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| 31/03/2009 | |||
| Sur les écrans Expérience africaine : aux sources du jazz | |||
| (MFI) Le nouveau film de Laurent Chevallier est sorti sur les écrans français le 25 mars 2009. Un documentaire qui suit de jeunes collégiens-musiciens partis à la rencontre de l’Afrique, berceau du jazz. | |||
| L’expérience africaine à laquelle le titre fait référence, c’est celle que sont appelés à vivre six adolescents, élèves du collège de jazz de Marciac, un petit village du sud de la France. Leur établissement accueille – c’est la première partie du film – les musiciens du groupe guinéen Folifo, composé des anciens musiciens de Momo Wandel, le doyen du jazz africain. Ces jeunes, qui ont la chance d’apprendre la musique dans un établissement unique en Europe, découvrent que l’on peut jouer… sans savoir lire une partition. Que la musique se vit, au-delà de se pratiquer… Qu’elle se transmet, d’un artiste à l’autre. Avec ces musiciens professionnels, les élèves se préparent pour un grand concert en public lors de la 30è édition du Festival Jazz in Marciac. Répétitions, émotions, trac… et succès. Dans une seconde partie, le documentaire donne à voir comment se construit le « match retour », à savoir le séjour en terre guinéenne de ces six jeunes gens à l’issue duquel un concert sera donné à Conakry. Avant le départ, une séance préparatoire au collège (« que savez-vous de la Guinée ») fera sourire, et parfois bondir (le Tchad et la Mauritanie, « proches » de la Guinée ?) le spectateur, tout en démontrant par l’absurde la nécessité de tels échanges pour lutter contre la méconnaissance et les clichés encore véhiculés, en France, sur l’Afrique… Une fois arrivés à Conakry, les adolescents découvrent un autre continent, d’autres modes de vie, avec la musique pour trait d’union et fil conducteur. Retour aux sources du jazz. Concert au centre culturel franco-guinéen. Répétitions, émotions, trac… et succès. Demain, une école d’afro-jazz à Conakry ? Tout l’intérêt du film de Laurent Chevallier est de laisser entrevoir l’évolution intérieure, parallèle au cheminement géographique, de ces jeunes qui s’ouvrent au monde. Une évolution qui peut orienter toute une future carrière. En ce sens, il s’agit davantage d’un film d’apprentissage que d’un film musical. Un peu comme si le réalisateur, qui eut la chance de croiser sur sa route un musicien exceptionnel, Momo Wandel – qui composa les musiques de plusieurs de ses films (dont L’Enfant Noir, Circus Baobab, Voyage au pays des peaux blanches) –, et un pays, la Guinée, « d’une richesse infinie », avait voulu à son tour offrir cette chance à ces adolescents. « Demain, précise Laurent Chevallier, j’espère une suite à ce film en créant, à Conakry, avec mes amis guinéens, la première école d’afro jazz dans laquelle, bien entendu, les acteurs de ce film seront les premiers concernés. Ce projet n’est qu’une petite pierre mais il me semble important de conserver, même faible, une lueur d’espoir dans cette période de crise internationale où le sort de l’Afrique semble être le cadet des soucis de ceux qui nous dirigent. » Oui, c’est important. Ariane Poissonnier Expérience africaine, un film documentaire de Laurent Chevallier, France - 2008 - 1h25. | |||
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