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| 03/03/2006 | |||
| Chronique Omnisports | |||
| Basket : Michael Jordan toujours présent (MFI) Il vient de publier un livre (Driven from within). Sa ligne de vêtement rapporte près de 500 millions de dollars à Nike, qui lui rétrocède 25 millions de dollars par an. Il vient d’ouvrir de nouveaux restaurants à son nom et est réapparu dans les grands médias lors d’une longue interview à la chaîne CBS dans laquelle il reconnaît avoir été « stupide » d’avoir sombré dans les affres du jeu et des paris et regrette d’avoir joué les deux dernières saisons de sa carrière avec les Washington Bullets. « Je n’aurais pas dû le faire mais je l’ai fait dans le but d’aider le club à retrouver une bonne santé. Comment m’a-t-on remercié ? “On n’a plus besoin de tes services”. Alors, j’ai le sentiment d’avoir été utilisé. » Ayant quitté son poste de président de la franchise en 2001 pour revenir sur les parquets, Jordan a donc stoppé sa carrière après avoir entièrement rempli la salle de Washington sur son nom durant deux ans mais sans qu’on lui laisse la possibilité de retrouver le poste stratégique qu’il occupait. Aujourd’hui, à près de 43 ans et après avoir négocié avec les Charlotte Bobcats ou les Milwaukee Bucks, le meilleur basketteur de l’histoire tente toujours de s’offrir l’équipe qu’il voudrait diriger. Richissime, il reste très présent sur la scène médiatique américaine. Mais c’est bien sur le terrain que ce fauve, qui a décidément bien du mal à se passer du sentiment de puissance que lui procurait le basket, voudrait toujours être. Football : des retombées limitées pour la Coupe du Monde (MFI) Quelles retombées économiques pour la Coupe du Monde ? L’Institut Der Deutschen Wirtschaft de Cologne s’est fendu d’un pronostic : entre 50 et 60 000 emplois créés, plus 2 à 3 milliards d’euros d’achats réalisés par les fans de foot allemands et un milliard d’euro de la part des supporters étrangers qui viendront assister à la compétition. Si l’on rapporte ces rentrées aux dépenses déjà acquises comme les 10 milliards d’euros consacrés à la construction d’une nouvelle gare et d’un quartier d’affaires à Berlin et les 6 milliards dépensés pour la construction et la rénovation des douze stades et l’amélioration des infrastructures de transport, la balance ne reste pas très favorable... Les prévisions, elles, par contre, restent bien floues. Une étude de la Chambre de commerce et d’industrie parle de 2,2 milliards d’euros de retombées économiques durant la durée de la compétition, mais reste dubitative sur l’impact touristique, tandis qu’un rapport de la Postbank prévoit un apport de chiffre d’affaires de 850 millions d’euros. Allez y comprendre quelque chose ! Football : l’Europe grince durant le championnat d’Afrique des Nations (MFI) Ils étaient 72 issus de 35 clubs allant de la Ligue 1 à la CFA (élite amateur). Du coup, plusieurs clubs comme Marseille ou Saint-Etienne ont dû engager d’autres joueurs pour les remplacer. Qu’ils soient français, anglais, espagnols ou allemands, les clubs européens se sont toujours fait tirer l’oreille pour laisser leurs joueurs africains partir disputer la CAN en plein milieu de leur championnat. Ce n’est pas nouveau, mais, le temps passant, et les joueurs africains s’imposant de plus en plus largement en Europe, la situation risque de s’envenimer. La CAN doit-elle devenir quadriennale ? Doit-elle être déplacée, comme le propose le sélectionneur ivoirien Henri Michel ? La FIFA doit se saisir du dossier. Si ce n’est pas le cas, les clubs, qui prennent progressivement le pouvoir au sein des instances internationales, arguant de leurs poids économiques et de leur qualité d’employeur, risquent de régler la situation à leur seul profit. Dans le monde du basket, les clubs de NBA savent faire pression sur leurs joueurs étrangers quand ils ne veulent pas les laisser partir jouer en sélection. Athlétisme : le relais 4 x 100 mètres français rattrapé par le dopage (MFI) Lueyi Dovy est l’anonyme sprinter français qui finit en tête la ligne d’arrivée de la finale du 4 x 100 mètres du dernier championnat du monde d’athlétisme. Aujourd’hui, en France, il est le protagoniste principal d’une nouvelle affaire de dopage. Après perquisitions et enquête, le champion du monde a été d’abord mis en garde à vue et été entendu par le juge chargé de l’affaire. Il a cherché à dégonfler l’affaire, affirmant dans la presse qu’il payait pour ses « relations passées ». Mais 24 heures plus tard, sa sœur déclarait au même juge qu’il lui avait récemment remis un thermos contenant une ampoule d’Humatrope, une hormone de croissance. Pendant, ce temps Tim Montgomery, suspendu deux ans dans le cadre de l’affaire Balco, cherche à faire annuler la décision du Tribunal Arbitral du Sport pour vice de forme... L’athlétisme ne se porte décidément pas très bien. Matthias Rimane Basket : Les basketteurs d’Afrique noire francophone se tournent vers les USA (MFI) Selon un récent recensement, pour la saison 2005-2006, il y a deux fois plus de joueurs de basket issus des pays de l’Afrique francophone aux Etats-Unis qu’en France. Selon ce décompte, on enregistre 202 basketteurs aux Etats-Unis contre 100 en France. Caractéristiques des joueurs africains au pays de l’oncle Sam : ils sont en majorité dans les collèges, et leur moyenne d’âge oscille entre 22 et 23 ans. En France, ils sont plus âgés et jouent à tous les niveaux de l’élite (en Pro A et Pro B) jusque dans les championnats départementaux. En réalité, le mouvement des joueurs africains vers ces deux pays s’est inversé ces vingt dernières années : il est devenu plus aisé pour un bon jeune basketteur africain de trouver une occasion d’aller aux Etats-Unis qu’en France. Dans le même temps, de nombreux autres joueurs africains sont essaimés dans les ex-démocraties populaires de l’Europe de l’Est, au Liban et même en Amérique latine. Omnisports : la Gambienne Beatrice Allen entre au CIO (MFI) La Gambienne Beatrice Allen fait partie des cinq membres admis lors de la 118e session du Comité international olympique, début février à Lausanne. Cette dame peu connue avant cette élection est la vice-présidente du comité olympique national gambien. Elle devient la première personnalité originaire de l’Afrique subsharienne à entrer au CIO. Deux autres Africaines siègent au CIO, la Marocaine Nawal Al Moutawakil et l’Egyptienne Amr Elwani Ramia. Pour le sport gambien, voir l’un de ses représentants occuper une position aussi importance au sein du sport international est une première. Les deux autres Gambiens qui ont eu à occuper des fonctions au niveau continental sont l’ancien arbitre Omar Sey, qui a été président de la Commission des arbitres à la Confédération africaine de football (avant d’être nommé ministre des Affaires étrangères du régime de Dawda Jawara) et Doodo Joof, actuel trésorier de la Confédération africaine d’athlétisme, élu il y a deux ans. Jeux olympiques d’hiver de Turin : participation de six pays africains (MFI) Six pays africains ont envoyé au total neuf compétiteurs aux Jeux olympiques d’hiver de Turin : l’Afrique du Sud (3 participants), l’Algérie (2), l’Ethiopie, le Kenya, Madagascar et le Sénégal ayant chacun un participant. Particularité de ces athlètes : ils vivent tous en Europe. La participation des Africains est pour le CIO un « symbole de l’universalisme des Jeux ». Ce n’est pas l’avis du Sénégalais Lamine Guèye, président de la Fédération de son pays, qui estime que les Jeux sont progressivement fermés aux petits pays avec les critères de sélection rigoureux qui leur sont imposés. En plus, ces pays ne reçoivent qu’une contribution modique de 6 000 dollars pour leur participation de la part du CIO, qui engrange chaque jour 3,5 millions de dollars. JO d’hiver : Lamine Guèye, président de la Fédération sénégalaise de… ski (MFI) Le Sénégal est l’un des rares pays africains à posséder une fédération de ski dirigé par un ancien pratiquant, Lamine Guèye, âgé de 45 ans et qui vit en France. Il est le petit-fils d’un des principaux leaders politiques du Sénégal de la période coloniale et porte le même nom que lui. Lamine Guèye est un avocat de la participation africaine aux JO d’hiver. Il estime que ceux-ci ne doivent pas être « réservés aux Blancs ». Il s’était particulièrement insurgé, aux Jeux de Salt Lake City, contre le règlement du CIO qui veut que seuls les 500 premiers de chaque spécialité soient qualifiés. Guèye recrute ses skieurs parmi les Sénégalais de la diaspora. Cette fois, c’est Leyti Seck (25 ans) qui défendra les couleurs du Sénégal aux Jeux olympiques de Turin. | |||
| Kouassi Guesdet | |||
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