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Immigration

L'Espagne en crise propose à ses immigrés de rentrer chez eux

Article publié le 19/09/2008 Dernière mise à jour le 19/09/2008 à 20:41 TU

Des candidats à l'immigration africains arrivent sur l'île de Tenerife, dans l'archipel espagnol des Canaries, le 18 septembre 2008.(Photo : Reuters)

Des candidats à l'immigration africains arrivent sur l'île de Tenerife, dans l'archipel espagnol des Canaries, le 18 septembre 2008.
(Photo : Reuters)

Le gouvernement socialiste espagnol confirme son revirement en matière de politique d'immigration. Poussé par la crise économique et la montée du chômage, il a approuvé un plan de retour volontaire pour les immigrés souhaitant rentrer dans leur pays. Ces derniers pourront toucher des indemnités de chômage, mais à condition de s'engager à ne pas revenir en Espagne pendant 3 ans. D’après les autorités, quelque 100 000 personnes pourraient en bénéficier.

Avec notre correspondant à Madrid, François Musseau

Fini l’eldorado espagnol des années de prospérité lorsque Madrid avait besoin de main d’œuvre et accueillait à bras ouverts les étrangers. Aujourd’hui, le gouvernement pousse ses immigrés dans l’autre sens, hors de l’Espagne, vers leur pays d’origine.

La crise est là, la récession pointe son nez, et le taux de chômage est passé au-dessus de la barre des 10%. Sans compter que, selon un récent sondage, deux Espagnols sur trois pensent qu’il y a « trop d’immigrés dans leur pays ». Les socialistes au pouvoir n’entendent pas les chasser, mais les inciter à partir en échange de compensations.

Tout étranger disposé à quitter l’Espagne pendant au moins trois ans, pourrait recevoir l’intégralité de ses indemnités de chômage en deux versements : le premier de 40%, avant le départ, et le deuxième de 60%, une fois qu’il aura regagné son pays.

Condition préalable : avoir ses papiers en règle et être issu d’un pays qui a des accords avec l’Espagne. Les Marocains et les Equatoriens son les principales cibles.

Reste à savoir si les candidats seront nombreux, beaucoup ayant déjà fait leur vie en Espagne.