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| 31/03/2006 | |||
| Chronique Sciences Pourquoi l’or est-il inoxydable ? | |||
| (MFI) Ni le temps qui passe ni les agressions atmosphériques ne lui volent sa beauté. Il traverse les âges sans prendre une ride ! Qu’est ce qui fait de l’or un métal précieux que rien n’altère ?... Son insensibilité ! | |||
| L’or ne connaît pas l’oxydation, cette réaction chimique qui se produit naturellement quand un élément réagit à la présence d’oxygène. Ainsi, la rouille qui apparaît sur le fer se forme par la combinaison spontanée de molécules d’oxygène avec des atomes du fer. C’est en mettant en commun leurs électrons qu’ils forment l’oxyde de fer, autrement dit la rouille. Le fer s’est oxydé en perdant des électrons tandis que dans le même temps l’oxygène en a gagné. On dit que l’oxygène a été réduit. Métamorphose plus ou moins lente, mais inéluctable… Nombreuses sont les réactions de ce type, appelées réactions d’oxydoréduction. Les transferts d’électrons qui s’opèrent entre le cuivre et le zinc, par exemple, vont produire de l’électricité et deviennent exploitables pour alimenter nos piles électriques. L’or ne connaît pas l’instabilité Contrairement au zinc, au cuivre et au fer qui vont se modifier et s’altérer, l’or reste parfaitement stable dans l’air, dans l’eau et dans la presque totalité des acides. Il ne recule que devant un mélange baptisé « eau régale », mélange d’acides chlorhydrique et nitrique au pouvoir hautement corrosif. Dans tous les autres cas de figure, il demeure incorruptible. Cette faculté tient dans ce que les scientifiques appellent son « potentiel redox », c’est-à-dire sa capacité à conserver ses électrons. Cette qualité est, pour l’or, bien plus élevée que chez tous les oxydants classiques, et en particulier beaucoup plus importante que dans l’oxygène. Voilà qui interdit toute combinaison entre le gaz et le métal. Pas de transfert, pas d’oxydation ! La disposition des électrons autour du noyau de l’atome de l’or est extrêmement stable. Ils ne sauraient être volés sauf si on soumettait le métal à une très forte quantité d’énergie que l’oxygène est totalement incapable de fournir. C’est tout à fait la situation inverse pour le fer, dont les électrons s’arrachent avec une très grande facilité lorsqu’ils sont confrontés à une faible quantité d’énergie. Certains bijoux en or s’altèrent néanmoins et brunissent quelquefois au cours du temps. Rien à voir avec une quelconque oxydation de l’or. La cause de cette métamorphose est imputable à l’altération des métaux avec lesquels on l’a allié. L’or est en effet trop malléable et trop fragile pour constituer des objets solides. Il doit être secouru par des métaux plus rigides. Ce sont le cuivre, le zinc ou encore le nickel. Eux réagissent à l’oxygène, altérant peu à peu la magnifique brillance de l’or. Il existe quelques autres métaux de grande stabilité qui réagissent très peu chimiquement. Ce sont l’argent ou le platine par exemple. On les appelle des métaux « nobles ». Mais le plus noble et le moins corruptible reste, de loin, l’or. Julie Foulquier EN BREF Fin de la mission du satellite altimétrique Topex-Poséidon (MFI) Après treize ans sur orbite à étudier les phénomènes océaniques, le satellite franco-américain laisse son successeur Jason-1, avec qui il travaillait en tandem depuis 2002, poursuivre la collecte de mesures. En octobre dernier, un incident technique avait fait perdre ses capacités de manœuvre sur orbite au satellite - depuis dans l’impossibilité d’acquérir des données scientifiques. Le Centre national des études spatiales (CNES) et la Nasa, responsables du programme, ont donc déclaré la mission terminée. Huit cents espèces en danger (MFI) Une équipe internationale de scientifiques issus de 52 organisations de défense de la nature de 18 pays, a publié une liste de 595 sites à travers le monde regroupant 794 d’espèces en voie d’extinction rapide. Pour identifier les zones à risque, les chercheurs ont retenu trois critères : ces zones devaient héberger au moins une espèce en danger répertoriée par la World Conservation Union, constituer l’unique habitat d’une de ces espèces et être délimitée par des frontières naturelles. Les chercheurs ont établi leur catalogue pour cinq grands groupes : les mammifères, les amphibiens, les oiseaux, les reptiles et les conifères. Selon eux, alors que depuis l’an 1500, on a dénombré 245 disparitions dans ces cinq groupes, ce chiffre pourrait être multiplié par trois si rien n’est fait dans les dix prochaines années. Planter des arbres peut augmenter la sécheresse Planter des arbres en zone aride a pour effet d’accroître les phénomènes de sécheresse. En effet, ces plantations réduisent les ressources naturelles en eau des zones concernées. C’est la conclusion que viennent de rendre des chercheurs anglais et hollandais, après quatre années de recherches internationales. L’étude montre que les forêts des climats arides ou semi arides d’Afrique du Sud ou d’Inde évaporent deux fois plus d’eau que les prairies ou les champs cultivés. L’absorption d’eau est plus importante dans le sous sol par les racines profondes des arbres. J. F. | |||
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