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| 17/03/2006 | |||
| Chronique Football | |||
| Bénin : des Nigérianes en majorité dans la sélection nationale féminine juniors C’est un quotidien de Cotonou (Le Matinal) qui fait la révélation : la langue de communication des joueuses de la sélection juniors de football du Bénin est l’anglais ! La fédération béninoise aurait monté une équipe avec 16 joueuses d’origine nigériane et trois Béninoises dans le but de mettre sur pied rapidement une sélection pour les compétitions officielles. Selon ce quotidien, la fédération qui attend un financement de la FIFA, entend respecter toutes les conditions liées à cet appui. Le journal écrit : entre joueuses et l’encadrement, « l’échange est fait dans un anglais approximatif avec beaucoup de gestes de la main ». Pour un membre de la fédération, le fait d’avoir une majorité de joueuses qui s’expriment en anglais s’explique par la provenance des joueuses qui sont originaires de localités béninoises proches du Nigeria, comme Porto Novo. Avant le départ pour un match officiel à l’étranger, le ministre des Sports du Bénin est venu prononcer un discours d’encouragement en français. Le journal se demande si les joueuses ont saisi le sens des propos du ministre. Maroc : des militaires à tous les étages de fédération La fédération marocaine de football a la particularité d’être dirigée depuis bientôt une vingtaine d’années par des officiers de l’armée. Elu en 1994, l’actuel président est le général de corps d’armée Hosni Benslimane. Il avait pris le relais du colonel Hassan Zemmouri (1993-1994). De 1985 à 1993, un autre officier et ancien joueur du nom de Driss Bamous a présidé aux destinées de la fédération. Dans les années 1970, Mehdi Belmedjoub (un colonel) a aussi été président. Au contraire de plusieurs fédérations africaines, le Maroc a, avec ce système, l’avantage de la stabilité. Mais avec l’élimination du Maroc dès le premier tour de la dernière CAN en Egypte, des voix ont mis en cause « l’ingérence des militaires » dans le football et que personne n’ose contester au sein de la fédération. La présence des militaires est également remarquée dans certaines commissions de la fédération. Nigeria : Peter Odemwingie, une star des Super Eagles venue du froid russe L’attaquant numéro 1 de l’équipe professionnelle de Lille (Nord de la France) pour la présente saison, Peter Odemwingie, est d’origine russe et nigériane. Il est né en Ouzbékistan d’un père nigérian venu faire des études en ex-URSS et d’une mère russe. Le Lillois qui fait partie de la nouvelle vague nigériane a failli jouer pour la Russie dans les toutes petites catégories, il y a neuf ans, alors qu’il avait quinze ans. C’est parce qu’il était très petit aux yeux des Russes qu’il n’a pas porté le maillot de la patrie de sa mère. En Afrique, on le découvre en 2004 lors de la CAN tunisienne. Vif comme un éclair au sein de l’attaque nigériane, il marque deux buts contre l’Afrique du Sud. En Egypte, Odemwingie est revenu dans la sélection pour la CAN. Il fait partie de l’avenir de la sélection du Nigeria. Sénégal : l’histoire du maillot blanc des « Lions » Les joueurs de la sélection de football du Sénégal, les « Lions », préfèrent revêtir le maillot blanc de la sélection - qui en possède un autre de couleur verte. Comme l’Italie par exemple avec son bleu, le Sénégal a une couleur de maillot qui ne fait pas partie des couleurs de son drapeau national (vert, jaune et rouge). Les grandes victoires du Sénégal ont été acquises avec le maillot blanc, notamment la qualification pour la CAN 1986 après 18 ans d’échec contre le Zimbabwe à Dakar, la qualification pour le Mondial 2002, la qualification pour la finale de la CAN 2002 à Bamako et la victoire historique contre la France en ouverture du Mondial 2002 à Séoul. Récemment, à la dernière CAN (en Egypte), les deux seules victoires sénégalaises ont été obtenues avec ce maillot, contre le Zimbabwe et la Guinée. Un débat s’est instauré : entre ceux qui croient au maillot porte-bonheur tandis que certains supporters des « Lions » ont demandé pourquoi l’équipe n’avait pas revêtu le maillot blanc contre l’Egypte en demi-finale (les joueurs de ce pays étaient vêtus d’un maillot rouge). La fédération n’a pas apporté de réponse à ceux qui disent que les Egyptiens ont pesé de leur poids auprès des officiels de la Confédération africaine de football, afin que les Sénégalais ne mettent pas le maillot blanc ce jour-là… Sénégal : le « football de vacances » plus riche et plus fréquenté que le championnat régulier Les « navétanes » (nom wolof tiré du substantif hivernage et qui désigne les matches lors de cette période au Sénégal) attirent plus de monde que le championnat national du Sénégal, lequel se joue dans une quasi indifférence en présence seulement de quelques rares inconditionnels. Pour la saison des « navétanes » 2005, dans le seul département de Dakar, il a été enregistré près de 900 000 entrées payantes. Les recettes tirées des guichets sont environ de 160 millions de francs CFA (plus de 245 000 euros) Un millier de matches a été joué dans les catégories hommes seniors, cadets et vétérans. A noter que presque chaque quartier dakarois a son équipe, souvent assez bien structurée et qui est l’affaire de tous les habitants. La seule ombre à ce phénomène qui a supplanté dans le cœur des populations les compétitions organisées par la fédération et les ligues est la violence entre supporters. Certaines rencontres se terminent parfois en bagarres malgré la présence des forces de police souvent en nombre insuffisant. Kouassi Guesdet | |||
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