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21/08/2007
Chronique Environnement

Cuisine et recyclage des ordures au Kenya

(MFI) Situé à Nairobi, Kibera – le plus grand bidonville d’Afrique – ne dispose d’aucun système municipal de ramassage des ordures. D’où les détritus qui jonchent le sol, une odeur souvent pestilentielle, une eau impropre à la consommation ainsi que des risques d’épidémies…
Depuis mars dernier, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) a donc lancé à Kibera un projet pionnier en Afrique. Une cinquantaine de chômeurs du quartier ramasse les ordures deux fois par semaine pour un salaire symbolique de dix shillings kenyans (10 centimes d’euros) par collecte.
Propriétaires de ces ordures, ils les trient puis les revendent, soit à des ferrailleurs pour les métaux et le verre soit, pour les détritus inflammables, à une « cuisine communautaire » implantée par le PNUE au-cœur du bidonville.
Cette cuisine prépare du pain, les chapatis (galettes chaudes), des tranches de viande et du thé, revendus à prix subventionnés aux habitants de Kibera. Elle brûle ainsi 500 kilos d’ordures par jour et son four permet en outre de chauffer l’eau des douches publiques attenantes.
Pour Henry Ndede, le responsable du projet, « cette initiative entre dans le cadre d’un programme du PNUE pour réhabiliter les bassins des rivières de Nairobi qui ont atteint un seuil de pollution critique. Cette cuisine communautaire n’a coûté que 7200 euros. Elle permet de lutter contre la dégradation de l’environnement et favorise en outre le lien social dans le bidonville ». Reste encore à l’améliorer : la température d’incinération n’est pas assez élevée, d’où des fumées épaisses.

L’industrie automobile japonaise reconnaît ses torts

(MFI) Une somme record de 7,4 millions d’euros a été versée par sept constructeurs automobiles japonais à 520 personnes qui se disaient victimes de la pollution atmosphérique. Ces constructeurs financeront également à hauteur de 20 millions d’euros un programme de soins en faveur des asthmatiques nippons. Cette indemnisation constitue une première mondiale et résulte d’une médiation menée entre l’industrie et les plaignants par la Cour d’appel de Tokyo.
L’accord met fin à une procédure lancée en 1996 par 99 personnes qui souffraient de problèmes respiratoires et s’estimaient victimes de la pollution de l’air provoquée par les voitures diesel. L’affaire a été très médiatisée au Japon et, avec les années, le nombre de plaignants a augmenté. En 2002, le tribunal de Tokyo avait exonéré, en première instance, les constructeurs automobiles de toute responsabilité, mais avait condamné la compagnie des routes, nombre de victimes vivant près des axes les plus fréquentés de la capitale nippone.
La procédure en appel n’est donc pas allée jusqu’à son terme, les fabricants automobiles ayant préféré une médiation à un procès qui aurait pu ternir leur image.
Paradoxalement, les voitures japonaises sont considérées comme les moins polluantes au monde. Si cette affaire est une première, l’Etat de Californie a aussi engagé en septembre 2006 des poursuites contre six constructeurs automobiles (japonais et américains) pour leur responsabilité dans le réchauffement climatique. La procédure est en cours.

Le WWF sur Second Life

(MFI) Le Fonds mondial de la nature – WWF pour son acronyme anglais – est désormais présent dans l’univers virtuel de Second Life. Il a inauguré, le 16 août, une île où les internautes peuvent dialoguer avec un orang-outang et des pandas à propos des menaces qui pèsent sur l’environnement dans la vraie vie. « Nous avons créé Conservation Island pour aider les gens à comprendre les problèmes de protection de la nature et la nécessité d’avoir un mode de vie durable. Nous voulons montrer aux visiteurs que le WWF propose des solutions aux problèmes environnementaux qu’ils rencontrent dans leur vrai vie », explique David Cole, le directeur du marketing de WWF.
Des pandas – l’animal symbole du WWF – guident les internautes sur l’île, alimentée par de l’électricité éolienne. Mister Tangee, un orang-outang jovial, leur explique que les plantations produisant de l’huile de soja ou de palme destinées à la fabrication de crèmes glacées, de cosmétiques ou de barres chocolatées couvrent aujourd’hui une surface équivalente à celle de la France et menacent son habitat.
Créé en 2003, Second Life compte près de neuf millions d’habitants virtuels qui peuvent nouer des relations et mener des activités économiques ou culturelles. Toutes les grandes marques y sont présentes. La Suède et les Maldives y ont même ouvert une ambassade.

Jean Piel

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