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01/09/2006
Chronique Sciences
Découverte d’un nouveau type de planètes extrasolaires


(MFI) Des astronomes ont découvert presque par hasard un nouveau type de planètes qui n’appartiennent pas au système solaire et dont l’existence même était jusqu’ici inenvisageable. Cette découverte, avérée par des observations optiques et spectroscopiques, plonge les scientifiques du ciel dans l’expectative et met à rude épreuve les modèles de formation d’exoplanètes.

Les astronomes ont mis en évidence un système double à 2 planètes tournant l’une autour de l’autre et flottant « librement » dans l’espace, car ce système est totalement indépendant d’une quelconque étoile ! Ils les assimilent à des exoplanètes (c’est-à-dire des planètes tournant autour d’un autre soleil que le nôtre) en raison de leurs faibles masses, équivalentes à 7 et 14 fois celle de Jupiter, environ 1 % de la masse du Soleil.
Cette caractéristique clé exclut, par exemple, de les assimiler à des naines brunes. Les naines brunes sont des astres d’une masse minimale de 75 fois celle de Jupiter, mais trop faible pour amorcer les réactions thermonucléaires qui les transformeraient en étoiles. Les deux objets nouvellement découverts sont aussi massifs que de nombreuses autres planètes observées autour d’autres étoiles que le Soleil depuis 1995. Autre différence, leur mode de formation. Comme toutes les étoiles, les naines brunes se génèrent lors de l’effondrement d’un nuage de gaz, alors que les planètes se forment par accumulation de grains de poussière.


De très jeunes objets, âgés de seulement un million d’années

Le système double a été vu pour la première fois dans une image prise par le télescope de 3,5 m de l’ESO, situé à la Silla au Chili. Nommé Oph1622, il se situe dans Ophiuchus, une région riche en formation d’étoiles située à quelque 400 années-lumière. Pour affiner leur découverte, les astronomes ont par la suite acquis des spectres dans le visible ainsi que des images dans l’infrarouge à l’aide d’un des quatre télescopes de 8,2 m du Very Large Telescope, de façon à s’assurer de la véritable nature de ces 2 objets et de vérifier qu’il ne s’agissait pas d’une quelconque confusion avec un phénomène déjà connu. Les premières mesures indiquent qu’il s’agit d’objets très jeunes, âgés de seulement un million d’années et séparés de seulement 6 fois la distance du Soleil à Pluton.
Bien que la découverte de ce système soit une véritable surprise pour les astronomes, l’existence d’objets flottant librement dans l’espace est avéré. Ces cinq dernières années, plusieurs de ces objets ont été identifiés, mais il s’agissait d’objets solitaires. L’existence d’un tel système pose immanquablement la question sur l’origine de sa formation et son évolution dans le temps. On sait que des planètes peuvent se former en dehors des disques de gaz et de poussière qui entourent certaines étoiles ou des naines brunes, ou même flottant librement dans l’espace. Pour expliquer leur formation, les astronomes pensent que ces jumeaux planétaires auraient pu se former ensemble à l’extérieur d’un nuage en cours de contraction, qui s’est dissocié en fragments. Reste que les auteurs de la découverte résistent à la tentation de l’appeler une « planète double », parce que cette paire ne s’est vraisemblablement pas formée de la même manière que les planètes dans notre Système Solaire.

Julie Foulquier


EN BREF
Des pandas plus nombreux que prévu


(MFI) D’après les résultats d’un nouveau recensement menée dans une réserve de Chine, la population de pandas géants serait une et demie à deux fois plus importante qu’on ne pense. S’inspirant d’une technique utilisée auprès d’autres populations animales sauvages, des chercheurs chinois et britanniques ont menée une étude génétique à partir des excréments de grands pandas collectés dans la réserve. Leurs estimations doublent le nombre d’individus présents dans ces forêts par rapport aux recensements précédents. On y décomptait 196 pandas géants en 1968, 19 en 1985 et 27 en 1998. D’après le recensement mené par l’équipe de l’Institut de Zoologie de Pékin, entre 67 et 72 pandas vivent aujourd’hui dans ces forêts de bambous. Si l’écart entre les deux recensements est transposable aux autres réserves du pays, la population totale de pandas géants, estimée à 1 596 individus, se situerait en réalité entre 2 500 et 3 000 individus .

Réchauffement planétaire

(MFI) Un coup de froid aurait blanchi les régions tropicales du globe il y a 5 000 ans, d’après une étude basée sur l’observation de carottes de glace prélevées dans les glaciers des Andes, en Amérique du Sud, et dans l’Himalaya, en Asie. En reconstituant le climat passé des zones tropicales, les chercheurs ont aussi constaté que les cinquante dernières années sont marquées par un très net réchauffement : la tendance globale est au recul des glaciers tropicaux, qui risquent de disparaître, expliquent les chercheurs qui ont foré la glace sur sept sites différents au Pérou, en Bolivie et en Chine.

J. F.




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