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| 17/07/2007 | |||
| La santé, c’est la prévention Cholestérol : les clés pour augmenter le « bon » | |||
| (MFI) Faut-il avoir peur du cholestérol ? Non, puisque cette substance est absolument indispensable à chacune de nos cellules ! Y a-t-il un « bon » et un « mauvais » cholestérol, ainsi qu’on les désigne par facilité ? Non plus. L’important, c’est le taux de l’un et de l’autre. Explications. | |||
| Commençons par le début. Le cholestérol provient pour un tiers de notre alimentation, et pour deux tiers du foie (qui en fabrique) et de l’intestin (qui le réabsorbe), car nous en avons absolument besoin. En effet, le cholestérol participe à au moins quatre fonctions essentielles : il entre dans la composition de la bile, nécessaire à l’assimilation des lipides et des vitamines A, D, E, K ; il contribue à la synthèse de la vitamine D, indispensable à un bon squelette ; il participe à la construction des membranes de toutes nos cellules (or, nous en avons dix mille milliards, en renouvellement constant !), et notamment à celles du système nerveux et du cerveau ; il entre enfin dans la fabrication des hormones stéroïdiennes (cortisol, testostérone, oestrogènes, progestérone…). Les deux cholestérols sont indispensables On a pris l’habitude de qualifier de « mauvais » le cholestérol LDL, et de « bon » le HDL. En réalité, tous deux sont indispensables, mais à condition que leurs taux respectifs soient équilibrés. On pourrait appeler « livreur » le LDL puisque, associé à une protéine, il voyage dans le sang pour amener l’indispensable substance jusqu’aux cellules ; et « éboueur » le HDL puisqu’il ramène vers le foie l’excédent de cette même substance – si elle est déjà suffisante ; ou bien si la paroi cellulaire n’est pas assez perméable ; ou si la substance commence à stagner devant les cellules. Dépôts graisseux et plaques d’athérome Si nous n’avons pas assez de HDL, des dépôts se forment, s’agrègent à d’autres substances graisseuses et à des minéraux par exemple, et forment des plaques d’athérome ; à la faveur de minuscules lésions sur les parois artérielles, ces plaques s’y fixent, en réduisent le calibre (ce qui contribue à l’hypertension) et provoquent une inflammation et une « rigidification » que l’on nomme alors artériosclérose. Avant ce stade, il faut donc que les « nettoyeurs » soient en nombre suffisant ; à l’analyse sanguine, on considère qu’un taux de HDL inférieur à 0,35 grammes par litre est un facteur de risque élevé de maladie cardiovasculaire, et cela même si le taux total de cholestérol est normal. Et aussi qu’un taux de HDL supérieur à 0,60 g/l minimise ce risque, même si le taux total est légèrement élevé. L’origine du déséquilibre Quelles sont les causes du déséquilibre ? D’abord, une alimentation trop riche, surtout en graisses dites « saturées » ou « trans », c’est-à-dire solides à température ambiante : viandes, charcuteries, produits laitiers, beurre et margarines, huile ou lait de coco, pâtisseries ; excès, aussi, d’huiles ayant été trop chauffées, soit lors de la fabrication (c’est le cas si elles ne portent pas la mention « première pression à froid »), soit lors de la préparation des aliments ; le déséquilibre se produit également parce que, en même temps, notre menu quotidien manque de graisses insaturées, en général semi-fluides ou fluides à température ambiante : huiles d’olive, de colza, de noix, de cameline, de lin, de carthame, ainsi que des poissons gras (maquereau, sardine, anchois, hareng, saumon, thon…), riches en oméga-3. A savoir : certains végétaux comme le pourpier, des escargots ou des animaux élevés en plein air contiennent aussi des oméga-3. Nous mangeons aussi trop de farines blanches, de sucre, éventuellement de chocolat, riche en cholestérol. Autre facteur moins connu : le stress. Alors… que faire ? Diminuer les graisses solides et cuites, et augmenter les graisses fluides. Manger beaucoup plus de légumes de toutes sortes, crus ou peu cuits, des légumes secs (haricots, lentilles, fèves, soja…), et quelques fruits : les fibres, dans l’intestin, entraînent le cholestérol en excès (et protègent du cancer du colon). Ajouter des aromates comme l’ail, l’oignon, le gingembre, le curcuma, le coriandre frais, etc. qui contribuent à fluidifier le sang et limitent l’oxydation des graisses. Veiller au bon fonctionnement d’un organe-clé dans cette histoire : le foie. Diminuer donc les aliments qui le fatiguent : alcool, café, sucre et farineux en excès (causes d’une nouvelle maladie qui gagne du terrain : la « stéato-hépatite non alcoolique » ou Nash en anglais), et faire des cures de plantes qui soutiennent cet organe comme le Desmodium ascendens, une légumineuse africaine bien connue pour soigner les hépatites. | |||
| Henriette Sarraseca | |||
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