Rechercher

/ languages

Choisir langue
 
Liste des rubriques
MFI HEBDO: Science Technologie Liste des articles

30/06/2009
Chronique Environnement

Le retour du lion blanc en Afrique du Sud

(MFI) On le présente parfois comme un animal de légende, et pourtant, le lion blanc existe bel et bien. On ne le rencontre qu’en Afrique du Sud, et même dans la seule région de Timbavati.
Mais l’espèce est très rare. C’est pourquoi l’initiative du Global White Lion Protection Trust a été particulièrement remarquée. Après sept années de préparation, cette Ong sud-africaine a remis en liberté début juin cinq lions blancs : un mâle, une femelle et trois lionceaux. Comme l’explique Linda Tucker, la fondatrice de l’Ong : « Ils sont retournés à l’état sauvage sans la moindre inquiétude, comme s’ils y avaient toujours vécu. Nous les avons vus marcher comme des rois vers la forêt, ayant l’air très intéressés par la découverte de leur nouvel environnement. »
Les cinq lions blancs devraient être rejoints par un nouveau groupe dans les prochaines semaines. Ils ont été relâchés dans une réserve naturelle protégée de 1 000 hectares, dans la province de Limpopo.
Contrairement à ce que l’on a longtemps cru, le lion blanc n’est pas albinos. Ce n’est pas une espèce différente du lion roux, sauf que sa fourrure est blanche et ses yeux dorés ou bleus. Cela est dû à un manque de mélanine dans son sang. Le lion blanc a sinon la même allure et les mêmes habitudes sociales que son congénère plus foncé.


Les Australiens refusent « l’eau des égouts »

(MFI) Alors que l’Australie fait face depuis plusieurs mois à une sécheresse sans précédent, un projet d’usine de recyclage destinée à produire de l’eau potable à partir d’eau usée suscite une vaste polémique dans l’Etat du Queensland, sur la côte est du pays. « Tirez la chasse et ensuite, buvez », titrait un quotidien local, attisant encore l’inquiétude des habitants. Même des scientifiques ont émis de doutes sur l’efficacité à 100 % du processus de recyclage. Des pétitions circulent contre « l’eau des égouts ».
De leur côté, les responsables de l’usine soulignent que ce processus en sept étapes est parfaitement maîtrisé et qu’il permettra de produire quotidiennement 60 millions de litres d’eau purifiée. Ils rappellent aussi qu’aux Etats-Unis, en Belgique, à Singapour, la production d’eau potable à partir d’eau usée se fait depuis plusieurs années sans le moindre problème.
Néanmoins, la polémique est si forte qu’Anna Bligh, Premier ministre du Queensland, a dû faire marche arrière et annoncé que l’eau recyclée ne serait utilisée que lorsque le niveau des réservoirs descendrait à 40 % de leur capacité de remplissage. Cela risque d’arriver très vite. L’Australie est le pays le plus sec au monde, et la sécheresse s’aggrave chaque année.
Comme l’explique Tom Mollenkopf, directeur de l’Association australienne de l’eau : « On a enregistré ces dernières années une baisse durable des précipitations, avec des pluies diminuant entre 43 % et 65 % des moyennes de longue durée. » Dans plusieurs grandes villes, comme Melbourne, les réservoirs municipaux n’atteignent plus que 30 % de leur capacité. « Les Australiens vont devoir s’habituer à boire de l’eau recyclée, et cela ne présente aucun danger. Ils vont devoir aussi apprendre à récupérer l’eau de pluie et à modérer leur consommation », conclut Tom Mollenkopf.


Le Brésil mise sur le potentiel hydroélectrique de l’Amazone

(MFI) Cinq usines hydroélectriques sont en cours de construction sur l’Amazone ou ses affluents, et autant seront mises en chantiers dans les prochaines années. Ces mégaprojets, d’un coût de 9 milliards d’euros, s’inscrivent dans le Programme d’accélération de la croissance lancé en 2007 par le Brésil pour palier son déficit en infrastructures, au moment où le pays connaît une croissance économique rapide.
La demande d’électricité augmente de 4 000 mégawatts par an, et la population reste traumatisée par l’apagao, cette panne d’électricité géante qui, en 2001, avait contraint les industriels et les particuliers à une baisse drastique de leur consommation. L’hydroélectricité représente 74,3 % de la production du pays contre 2,5 % pour le nucléaire. « Il s’agit d’une énergie renouvelable, à bas coût, sans émission de CO2 et qui assure au Brésil son indépendance. Concentrées de technologies, les nouvelles usines modifient peu le cours de l’Amazone et réduisent la taille des retenues d’eau. Mais nous n’avons encore exploité qu’un tiers du potentiel hydroélectrique du pays », souligne Mauricio Tolmasquim, le directeur du ministère brésilien de l’Energie.
Cette énergie propre a néanmoins un coût environnemental et social. « Le gouvernement est à la croisée des chemins car ces chantiers révéleront son choix pour l’Amazonie : entre un modèle de développement durable, respectueux de l’environnement et de la population locale, et un modèle rapidement rentable mais prédateur », estime la sénatrice Marina Silva. En décembre 2008, onze tonnes de poissons ont été asphyxiés à Santo Antonio par le détournement du fleuve lié aux travaux. De son côté, José Josivaldo Oliveira, le délégué d’une association écologiste de Porto Velho, s’inquiète du sort des populations locales : « L’électricité produite par ces usines alimente le sud-est du Brésil, là où sont concentrées les grandes villes, mais ignore les riverains et les Indiens éparpillés le long du fleuve. Ceux-ci n’auraient besoin que de petites unités éoliennes et solaires, mais ces travaux-là ne sont jamais effectués ». De son côté, Mauricio Tolmasquim insiste sur la faible « agressivité » environnementale des nouvelles usines hydroélectriques, et cite l’exemple de la ville de Jirau où 2 000 maisons « vertes » ont été construites pour accueillir les nouveaux habitants que le barrage va attirer.

Jean Piel






retour