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| 04/08/2006 | |||
| Chronique Sciences | |||
| Les micro-machines, l’arme fatale de la révolution numérique (MFI) Connaissez vous les Mems ? Ce sigle désigne les micro electro-mechanical systems, c’est-à-dire les micro-systèmes électromécaniques. En fait, cela désigne les machines de taille submicronique, inférieure au millième de millimètre, qui envahissent progressivement notre vie quotidienne. Depuis quelques années déjà, les micro-systèmes électromécaniques ou Mems ont conquis le monde automobile : accéléromètre miniaturisé qui détecte les chocs et commande le déclenchement des airbags, capteur de pression et de température des pneus, de l’eau, de l’huile... Ils sont désormais plus efficaces, moins chers et plus simples à intégrer dans un véhicule que les dispositifs mécaniques traditionnels. Demain, nos routes seront truffées de micro-capteurs qui nous fourniront en permanence une multitude d’informations sur l’état du trafic et les conditions météo. Ces micro-machines sont également en train de révolutionner le monde de l’image, qu’il s’agisse du cinéma ou de la vidéo-projection. La projection numérique utilise un procédé révolutionnaire reposant sur des puces. Ces puces sont des micro-miroirs qui se comptent en millions et basculent en 1/60e de seconde sur de minuscules barres de torsion. Chacun de ces miroirs est attiré ou repoussé par deux électrodes. En basculant, chaque miroir envoie la lumière sur l’écran – le point projeté est alors blanc – ou la dévie vers une surface – le point projeté est alors noir. Pour la couleur, les millions de miroirs traitent chacune des couleurs de base rouge, vert et bleu. Cette technique permet d’obtenir une définition qui n’a jamais été atteinte avec une autre technologie. Pour rafraîchir les microprocesseurs Aujourd’hui, les Mems sont devenus indissociables des microprocesseurs qui équipent les ordinateurs. Non pas pour traiter les données informatiques, mais pour garantir le bon fonctionnement des puces électroniques. Celles-ci sont mises à rude épreuve par les constructeurs qui, pour accroître leur puissance de calcul, ne cessent d’augmenter le nombre de transistors par unité de surface et de raccourcir en conséquence les interconnexions. Or, lorsque les transistors travaillent, ils chauffent car le passage d’un courant électrique dans un matériau provoque un échauffement. Même si la chaleur engendrée par chacun d’entre eux est faible, le nombre de transistors est tel que l’échauffement du microprocesseur est considérable. Sur les microprocesseurs actuels, c’est un petit ventilateur qui assure le refroidissement. Bientôt, un Mems « microcroturbine », capable de tourner à plusieurs millions de tours par minute fera circuler un fluide réfrigérant dans des conduites de 280 nanomètres – 280 milliardième de mètre de large ! Les micro-machines sont donc en train de révolutionner des domaines technologiques stratégiques, le multimédia, les télécommunications et la micro-électronique. A plus long terme, elles devraient aussi entraîner une révolution dans le domaine capital de la santé. Julie Foulquier EN BREF Araignées parachutistes (MFI) Les araignées tissent leur toile pour emprisonner leurs proies. Elles utilisent aussi leur soie pour se déplacer, se « parachuter » sur de longues distances. Des chercheurs britanniques se sont demandé comment certaines d’entre elles pouvaient parcourir d’aussi grandes distances, y compris au-dessus de l’océan. Les araignées utilisent deux techniques pour se véhiculer. Elles peuvent se contenter de lancer un fil de soie dans le vent en attendant qu’il s’accroche quelque part et créer ainsi un pont ; ou elles tissent une sorte de petit parachute qui s’envole avec la brise. Tenant compte de l’élasticité et de la flexibilité de la toile tissée, les chercheurs ont développé un modèle mathématique qui montre que ce parachute est capable de suivre les tourbillons et les remous du vent ! Richesse des minerais sous-marins (MFI) Une équipe d’exploration internationale va plonger le long des côtes de Papouasie Nouvelle-Guinée, dans le sud-ouest du Pacifique, à la recherche de métaux précieux exploitables : or, cuivre, soufre… L’expédition observera particulièrement les sources hydrothermales, situées sur les dorsales océaniques, au niveau desquelles de l’eau chaude, riche en minéraux, jaillit. Au contact de l’eau plus froide du fond des océans, le courant hydrothermal refroidit et une partie des métaux qu’il contient précipite, formant notamment des gisements massifs de sulfure. Pour observer ces phénomènes, les chercheurs vont utiliser des véhicules sous-marins robotisés. Xanadu ressemble (presque) à la Terre (MFI) De nouvelles images fournies par le radar de la sonde Cassini, de l’Agence spatiale américaine, la Nasa, montrent des détails jusqu’alors inconnus de certaines régions du satellite de Saturne, Titan. Cassini s’est intéressée à un territoire grand comme l’Australie, surnommé Xanadu. Cette zone apparaît comme une tache brillante sur les images prises en infrarouge. Les photos montrent une bande de 4 500 kilomètres de long présentant des ressemblances avec les paysages terrestres. A l’ouest de Xanadu, des dunes de sable débouchent sur des plaines entrecoupées de fleuves. Autour, un paysage vallonné et d’autres zones qui pourraient être des lacs recevant les fleuves. Mais la ressemblance s’arrête là ! S’il existe bien des rivières, elles sont composées de méthane ou d’éthane alimentées par des pluies d’hydrocarbures. Pas très accueillant ! | |||
| J. F. | |||
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