(MFI) Pour sa huitième édition, Banlieue Rythme, qui se déroule jusqu’au 4 mai à Guédiawaye, dans la périphérie de Dakar, fête les cinquante ans de carrière de Doudou Ndiaye Rose. Pour cet anniversaire, le maître tambourinaire du Sénégal se produit avec un bagad venu de la Bretagne française (formation traditionnelle composée de bombardes, de cornemuses et de percussions). Autre temps fort, le ballet Afro Koteban du Brésil avec la compagnie Yengoulène de Guédiawaye. Des rencontres croisées qui traduisent la volonté de ce festival, depuis ses débuts: défendre la pluralité culturelle. Parrainé, cette année, par Omar Pene, la grande voix sénégalaise, ce rendez-vous convie également les fameuses Go de Kotéba d’Abidjan qui font leur grand retour sur scène. Autre valeur sûre, Mokobé, le poids-lourd franco-malien du collectif 113.
Mais cette manifestation offre aussi un tremplin aux jeunes artistes, notamment les rappeurs d’ici et d’ailleurs. Parmi eux, Moustik défenseur d’un rap peulh, Hadjy de la Guinée-Conakry et Dj Grime venu d’Espagne jouent les MC’s au sein d’un atelier hip hop. En partenariat avec Pirineas Sur, le plus grand festival de musiques du monde en terre espagnole, ces sessions sont animées par Manu Gallo, la bassiste ivoirienne installée à Bruxelles. Réparti entre la Cité des enseignants, l’institut français Léopold Sedar Senghor et le stade Ibamar Diop de Dakar, Banlieue Rythme implique à la fois les populations de la capitale sénégalaise et celle de la ville de Guédiawaye. Avec près d’un million d’habitants, cette agglomération, créée en 1990 pour répondre à l’engorgement de la cité dakaroise, prouve son dynamisme culturel. Du moins en matière de musique.
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