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Birmanie

Le CICR dénonce les exactions

par  RFI

Article publié le 29/06/2007 Dernière mise à jour le 29/06/2007 à 17:37 TU

La capitale Rangoon a été transférée au centre du pays, près de Pyinmana.(Carte : RFI)

La capitale Rangoon a été transférée au centre du pays, près de Pyinmana.
(Carte : RFI)

La Croix-Rouge internationale dénonce à son tour les violations «graves» des droits de l'homme en Birmanie. C'est son président, Jakob Kellenberger, qui est lui-même monté en première ligne, devant les journalistes, ce vendredi à Genève, pour dénoncer en particulier la réquisition de prisonniers par l'armée dans ses opérations contre les guerillas, dans les régions frontalières de la Thaïlande. Le réquisitoire est ferme et la démarche rarissime.

Elle l'avait fait pour la prison irakienne d'Abou Ghraïb, tant le scandale était énorme. La Croix-Rrouge internationale a de nouveau rompu avec sa discrétion habituelle. Cette fois, pour mettre en accusation la junte birmane.

Le CICR, qui s'appuie sur le travail de ses employés, stigmatise «le recours persistant» à des prisonniers par les militaires dans leurs opérations contre les guerillas, Karen notamment, dans le sud-est du pays, près de la frontière thaïlandaise.

Des détenus, affamés, contraints par milliers depuis des années à porter du matériel, jusqu'à l'épuisement. Parfois poussés dans des champs de mines, devant les soldats.

Le président de la Croix-Rouge internationale a dit son «dégoût», face à ces pratiques «instutionnalisées» par l'armée birmane, qu'il a aussi stigmatisée pour les souffrances immenses infligées aux populations civiles, dans ces zones de guerre. Des villageois violentés, chassés de chez eux, privés de vivres par les destructions à large échelle de leurs réserves.

Jakob Kellenberger a aussi dit sa colère, face au refus du régime birman d'engager des discussions pour mettre un terme à ces exactions.

L'impasse est totale depuis un an et demi, depuis que Rangoon a interdit l'accès de ses prisons au CICR, qui a donc décidé de parler...