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09/06/2006
Chronique Football

La colère des pays de l’Afrique australe contre les choix de la CAF

(MFI) Le Mozambique, la Namibie et le Zimbabwe ne sont pas du tout convaincus de la justesse des choix de la Confédération africaine de football (CAF) pour l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations en 2010. Ces trois pays qui viennent d’être éliminés de la course à l’attribution au profit de l’Angola, du Nigeria, de la Libye et du Gabon-Guinée Equatoriale (en co-organisation) accusent l’instance africaine de football de parti pris. « Nous sommes marginalisés » a déclaré le ministre des Sports mozambicain, Aneas Chigwedere, dont le pays a présenté un dossier bien ficelé, aux dires de certaines sources. Les nations de l’Afrique australe critiquent le fait que l’organisation de la coupe d’Afrique est trop souvent confiée aux pays du Nord et de l’Ouest du continent. Il est vrai que lors des dix dernières éditions, la compétition ne s’est déroulée qu’une fois en Afrique australe (en 1996 en Afrique du Sud). L’un des arguments qu’ils opposent à la CAF, c’est que l’Afrique australe est mieux pourvue en infrastructures que l’Afrique de l’Ouest. Autre critique, l’absence de transparence dans le choix des candidatures et enfin le fait d’avoir retenu le Gabon dans la short list alors que ce pays a récemment renoncé au dernier moment à l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations des féminines.

Jacques Anouma, nouveau membre du Comité exécutif de la FIFA

(MFI) En juin 2007, l’Ivoirien Jacques Anouma sera l’un des quatre représentants africains au comité exécutif de la FIFA. Agé de 54 ans, cet homme a plusieurs casquettes, il est le président de la Fédération ivoirienne de football et président de l’UFOA (Union des fédérations ouest-africaines de football). Démissionnaire de la Fédération ivoirienne de football en 1998, Jacques Anouma est devenu dans le civil directeur financier de la présidence de la République. Une position qui n’aurait pas été étrangère à son retour en force dans le football ivoirien. La qualification de son pays à la Coupe du monde l’a rendu célèbre. Suite à ce résultat, le président ivoirien Laurent Gbagbo l’a nommé ambassadeur et élevé au grade de commandeur dans l’ordre national de son pays. Jacques Anouma avait récemment déclaré : « la Côte d’Ivoire n’ira pas au mondial si la crise ne prend pas fin ». A la veille de la compétition, il a réactualisé sa « menace », avec la nuance qu’il s’agit cette fois de la finale du mondial. Une issue toutefois peu envisageable pour un pays qui dispute pour la première fois cette compétition.

Le Sénégalais Badara Mamaya Sène, l’homme qui monte à la CAF

(MFI) Ancien arbitre international, Badara Mamaya Sène, qui a dirigé la finale de la CAN 92 à Dakar entre la Côte d’Ivoire et le Ghana, a la haute main sur la commission des arbitres de la CAF. Homme de réseaux, Sène est depuis quelques années un vice-président presque inamovible de la fédération sénégalaise de football. La cinquantaine bien entamée (un âge qu’il ne porte pas au vu de son physique), l’homme a la réputation au Sénégal de faire et de défaire les arbitres internationaux. Au niveau continental, il a gagné du galon. Adoubé par le défunt Mawade Wade membre du comité exécutif de la CAF jusqu’à sa mort, il y a deux ans, Sène occupe une position de choix dans la désignation des arbitres. A la CAF, c’est un secret de polichinelle, la décision en matière d’arbitrage, surtout lors de la phase finale de la CAN, appartient au président Issa Hayatou. Mais les avis de Sène sont pris en considération par ce dernier d’autant plus que le président de la commission des arbitres, le Malien Diakité n’est pas membre de cette corporation. A la FIFA, Sène est un fidèle de Sadou Hayatou. Il a vécu durement la défaite du président de la CAF en 2002 au poste de président de l’instance mondiale et suit les traces du Camerounais qui est revenu dans les bonnes grâces de Sepp Blatter. Par ailleurs, Sène s’investit activement dans la politique de sa ville de Rufisque (à 30 km de Dakar).

Sierra Leone : le club de Mohamed Kallon sacré champion

(MFI) Il y a cinq ans, la plus grande star du football sierra léonais Mohamed Kallon (27 ans) achetait presque pour une bouchée de pain (25 000 dollars) le club de Sierra Fisheries. Sous sa nouvelle appellation Kallon FC, le club vient d’être sacré champion de football de la Sierra Leone pour la présente saison. L’ancien joueur de L’Inter de Milan et de l’AS Monaco qui évolue à Al Ittihad, un club saoudien, a su créer une émulation parmi ses jeunes joueurs en octroyant des primes et en prenant en charge les frais de fonctionnement de l’équipe. Le club sera engagé la saison prochaine en Ligue des champions. Son environnement va aussi évoluer puisque son propriétaire est en train d’édifier un club house et un stade. Ainsi Kallon FC sera le seul club du pays à disposer de telles infrastructures.

Joueurs « non partants » pour le Mondial avec des sélections africaines

(MFI) Certaines sélections africaines ont essayé de faire appel à des joueurs professionnels qui avaient des racines ou des relations avec le continent pour les intégrer dans leur équipe pour la coupe du monde. Le Togo, qui voulait renforcer sa défense, aurait fait appel à Valérien Ismaël, un joueur français qui évolue au Bayern de Munich. Ce dernier avait une épouse originaire de ce pays. A défaut de la France, Ismaël voulait plutôt jouer avec l’Allemagne. Le Ghana lui aussi avait sollicité James Harper, un sociétaire du club anglais de Reading. Harper a répliqué sèchement : « je ne connais pas la couleur de leur drapeau et ce n’est pas mon pays ». Le seul lien de Harper avec le Ghana est que sa mère est née dans ce pays. A l’inverse de ces deux derniers cas, la Tunisie a finalement convaincu David Jemmali, un footballeur des Girondins de Bordeaux dont le père est originaire de ce pays, à porter les couleurs des « Aigles de Carthage ». Autre cas, celui de Salomon Kalou, un footballeur d’origine ivoirienne, frère de l’international Bonaventure Kalou, qui tenait à jouer avec la sélection des Pays Bas où il évoluait dans le club de Feyenoord. Les autorités néerlandaises ne lui ont pas accordé le passeport qui lui aurait permis d’être sélectionné.

Kouassi Guesdet

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