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MFI HEBDO: Science Technologie Liste des articles

22/05/2007
Chronique Environnement

Les bonobos et les okapis menacés en République démocratique du Congo

(MFI) L’Unesco réclame l’adoption rapide de mesures pour mettre un terme au braconnage et à l’abattage des espèces animales menacées d’extinction sur les cinq sites de RDC inscrits au Patrimoine mondial. Il s’agit des parcs nationaux de Virunga, Garamba, Kahuzi-Giega, Salonga et Okapi. Selon différentes sources en effet, des centaines d’hippopotames, plusieurs okapis et au moins deux gorilles des montagnes ont été tués ces derniers mois dans ces parcs. Les coupables seraient des groupes armées incontrôlés, notamment des rebelles Mai Mai et des réfugiés rwandais. A en croire Koïchiro Matsuura, le directeur général de l’Unesco : « Ce qui vaut à ces parcs d’être inscrit au Patrimoine mondial est précisément la richesse de leur faune et leur exceptionnelle biodiversité. L’Unesco se doit donc de les protéger, sinon rien ne justifiera leur inscription au Patrimoine mondial. » Mal armés et pas assez nombreux, les rangers des parcs nationaux ne peuvent pas lutter seuls contre les braconniers. C’est pourquoi le directeur général de l’Unesco a réclamé une extension du mandat de la Monuc, la mission des Nations unies en RDC, pour que les casques bleus protègent également les cinq parcs nationaux du pays. L’Onu n’a pas encore fait connaître sa réponse.

L’éolien a le vent en poupe

(MFI) La capacité de production d’énergie éolienne au niveau mondial devrait doubler d’ici 2010 pour atteindre 149 500 mégawatts. C’est ce que vient d’annoncer le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue). Rien qu’en 2006, cette capacité a augmenté de 25 % pour représenter aujourd’hui 74 000 mégawatts. L’Europe est le premier marché mondial de l’énergie éolienne, avec 65 % du total (48 000 mégawatts). Mais sa part relative devrait diminuer pour ne plus représenter que 44 % du marché mondial en 2010. L’Inde et la Chine en effet – à qui leur développement économique demande toujours plus de ressources énergétiques – affichent leurs ambitions en la matière. Pékin espère même augmenter sa production d’électricité par l’éolien de 1000 mégawatts par an. Cela restera cependant marginal par rapport à sa consommation totale d’électricité. Les Etats-Unis, quant à eux, entendent augmenter leur capacité de production de 25 % d’ici la fin de la décennie. Aujourd’hui, les cinq premiers producteurs d’énergie éolienne sont dans l’ordre l’Allemagne, l’Espagne, les Etats-Unis, l’Inde et le Danemark. La France occupe la 10è place avec seulement 1560 mégawatts produits en 2006.
L’Afrique reste le continent le plus mal équipé dans ce domaine, malgré les efforts croissants du Maroc et de l’Egypte. Le vent pourrait au mieux produire 900 mégawatts d’électricité en Afrique d’ici 2010.

La bioénergie au service du développement rural

(MFI) Pour la première fois, des experts en sécurité alimentaire, en environnement et en bioénergie se sont réunis ensemble, début mai 2007, au siège de la FAO, l’agence onusienne pour l’agriculture et l’alimentation. Objectif : étudier comment ces trois domaines peuvent cohabiter. Selon eux, la culture de plantes destinées aux biocarburants peut être très profitable aux agriculteurs des pays en développement. C’est en effet une source de revenus importante, notamment à l’exportation, et c’est un moyen pour les exploitants de produire simultanément leur énergie. Sur le plan environnemental, ces plantes destinées aux biocarburants peuvent aussi servir de brise-vents, à la réhabilitation de zones dégradées ou encore comme habitat pour la biodiversité.
Mais, prévient l’agronome Gustavo Beste, « la bioénergie n’est pas sans risque. Il ne faudrait pas qu’en privilégiant les cultures d’exportation, des gouvernements mettent en péril la sécurité alimentaire de leurs citoyens ». Les experts réunis par la FAO insistent donc pour que la priorité reste donnée aux cultures vivrières et qu’aucun pays ne développe de cultures destinées aux biocarburants tant que sa sécurité alimentaire n’est pas assurée. Dans ce cadre, la FAO se propose de mettre en place des systèmes d’alerte contre les pénuries alimentaires dans les pays les plus vulnérables, et d’aider les gouvernements à définir une juste répartition des terres et de l’eau entre les différents types de cultures. « La bioénergie peut être le moteur du développement rural uniquement si les gouvernements l’utilisent à bon escient », conclut Gustave Beste.

Némo avait raison

(MFI) Dans le dessin animé des studios Pixar, Némo, un poisson-clown, désobéit à son père et s’aventure au-delà de la barrière de corail, ce qui lui vaut d’être capturé par un collectionneur de poissons exotiques. Selon un récent article de la très sérieuse revue Science, la réalité rejoindrait la fiction. Ces petits poissons de 10 cm en moyenne, de couleur blanche et orange vif, sont en effet intrépides et quittent leur récif dès la naissance pour passer onze jours au large, en plein océan, avant de revenir au bercail. Ledit bercail étant le plus souvent, comme dans le film, une anémone de mer avec laquelle le poisson-clown vivra en symbiose tout le restant de sa vie. Lors de ce premier voyage, les poissons-clowns ne sont encore que des larves, mais ils sont déjà capables de nager et de s’orienter. L’intérêt de cette découverte est qu’elle permettra de mieux protéger cette espèce très fragile et trop recherchée par les aquariophiles, les poissons-clowns ayant la particularité – à la différence de Némo dans le film – de bien s’adapter à la vie en captivité.

Jean Piel

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