par David Kalfa (avec AFP)
Article publié le 06/05/2009 Dernière mise à jour le 06/05/2009 à 10:49 TU

Le jeune arrière palois, Lamine Sambe, lors d'une défaite de l'Elan béarnais face à Orléans.
(Photo : AFP/Alain Jocard)
« Je suis K.O. J'ai tout connu avec l'Elan béarnais. On était montés en 1973. Depuis, on est toujours restés dans l'élite. Là, on redescend. C'est une page qui se tourne. C'est peut-être la loi de la Nature, comme pour Béziers en rugby ou Saint-Etienne en football. C'est la fin d'une belle histoire pour un grand club. » Gérard Bouscarel, le Directeur sportif de L’Élan béarnais Pau-Lacq-Orthez (EBPLO), est effondré. Son club est relégué en Pro B, le championnat de France de deuxième division, après sa défaite 95-88 à Cholet dans le cadre de la 28e journée de Pro A (1ère division).
Sur un parquet glissant
C’est un nouveau monument du basket-ball national qui plonge à l’étage intérieur, après le CSP Limoges et Antibes. Pau-Orthez, c’est neuf titres de champion de France, une Coupe européenne Korac* et trente participations d’affilée aux joutes continentales (un record). Quatre joueurs NBA actuels sont passés par ses rangs : Boris Diaw, Johan Petro, Ian Mahinmi et Mickaël Pietrus.
Mais depuis cinq saisons, la formation paloise était sur la pente descendante. Elle avait déjà évité de peu la relégation en 2008 grâce à l’intervention d’un nouvel entraîneur, Laurent Mopsus. La reprise en main dans la foulée par le tandem Didier Gadou (ancien joueur emblématique devenu Président) et Claude Bergeaud (ex-coach de l’Elan devenu Directeur général) n’a pas eu l’effet escompté.
Reconstruire en Pro B
Des erreurs de recrutement, un effectif volontairement très (trop) jeune, plusieurs blessures et les difficultés de gestion de Jean-Aimé Toupane, entraîneur par la suite remplacé, ont précipité la chute de l’EBPLO. Laurent Mopsus, revenu pour sauver les meubles, n’a rien pu faire : « Je ne réalise pas trop l'impact de cette descente », a commenté le technicien après la défaite à Cholet. Mais on peut se regarder dans la glace. On s'est donnés à 200% pour arriver à se maintenir. »
Il faut désormais préparer la saison prochaine. Une perspective peu rassurante selon Gérard Bouscarel : « On dit que les grands clubs ne meurent jamais, j'espère que ce sera le cas pour l'Elan. Les plus hautes instances du club ont peut-être anticipé la saison prochaine mais moi, je ne peux rien prévoir. » Triste issue pour un club qui a fêté son centenaire en 2008 et qui est un fournisseur majeur de joueurs pour l'équipe de France.