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| 21/07/2006 | |||
| Chronique Omnisports | |||
| Football : les bons comptes de la coupe du monde (MFI) On glosera encore longtemps sur les éventuelles retombées économiques de la coupe du monde sur l’Allemagne, ou sur le moral des consommateurs italiens et français (avant la finale…). Ce qui est sûr, c’est que le comité d’organisation a équilibré ses comptes avec 430 millions d’euros de recettes et autant de dépenses. Prévoyant, Franz Beckenbauer, grand ordonnateur de l’événement, a même prévu de vendre la pelouse du stade olympique de Berlin, où s’est déroulé la finale, en petits morceaux. Bref, tout le monde est content. L’Allemagne s’est fait une jolie image et la Fifa a garni ses comptes en banque. Sepp Blatter a donc pu se montrer, comme à son habitude, généreux avec les fédérations. L’Italie a empoché 15,5 millions d’euros pour son titre, la France 14,2 millions, l’Allemagne et le Portugal 13,6 millions. Au total, les 32 fédérations présentes ont perçu 190 millions d’euros. Même les arbitres ont profité de la fête. Celui de la finale, Horacio Elizondo est reparti avec 50 000 dollars et autant en défraiement. Football : les mauvais comptes de la coupe du monde (MFI) Manque de joueurs marquants, d’équipes offensives, d’envolées… Au final, les 64 rencontres ont engendré un total de 147 buts. Une moyenne de 2,29 par match, la plus mauvaise depuis 1990. Les deux éditions précédentes avaient respectivement comptabilisé 171 (moyenne de 2,61) et 161 (2,52) buts. Ce n’est sans doute pas un hasard si l’équipe allemande, portée par l’enthousiasme de ses supporters, est la plus offensive du tournoi avec 13 buts, celle qui a le plus frappé aux buts avec 113 tirs, celle qui a fait le plus de centres (202) et celle qui compte le meilleur buteur (Miroslav Klose avec 5 buts). L’Italien Gianluigi Buffon, impeccable en finale, est devenu le meilleur gardien de la compétition en terme de sauvetages (27). Le record de fautes commises revient à l’Allemagne et à la France (125 chacune). Si les Bleus sont si bien placés dans le classement des fautes commises, ils le doivent principalement à Henry, qui détient étrangement le record de la compétition (20). Avec un total de quatre cartons jaunes chacun, le Portugais Costinha et le Ghanéen Gyan sont les recordmen d’Allemagne 2006. Triste record qui en induit un autre : jamais, depuis vingt-cinq ans, les joueurs n’ont été autant sanctionnés avec une moyenne de 5,8 cartons par match ! Business: les équipementiers épinglés (MFI) Depuis quelques temps, Nike, Puma, Adidas, Lotto et tous les équipementiers communiquent pour expliquer à quel point tous œuvrent dans le sens de l’amélioration des conditions de travail des ouvriers qu’ils emploient, dans les pays à la main d’œuvre bien meilleur marché que celle d’Europe ou d’Amérique. C’est en partie vrai. Nike publie ainsi depuis 2005 la liste de ses usines sur son site Internet. Adidas a créé un indicateur de performances afin de mesurer comment ses fournisseurs se conforment aux exigences. Mais il reste beaucoup à faire. Dans un récent rapport, l’ONG Oxfam réclamait ainsi que l’on élabore de nouveaux critères salariaux, comme par exemple le minimum nécessaire pour faire vivre une famille. Pendant que la coupe du monde de foot affolait la planète, une famille indienne de Jalandhar, de Meerut ou pakistanaise de Sialkot (les trois plus gros centres de production de ballons) pouvait espérer gagner 17 euros par mois… Suite à l’interpellation du mouvement Global March Against Child Labour en 2002, la Fédération internationale de football (Fifa) avait adopté, avec la Fédération mondiale de l’industrie des articles de sport, un code de conduite afin de surveiller la fabrication des ballons. Selon Global March, la Fifa ne l’a pas fait appliquer et 10 000 enfants sont toujours employés à Jalandhar et Meerut. Pendant ce temps, chaque année, Nike paie 13,5 millions d’euros pour équiper le Brésil et Adidas débourse 1,5 million d’euros pour profiter de l’image de Zidane. Athlétisme : la bombe Carter (MFI) Deuxième course professionnelle, deuxième chrono de l’histoire sur 200 m ! Le 11 juillet 2006 à Lausanne, l’Américain Xavier Carter a fait une entrée fracassante dans l’athlétisme mondial avec un 19’’63 sidérant pour un inconnu de vingt ans, tout juste sorti du football américain. Avec ce temps, Carter s’intercale entre le 19’’32 de Michael Johnson et le 19’’68 de Frankie Fredericks réalisés en 1996. La performance de Carter laisse pantois, d’autant que les dérives dopantes du foot US entretiennent le doute sur ce type d’exploit. Carter n’avait pour bagage international qu’une victoire à Lucerne (10’’11 sur 100 m), cinq jours plus tôt. Comment expliquer cette explosion ? « Les conditions étaient idéales et Xavier, comme l’ensemble du plateau, en a tiré avantage, estime son entraîneur, Dennis Shaver. Il a fait du bon boulot, s’adaptant à l’environnement et restant concentré. » Simple ! Enfance difficile (ses deux meilleurs amis purgent une peine de prison à vie), dégaine de petite frappe, « X-Man » était la star universitaire américaine, élu meilleur athlète de l’année indoor et outdoor. Ce taciturne ne voulait pas choisir entre foot US et piste. Mais la pression de son équipementier et sa carrière délicate en football (19 matches en deux ans) l’ont décidé. Et aujourd’hui, il rêve très fort : « J’admire énormément Michael Johnson, dit-il, mais je pense que je peux le rattraper. J’ai le temps de me rapprocher des 19’’32. » | |||
| Matthias Rimane | |||
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