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| 09/10/2007 | |||
| Chronique Environnement | |||
| Une Sud-Africaine lauréate d’un prix en faveur de l’environnement (MFI) Présidente de l’Ong Food and Trees for Africa (FTFA), la Sud-Africaine Jeunesse Park a été récompensée par le prix Sasakawa, remis par le Pnue, le Programme des Nations unies pour l’environnement. Ce prix encourage les actions en faveur d’une gestion durable de l’environnement et les projets novateurs au plan communautaire. Jeunesse Park a installé le premier calculateur de dioxyde de carbone en Afrique du Sud ; un instrument mis à la disposition des entreprises et des municipalités qui veulent limiter leurs émissions de CO2. Cet instrument peut en outre calculer le nombre d’arbres nécessaires pour absorber par photosynthèse la quantité de CO2 émise. Comme l’explique Jeunesse Park : « Il ne s’agit pas simplement d’un outil technique. C’est aussi un moyen de sensibiliser les acteurs politiques et sociaux à l’importance de combattre la pollution. » FTFA participe également à la reforestation en Afrique du Sud, notamment en zone urbaine. En effet, 66 % des Sud-Africains vivent en ville, d’où l’action de l’Ong en direction des municipalités pour développer des parcs, des pépinières et des bois urbains. Avec pour slogan « Une maison sans un arbre n’est pas une vraie maison », FTFA vise enfin à améliorer la qualité de vie dans les bidonvilles en fournissant du matériel de reforestation et en dispensant aux enfants des cours sur l’importance de l’environnement. D’un montant de 200 000 euros, le prix Sasakawa a été décerné conjointement à Jeunesse Park et à une Ong du Bangladesh, Shidhulai Swanirvar Sangstha, qui développe l’énergie solaire et l’agriculture durable en zone rurale. Revirement : Pékin s’inquiète des conséquences du barrage des Trois-Gorges (MFI) « Si aucune action d’envergure n’est entreprise maintenant, le barrage des Trois-Gorges pourrait provoquer une catastrophe écologique majeure. » L’avertissement n’émane pas d’une Ong de défense de l’environnement, mais des autorités chinoises elles-mêmes. Lors d’un séminaire sur l’urbanisme, le directeur de l’ouvrage, Wang Xiaofeng, a dressé la liste des menaces que fait courir ce barrage pharaonique dont la construction a coûté 27 milliards de dollars : « Erosion des sols, glissements de terrain, réduction des terres arables, pollution de l’eau, disparition d’espèces végétales et animales ». Il s’agit là d’un revirement d’attitude complet des autorités chinoises qui, jusqu’à présent, n’évoquaient que les avantages économiques du barrage. Lorsqu’il tournera à plein régime en 2009, celui-ci fournira en effet 10 % de la consommation électrique chinoise, une consommation toujours plus forte du fait du taux de croissance élevé du pays. Aujourd’hui, Pékin – déjà au banc des accusés pour ses émissions de gaz à effet de serre, la surchauffe de son économie, ses atteintes aux droits de l’Homme, son industrie de la contrefaçon – entend prouver que l’environnement est l’une de ses priorités. La région des Trois-Gorge constitue une réserve de biodiversité exceptionnelle. On y recense 6 400 espèces végétales, 500 sortes de papillons, une centaine de mammifères différents et 350 espèces de poissons. Nombre de ces espèces sont endémiques, à savoir qu’on ne les trouve que dans cette région. Or le barrage – avec son lac de retenue aussi vaste que la Suisse – va bouleverser cet écosystème. Déjà le dauphin du Yangtsé a totalement disparu. « Nous ne pouvons pas nous permettre de négliger les questions de sécurité écologique. Nous ne pouvons pas sacrifier notre environnement contre des perspectives de prospérité à court terme », a insisté Wang Xiaofeng. L’écologiste Wu Dengming, souvent harcelé par la police pour avoir critiqué le barrage entré en service en juin 2006, se félicite de ce discours nouveau, mais déclare attendre d’en voir les effets concrets. Jamais Wang Xiaofeng n’a abordé dans son discours un autre coût, pas moindre : celui du déplacement forcé de 1,4 million de personnes qui vivaient sur les rives du fleuve Yangtsé et la disparition sous les eaux de 116 villages. Le tourisme, un méfait pour le réchauffement climatique (MFI) Réunies pour une conférence internationale à Davos (Suisse), les agences de l’Onu chargées du tourisme, de l’environnement et du climat ont affirmé l’urgence de « repenser le tourisme mondial » afin de participer à la lutte contre le réchauffement climatique. En effet, si aucune mesure n’est prise, l’impact du tourisme sur le climat pourrait doubler dans les trente prochaines années. « C’est un cercle vicieux, reconnaît Francesco Frangialli, le directeur de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT). Les touristes contribuent au réchauffement, mais se détournent de certaines destinations à cause du réchauffement. » Et le diplomate onusien de citer l’exemple des Alpes qui souffrent d’un manque de neige à cause du changement climatique. « Le tourisme contribue au réchauffement en même temps qu’il en est victime », conclut Francesco Frangialli. Les voyages vers les destinations côtières ou montagneuses devraient être les plus affectés par cette évolution climatique. Certains pays en développement – pour qui le tourisme représente une part importante du PNB – risquent de perdre là une source importante de devises. A contrario, les pays tempérés devraient recevoir davantage de touristes. Selon l’OMT, 842 millions de voyages ont été effectués dans le monde en 2006 ; un chiffre qui devrait passer à 1,5 milliard en 2020. La croissance continue de ce secteur pourrait conduire à une augmentation de 150 % de ses émissions de gaz à effet de serre. Néanmoins, comme le rappelle Francesco Frangialli : « Les effets du tourisme sur l’environnement sont nettement moindres que ceux d’autres industries puisqu’ils représentent 4 à 6 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. » La réunion de Davos n’a proposé aucune solution concrète à cette question, mais a appelé à une meilleure prise de conscience des enjeux par les professionnels du secteur et par les touristes eux-mêmes. A noter que l’éco-tourisme dont on parle tant aujourd’hui ne représente qu’une infime fraction de cette activité. | |||
| Jean Piel | |||
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