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Turquie / Russie

Lancement du projet South Stream

Article publié le 07/08/2009 Dernière mise à jour le 07/08/2009 à 01:36 TU

Le Premier ministre russe Vladimir Poutine (g) et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, lors de la conférence de presse ayant suivie la signature des accords entre les deux pays, le 6 août.(Photo : Umit Bektas/Reuters)

Le Premier ministre russe Vladimir Poutine (g) et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, lors de la conférence de presse ayant suivie la signature des accords entre les deux pays, le 6 août.
(Photo : Umit Bektas/Reuters)

Ankara a autorisé Moscou à entreprendre les études pour réaliser le gigantesque gazoduc South Stream qui reliera la Russie à l'Europe  par la mer Noire, en contournant l'Ukraine, source de problèmes pour le pouvoir russe. La cérémonie de signature a eu lieu jeudi à Ankara, entre le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue russe Vladimir Poutine et en présence de Silvio Berlusconi. L'opérateur italien ENI est en effet avec Gazprom, le principal maître d'oeuvre de South Stream. Si le calendrier est repecté, les études commenceront en novembre et la construction elle-même un an plus tard.

Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion

Avec la signature de cette vingtaine d’accords, particulièrement dans le domaine de l’énergie, « la Turquie est devenue un partenaire stratégique de la Russie », s’est félicité le Premier ministre Erdogan, rappelant que le géant russe est désormais le premier acteur économique dans son pays, qui est lui à la 5e place en Russie.

La confiance et l’amitié « qui ont mené les discussions entre les deux Etats pour en arriver à ce stade se traduira d’ailleurs par des sommets annuels désormais, et l’établissement d’un collège et d’une université turco-russe en Turquie ».

Offre diversifiée

Mais le plus important à court terme est le lancement du gazoduc South Stream qui fournira l’Europe du sud en gaz russe. Poutine et Erdogan, d’un bel ensemble, ont souligné que ce projet n’est pas concurrent au gazoduc Nabucco, qui vient tout juste d’être lancé et qui passera aussi par la Turquie, et que l’on considère généralement comme une alternative au projet russe.

« Les deux projets pourront cohabiter », a dit le Premier ministre russe, et sécuriser l’approvisionnement, et pour Monsieur Erdogan, c’est une offre diversifiée qui risque de ne même pas suffire aux futurs besoins européens.