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| 07/07/2006 | |||
| Chronique Football | |||
| Morceaux choisis du livre Carton rouge / les dessous troublants de la FIFA (MFI) Le football africain serait-il le lieu des pots de vin, des arrangements et des dessous-de-table ? Oui, si l’on en croit le livre du journaliste britannique Andrew Jennings paru aux éditions Presses de la Cité. L’auteur dénonce ainsi les agissements de Horst Dassler, le patron d’Adidas, qui par le biais de nombreux équipements offerts gratuitement aux pays africains, a pu influer sur le vote en faveur du Brésilien Joao Havelange à la présidence de la FIFA en 1974. Autre exemple, lors de la campagne électorale de Sepp Blatter en 1998 pour succéder à Havelange à la tête de la FIFA. Havelange, qui soutient la candidature Blatter, atterrit au Rwanda en avril 1998, officiellement pour honorer la mémoire du million de personnes massacrées lors du génocide quatre ans plus tôt. Mais explique l’ouvrage, « une fois cette formalité accomplie, Havelange en vint aux choses sérieuses. Il s’agissait de prendre à part les délégués des dix-sept fédérations de l’Afrique de l’Est et du Centre venus participer aux cérémonies (…) et de les surcharger de cadeaux (…) » pour faire basculer les voix de la région en faveur de Blatter. Dernier exemple, lors de la campagne électorale de Blatter pour sa réélection à la tête de la FIFA en 2002. Le premier programme du « projet Goal » a été lancé au Liberia en novembre 1999. Une attention que n’a pas oublié le président Charles Taylor, puisque le gendre du chef de l’Etat libérien, Edwin Snowe, président de la fédération libérienne, lui renvoit l’ascenseur en 2002. Celui-ci créé une association baptisée « Les amis de Blatter en Afrique » qui attaque les positions de son rival Issa Hayatou, en proclamant notamment que celui-ci « n’a rien fait pour aucun pays d’Afrique ». Après l’élection de Blatter en 1998, Snowe est récompensé par un poste au sein de l’université privée Johnson and Wales, à Denver, dans le Colorado. L’ouvrage révèle que la FIFA lui a alloué 50 000 dollars pour étudier le management sportif et l’organisation d’événements aux Etats-Unis. A son retour au Liberia, poursuit le livre, « Edwin Snowe se détourna du sport, démissionna de la présidence de la fédération et consacra ses nouveaux talents développés à prix d’or dans le management sportif à devenir directeur de la Liberia Petroleum Refining Company, firme d’Etat chargée des raffineries de pétrole ». Kouassi Guesdet EN BREF Le Botswanais Bhamjee convaincu de trafic de billets du Mondial (MFI) Membre des comités exécutif de la FIFA et de la CAF, le Botswanais Ismaël Bhamjee a été pris la main dans le sac au Mondial allemand. Il a vendu pour le triple de leur valeur nominale (300 euros pour 100 euros), douze tickets d’entrée du match Angleterre-Trinité et Tobago. Malheureusement pour lui, il a cédé ces tickets à des journalistes anglais qui, en fait, l’ont piégé. Dénoncé, le Botswanais a été prié sur-le-champ par la FIFA de quitter les lieux de la compétition. Dans le civil, Bhamjee (62 ans) est un directeur de société. Au titre de la FIFA, il reçoit comme membre du comité exécutif chaque année 100 000 dollars. De nationalité botswanaise, ce fils d’Indien originaire d’Afrique du Sud est estimé dans son pays. Il est l’un des pères fondateurs du sport botswanais, ancien président de la Fédération de football et du Comité national olympique. Il est également président de l’Union des fédérations de football d’Afrique australe forte d’une dizaine de pays. En janvier 2004, il avait brigué sans succès face au Camerounais Issa Hayatou, la présidence de la CAF (6 voix contre 46 à son adversaire). Il aurait été soutenu dans ce combat par le président de la FIFA, Sepp Blatter, qu’il avait soutenu en 2002 lorsque ce dernier s’était présenté pour sa réélection à Séoul. C’est pourquoi certains ont vite conclu que Bhamjee avait été lâché dans cette affaire par le président de la FIFA. Issa Hayatou ne garantit pas des stades pleins en Afrique du Sud en 2010 (MFI) Le président de la Confédération africaine de football, Issa Hayatou, n’assure pas le remplissage des stades dans quatre ans lors du Mondial sud-africain. Il rappelle que les stades n’étaient remplis en 1996 lors de la Coupe d’Afrique des nations que lorsque le pays hôte jouait. « Quatorze ans ont passé, j’espère que les mentalités ont changé ». Quant à la capacité de l’Afrique du Sud d’organiser le Mondial, il n’a aucun doute là-dessus : « C’est un pays qui remplit toutes les conditions ». Il estime aussi qu’en Afrique ce sont des pays comme l’Algérie, le Maroc et l’Egypte qui sont en mesure d’abriter la compétition. Selon le président de la CAF, l’Afrique organisera la Coupe du monde tous les 24 ans. Après l’Afrique du Sud en 2010, il faudra attendre 2034 pour voir un autre pays du continent accueillir la compétition. K. G. | |||
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