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| 21/07/2009 | |||
| Pourquoi retourner sur la Lune ? | |||
| (MFI) Alors que l’on fête le quarantième anniversaire des premiers pas de l’homme sur la Lune, certains prévoient de retourner dans un futur relativement proche sur notre satellite naturel, cette fois pour s’y installer. Encore faut-il savoir pourquoi, comment… et à quelle échéance ! | |||
| Pourquoi retourner sur la Lune ? Il est bien évidemment indispensable de répondre à cette interrogation avant de s’installer de manière permanente sur la blanche Phoëbée. On peut imaginer d’ores et déjà un attrait d’exploitation industriel du sol sélène afin d’en extraire des éléments précieux. On pense en particulier à ce fameux hélium-3, très rare sur Terre, et dont on estime que les réserves lunaires se situeraient autour du million de tonnes. Sachant que cet élément est très recherché pour réaliser la fusion nucléaire contrôlée – qui consisterait à recréer un petit morceau de soleil sur terre, afin de fournir in fine une énergie électrique fantastique. Et 25 tonnes suffiraient alors à satisfaire les besoins énergétiques annuels de l’Europe ou des Etats-Unis. Si l’on ajoute à cela la création d’un observatoire astronomique implanté sur la face cachée de la Lune – il n’y aurait alors pas de lumière parasite, ni même d’atmosphère gênante puisque la Lune n’en a pas ! – et la possibilité de disposer d’un site exceptionnel et proche d’entraînement et de préparation à de futures missions spatiales, vers Mars ou ailleurs, on a là les raisons majeures d’une installation permanente sur notre satellite naturel. Sans oublier que nous pourrons peut-être aussi, en étudiant la Lune de plus près, mieux comprendre les origines de la Terre et de notre système solaire, puisque la Lune est une mémoire géologique vierge, n’ayant jamais été affectée par les interactions de l’eau ou d’une atmosphère depuis sa création… Créer une grande base lunaire Seconde question : comment s’installer sur la Lune ? Sur ce point, l’expérience de la station spatiale internationale (ISS) sera précieuse. Car les modules-laboratoires cylindriques, lancés par des fusées ou transportés dans la soute des navettes avant d’être assemblés en orbite, conviendront également pour créer une grande base lunaire à l’intérieur de laquelle les sélénautes vivront en permanence et accompliront leurs missions. Le ravitaillement s’effectuera de la même façon que sur l’ISS avec des vaisseaux cargos du genre Progress russes ou ATV européens, mieux adaptés. Troisième question : qui participera à cette grande épopée ? Dans la mesure où le coût du projet sera pharaonique, plus nombreuses seront les contributions, plus ambitieux sera le programme. Encore faudra-t-il bien s’entendre sur « qui fait quoi ? » et « qui paie quoi ? ». Mais on peut d’ores et déjà imaginer qu’un tel projet intéressera non seulement Américains, Canadiens, Russes et Européens, mais aussi Japonais, Chinois, Indiens, impliqués à ce jour dans un programme spatial ambitieux. La dernière grande question est : quand retournerons-nous sur la Lune ? La réponse est simple : quand nous aurons répondu aux trois premières questions et établi un programme satisfaisant tous les participants. Certains, que l’on peut qualifier de super-optimistes, avancent 2020. D’autres, plus pragmatiques, placent la fourchette entre 2030 et 2040. Une chose est sûre : quand on demande la Lune, il faut être très patient… Christian Sotty | |||
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