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MFI HEBDO: Santé Liste des articles

17/01/2007
Chronique Santé

Aromates contre Alzheimer

(MFI) Existe-t-il des plantes capables d’améliorer la situation des malades souffrant d’Alzheimer ? Des médecins de l’hôpital universitaire de Brasilia ont effectué une vaste recherche sur des bases de données scientifiques. Résultat de leur enquête : deux formules chinoises (des mélanges de sept et huit plantes nommés Yi-Gan San et Ba Wei Di Huang Wan) ainsi que deux plantes aromatiques ont prouvé leur efficacité. Les deux plantes sont la sauge (Salvia officinalis) et la mélisse (Melissa officinalis).
Ces deux plantes ont été testées séparément, sur 30 patients souffrant de déclin cognitif et de démence légère à modérée, durant 4 mois. Toutes deux ralentissent le déclin cognitif, avec en plus une action sédative pour la mélisse. In vitro, les chercheurs avaient déjà constaté leur puissant effet antioxydant, ainsi que leur affinité avec les récepteurs nicotiniques et muscariniques du cerveau, lesquels modulent les transmissions entre les neurones via l’acétylcholine (un neurotransmetteur déficitaire en cas d’Alzheimer). Par ailleurs, la recherche scientifique a déjà reconnu une certaine action au Ginkgo biloba, et une étude officielle nord-américaine est en cours pour évaluer l’Huperzine A, dérivée de la plante chinoise Huperzia serrata. Les médecins concluent : « L’action de ces plantes sur l’Alzheimer devrait maintenant être comparée à celle des médicaments actuels. » Des médicaments à l’efficacité très limitée.


Les Nord-Américains se perdent dans le virtuel

(MFI) Dix heures chaque jour ! C’est le temps consacré par les Nord-Américains à regarder la télé, surfer sur internet, lire des livres, des journaux et des magazines, écouter de la musique et s’adonner à des jeux vidéos. Toutes activités pour la plupart d’évasion, qui éloignent chacun de la réalité de sa vie, ici et maintenant. Ainsi que de l’exercice physique, nécessaire à une bonne santé… La télé accapare près de la moitié de ce temps quotidien, soit quatre heures et demie. Et, pour la première fois en 2007, le temps passé à surfer sur le net excèdera celui de la lecture de la presse.
Pas étonnant que, selon les mêmes statistiques reflétant le mode de vie d’un peuple de plus en plus sédentaire, deux tiers de la population soit en surpoids, et un tiers obèse. Conséquence – entre autres – le diabète continue sa progression parmi les 18-44 ans ; 11 % des adultes âgés de 40 à 59 ans, et 23 % des plus de 60 ans sont diabétiques.


Grippe ou palu ? Une puce pour le savoir

(MFI) Un patient consulte pour un syndrome de type grippal : fièvre, frissons, douleurs musculaires, gorge enflammée… Le problème, c’est que des dizaines de maladies peuvent provoquer ces mêmes symptômes. Un nouvel outil diagnostique baptisé GreeneChip, mis au point à l’université de Columbia (New York), permettra au médecin de savoir très vite si l’infection est liée à des virus, des bactéries, des champignons ou des parasites ; et si le patient est atteint de paludisme, de grippe, de fièvre hémorragique, de tuberculose ou d’une infection bactérienne.
Le GreeneChip contient, sur la surface réduite d’une puce en verre, des échantillons d’ADN ou d’ARN de 30 000 virus, bactéries, levures et parasites. Il suffira d’introduire dans cette puce un échantillon de prélèvement liquidien ou tissulaire du patient, pour que l’ADN ou l’ARN des microbes soit presque immédiatement identifié, et cela avec la même précision que lors de leur mise en culture. Pour l’heure, cependant, le GreeneChip n’en est qu’au stade du prototype, et il faudra encore des années avant qu’il ne soit commercialisé. En attendant, il faudra utiliser les anciennes méthodes, et vite renforcer les défenses immunitaires du malade.


Artériosclérose : pourquoi des plaques se détachent

(MFI) Lorsque les parois artérielles sont attaquées ici et là par l’oxydation – due à une alimentation et une hygiène de vie inadaptées – il se produit une réaction inflammatoire d’abord défensive, suivie souvent du dépôt de cholestérol sur ces parois fragilisées. Plus ou moins rapidement, des amas, des plaques se forment sur les lieux. En termes médicaux, on est atteint d’athérosclérose ou d’artériosclérose. Il peut alors y avoir danger car des fragments de ces plaques peuvent ensuite se détacher et boucher une artère. Conséquences fréquentes : l’accident vasculaire cérébral (AVC) ou l’infarctus du myocarde.
Des chercheurs de l’université de Columbia ont compris pourquoi les plaques se brisent, libérant les dangereux fragments. Ils ont constaté qu’un grand nombre de macrophages morts, constituant des sortes de « cimetières », s’accumulent sous les plaques au point de provoquer leur rupture. Les macrophages sont des cellules de notre système immunitaire spécialisées dans le nettoyage des sites dégradés. Les chercheurs se demandent maintenant quelle serait la bonne stratégie pour prévenir les AVC et les infarctus : il paraît en tout cas évident que prescrire des médicaments, ou même des molécules naturelles, visant seulement à faire baisser le cholestérol LDL (le « mauvais ») et à augmenter le cholestérol HDL (le « bon ») n’est pas suffisant.


Il faut filtrer l’eau de boisson !

(MFI) L’eau courante des villes est le plus souvent débarrassée des bactéries et autres microbes par les traitements, mais elle contient des produits chimiques qui peuvent être à la longue dangereux pour la santé, à commencer par le chlore, l’aluminium, etc. Afin de diminuer la teneur en deux sous-produits dérivés du chlore, suspectés d’augmenter les risques de cancers du foie, de la vésicule et du rein, des chercheurs canadiens de l’université de Laval ont testé trois méthodes : pour le premier des sous-produits (les trihalométhanes), conserver l’eau dans un frigo pendant 48 heures réduit les risques de 30 % ; la faire bouillir les réduit de 87 % ; et utiliser un filtre au charbon activé permet de les réduire de 92 %. Concernant le second sous-produit nocif (l’acide haloacétique), seul le filtre a prouvé une action protectrice, permettant de réduite les risques de 66 %.
Il est possible aussi de se protéger de l’arsenic, dont la concentration est trop élevée dans l’eau de nombreux pays, que ce soit naturellement comme au Bangladesh, ou suite à des pollutions (mines, centrales électriques). L’Institut Unesco-IHE, qui travaille sur l’eau à Delft (Pays-bas) a mis au point un filtre anti-arsenic susceptible d’être utilisé très largement dans les pays pauvres du fait de son faible coût. Il emploie du sable naturel enrobé d’oxyde de fer, lequel absorbe l’arsenic contenu dans l’eau. Le filtre existe en version industrielle et en version familiale : celle-ci peut éliminer l’arsenic de 100 litres d’eau par jour.

Henriette Sarraseca

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