiques : Neomycine et Bacitracine.
· Le Thimerosal, contenu dans certains vaccins.

Du curcuma à toutes les sauces et salades

(MFI) Au fil des nombreuses recherches, les bienfaits pour la santé du curcuma ne cessent de se confirmer. Des scientifiques japonais viennent de comparer les propriétés anti-inflammatoires de six variétés de racines de curcuma et leurs effets sur l’arthrite. Résultat : le curcuma de l’espèce phaeocaulis est ici le plus efficace, grâce à un principe actif autre que la déjà bien connue curcumine. Mais, au total, le curcuma est maintenant répertorié parmi les meilleurs anti-inflammatoires naturels, avec des effets bénéfiques sur la muqueuse digestive (ulcères gastroduodénaux), des propriétés anti-thrombose, hypocholestérolémiantes, ou pour le soulagement des douleurs post-opératoires. Des dizaines d’études ont décelé dans la curcumine des activités anticancéreuses (côlon, estomac, bouche, peau, sein, prostate, leucémie). Allié à l’oignon, il diminue les polypes intestinaux. Certains composés de cette racine cousine du gingembre, très riche en antioxydants, pourraient également être bénéfiques en cas d’Alzheimer : des études cliniques sont en cours. On peut agrémenter ses crudités de curcuma cru. Si on le consomme en poudre, des chercheurs ou médecins en recommandent une cuillerée à thé par jour, additionnée d’un peu de poivre, pour en augmenter le taux d’utilisation par l’organisme.

Henriette Sarraseca

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