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| 17/01/2007 | |||
| Les secrets des jeunes vieillards d’Okinawa | |||
| (MFI) Okinawa est un archipel de 161 îles tropicales du sud du Japon qui abrite le taux de centenaires le plus élevé au monde. Cela mériterait à peine qu’on s’y arrête si ces ancêtres n’étaient pas, à 97 %, en très bonne santé ! Leurs secrets, millénaires, rejoignent les plus récentes constatations de la science. | |||
| Comme le Dr Guéniot, médecin centenaire et auteur du livre Pour vivre cent ans, ils pourraient dire : « L’homme ne meurt pas, il se tue. » L’explication de la longévité de ces petits Japonais (beaucoup mesurent autour de 1,50 m) serait-elle du côté de la génétique ? Pas du tout… « Les natifs d’Okinawa émigrés au Brésil et qui n’ont pas gardé leurs habitudes alimentaires vivent 17 ans de moins. Et la jeune génération d’Okinawa, contaminée par les produits importés pour les Américains des bases militaires et pour les touristes, est en train de connaître les affres de l’obésité et de ses conséquences. Leur espérance de vie à la naissance a déjà terriblement chuté. » Le Dr Jean-Paul Curtay, médecin nutritionniste, rapporte les conclusions impressionnantes de l’observation scientifique de ces centenaires, qui se poursuit depuis 30 ans : une totale absence de surpoids et de diabète ; une fréquence des accidents cardiovasculaires et des cancers hormono-dépendants réduite de 80 % par rapport à celle des pays occidentaux ; des risques d’ostéoporose et de démence très inférieurs : 6,7 % de démence chez les plus âgés alors que le taux se situe entre 40 et 77 % dans les pays occidentaux. Parmi ces ancêtres, seulement 3 % finissent grabataires tandis que 30 % continuent à jardiner et sont tout à fait autonomes. Le nombre d’années affectées par la maladie apparaît très faible : 2,5 ans sur toute une vie, contre 7,5 aux Etats-Unis. Aimer la vie, et créer Le Dr Curtay nous explique les (bonnes) causes de ces performances, qui pourraient être à la portée de la plupart des humains, à commencer par une alimentation sobre, peu calorique, très riche en micronutriments. Mais pas seulement : à Okinawa, on considère « qu’il est aussi essentiel de bien respirer, de bouger, de ne pas se stresser pour rien, de cultiver une perception positive du monde et de la vie, de disposer de puissants outils d’auto-traitement, de s’appuyer sur des réseaux de soutien social solides, de rire et de créer ». L’auteur propose un « Programme Okinawa » devant permettre d’éviter surpoids et usure oxydative (c’est-à-dire une usure précoce des cellules), car « le stress oxydant est bien la cause majeure de l’altération des tissus qui engendre vieillissement et maladies dites dégénératives ». Comme dans ces îles lointaines, une nutrition saine doit être à près de 80 % végétale, le reste étant fourni surtout par des poissons, avec très peu de viande et presque pas de produits laitiers. Une alimentation-plaisir, grâce à la qualité, la présentation soignée et la variété : « Une immense variété d’aliments – plus de 206 recensés – très riches en nutriments protecteurs : vitamines, minéraux, antioxydants, phyto-oestrogènes, acides gras oméga 3… » Une clé importante, si on veut vivre longtemps et en forme : ne pas sortir de table gavé, repu, mais « assez léger pour s’investir dans n’importe quelle activité ». On évite ainsi que l’énergie soit perdue en digestions incessantes. Autre trait de ces centenaires, une certaine imperméabilité au stress grâce à un caractère à la fois fort et souple, indépendant mais adaptable, actif mais détendu, curieux et souvent joyeux. « Tout ce qui n’est pas gaspillé dans le stress est canalisable vers de la vitalité. » Insensibles aux influences néfastes, ils sont proches de la nature (connectés au « grand Tout ») et déterminés à suivre ce qui est bon pour eux. L’anxiété et la dépression leur sont pratiquement inconnues. « La plupart d’entre eux n’imagineraient pas une journée sans des moments privilégiés, consacrés au recentrement sur soi, ses désirs et valeurs les plus profondes, à la recharge de ses énergies intérieures. » Le programme global (et pas seulement nutritionnel) proposé par le Dr Curtay découle de toutes ces constatations. A chacun de recréer pour soi-même et ses enfants un tel mode de vie sain : de plus en plus de médecins nous y convient. Dr Jean-Paul Curtay : Un programme global pour mieux vivre. Ed. Anne Carrière, 450 pages. www.jeanpaul.curtay.typepad.com/okinawa | |||
| Henriette Sarraseca | |||
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