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| 13/11/2007 | |||
| Chronique Musique :Youssou N’Dour et Zap Mama | |||
| Youssou N’Dour : une couleur plus authentique (MFI) Le rossignol de Dakar revient sur le devant de la scène avec Rokku Mi Rokka (Warner) - Donner et recevoir en langue pulaar -, son douzième cd. Pour Youssou N’Dour, le nom de cet album fait référence à l’équilibre du monde : « les pays du sud ont beaucoup donné mais pas assez reçu. C’est la vérité ! Mais aussi, ils ont donné des choses qui nous reviennent comme le blues. En fait, quand les Africains sont partis, ils ont emmené leur musique. Et cet album s’inscrit dans la recherche de racines ». Outre ce constat, la star sénégalaise aborde d’autres sujets liés au continent africain. Ainsi Wake Up interpelle le monde : « Réveillez-vous, l’Afrique vous appelle ». Marqué par la présence de Neneh Cherry, ce morceau rappelle Seven Seconds, gros succès enregistré en 1994. Autre chanson significative, Baay Faal, consacrée à la confrérie mouride, la plus grande confrérie soufi du Sénégal. Cette inspiration très africaine se ressent également dans l’accompagnement dont les sonorités se veulent traditionnelles. Des saveurs qui ne se limitent pas au mbalax, rythme emblématique sénégalais. « Nous avons une palette de sons très large au Sénégal que j’ai voulu mettre en valeur sur cet album », précise le musicien. C’est ainsi qu’au fil des plages, on découvre la musique du nord du Sénégal, du désert, des frontières avec le Mali et la Mauritanie. Après une période pop africaine, l’artiste renoue avec une couleur plus authentique, qu’il avait déjà amorcée, en 2002, avec son album Nothing’s in vain. Une réussite musicale que le public ne va pas manquer d’apprécier. En tournée aux Etats-Unis jusqu’au 23 novembre 2007, Youssou N’Dour va également se produire en Afrique du Sud et en Egypte, les 24 et 26 novembre. Les univers sonores de Zap Mama (MFI) Que reste-il de l’esprit Zap Mama ? C’est la question que l’on se pose à l’écoute du dernier album de Marie Daulne, Supermoon, qu’elle a signé avec sa nouvelle maison de disque Heads Up International. A l’origine du fameux quintet de filles fondé en 1990, la chanteuse belgo-congolaise a tenu à conserver l’appellation Zap Mama même si elle poursuit l’aventure en solo. « Ce disque est un deuxième commencement aussi bien pour moi que pour ma carrière. C’est un disque très intime. J’ouvre la porte pour montrer qui je suis », explique l’artiste. Superbement accompagnée par des musiciens venus des quatre coins de la planète, comme le batteur Tony Allen, la bassiste Meshell Ndegeocello ou encore le guitariste David Gilmore, Marie Daulne explore de nombreux univers sonores. Le morceau d’ouverture, Go Boy, se veut très jazz, avec de beaux chorus vocaux. Gati fait un clin d’œil au soukouss congolais avec en plus une touche de chants pygmées. Et Kwenda lorgne du côté de l’afro-beat. Enfin Bee song appartient au registre soul. Point commun de toutes ces couleurs ? Le travail vocal de Marie Daulne reste irréprochable, créant des climats à la fois feutrés et puissants. Privilégiant l’usage de l’anglais même si quelques titres sont chantés en français, elle livre des messages joyeusement généreux. Comme Affection, ou la chanteuse ordonne le partage. Quant au titre de l’album, il parle de l’estime de soi avec ou sans diamants. « Dans un monde où tout se mesure à l’apparence, aux chiffres et à l’obsession de la célébrité, être une Supermoon semble bien plus suprêmement céleste et éternel que l’état transitoire de simple étoile », précise la Zap Mama. | |||
| Daniel Lieuze | |||
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