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Guatemala

Une campagne électorale sous le signe de la violence

Article publié le 11/08/2007 Dernière mise à jour le 11/08/2007 à 03:15 TU

La campagne électorale pour l’élection présidentielle guatémaltèque qui se tiendra le 9 septembre prochain se transforme en champ de bataille. C'est à coups de pistolets et de rafales de mitraillettes que les partis veulent leurs candidats et leurs projets. C’est la première fois depuis l’époque des dictatures militaires que le pays connaît une telle violence pendant une campagne électorale.
République du Guatemala. Superficie: 108 890 km². Population: 12,6 millions.(Carte : RFI)
République du Guatemala. Superficie: 108 890 km². Population: 12,6 millions.
(Carte : RFI)

Avec notre correspondant en Amérique centrale, Patrice Gouy

Jamais le Guatemala n'avait connu une campagne électorale aussi violente depuis l'époque des dictatures militaires et du retour de la démocratie en1985. En moins de trois mois, 41 personnes, entre militants politiques et candidats, ont été assassinées. Le parti du prix Nobel de la Paix, Rigoberta Menchu, a été attaqué trois fois cette semaine, le corps de Carlos de Léon, son candidat pour la région de San Marcos, dans le nord est du pays, a été retrouvé dans le coffre de sa propre voiture avec 2 balles dans la tête, entouré du drapeau de son parti.

Avant-hier, des hommes armés ont mitraillés les locaux du Prix Nobel de la paix, blessant légèrement ses deux gardes du corps et ses deux filles. Mais c'est le parti d'Alvaro Colomb, le candidat à la présidentielle le mieux placé, qui a payé le plus lourd tribu à cette violence : 18 de ses militants et candidats ont été assassinés.

Pour les autorités, il ne fait aucun doute que les anciens groupes paramilitaires et les trafiquants de drogue se sont immiscés dans la campagne électorale. La violence sera le premier dossier du prochain président. Elle touche toutes les couches de la société. Plus de 6 000 personnes ont été assassinées l'an dernier.