Football
Choc de titans
La finale aller de la coupe d'Afrique des vainqueurs de coupe 2000 oppose ce dimanche deux des plus grands noms du football africain : le Zamalek du Caire et le Canon de Yaoundé.
Quadruple lauréat de la coupe des clubs champions û exploit inégalé à ce jour û le Zamalek accueille, dimanche soir au stade international du Caire, un de ses pairs, comme lui quatre fois vainqueur d'une épreuve africaine (trois coupes des champions et une coupe des coupes) le Canon de Yaoundé. Ce sont deux légendes qui vont s'affronter. La première, camerounaise, a régné pendant les années 70, en s'imposant comme le club numéro un d'Afrique, à égalité avec le Hafia de Conakry ; la deuxième, égyptienne, en signant quatre succès (84, 86, 93, 96) dans la plus prestigieuse des compétitions réservées aux clubs.
Ces deux équipes font partie des très rares à avoir réellement conquis l'ensemble du public africain. Si on réalisait un sondage dans les différents pays du continent, il est évident que leurs noms seraient régulièrement cités aux côtés d'une petite demi-douzaine d'autres. Pour autant cette confrontation, aujourd'hui, n'a pas le même piment qu'elle aurait eu si on était vraiment assuré de retrouver un Zamalek et un Canon au meilleur de leur rendement. La tentation est toujours forte de présenter une rencontre en fonction du prestige et de la notoriété des équipes, en faisant abstraction de la valeur du moment.
Deux clubs en quête de leur splendeur passée
Choc de titans en regard du palmarès, la finale de la coupe des coupes l'est peut-être un peu moins si l'on prend en compte les performances des deux équipes ces dernières saisons. Champion d'Egypte pour la dernière fois en 1993, le Zamalek a toujours, depuis, subi la loi de son grand rival Al Ahli. Cette saison, il a même concédé la deuxième place qui était la sienne depuis 1995 à Ismaïly, finaliste de la coupe de la Caf.
Pour le Canon de Yaoundé, c'est pire. Neuf fois champion national, son dernier titre remonte à 1991. Cette année, il n'a terminé que septième de la compétition nationale. Le grand Canon ne tonne plus comme naguère. Un constat qui vaut pour l'ensemble des clubs camerounais dont, curieusement, la domination en Afrique a cessé, lorsque l'équipe nationale a commencé à s'imposer au début des années 80. Rappelons que la dernière finale continentale disputée par un club camerounais remonte à 1984. Cette année-là, le Canon s'était incliné en coupe des coupes, aux tirs au but, face au ténor égyptien, Al Ahli. Inversera-t-il le résultat cette année ? Ce n'est pas impossible.
Le Canon est, en effet, invaincu cette saison dans la compétition. En huit rencontres, il a remporté six succès dont deux à l'extérieur, pour seulement deux matches nuls. Il a inscrit seize buts et n'en a encaissé que quatre. Le parcours du Zamalek a été un peu plus laborieux avec 4 victoires, 4 nuls et deux défaites, 13 buts marqués et six buts encaissés. Le club cairote a même frôlé le pire en huitième de finale contre Coffee, une modeste formation éthiopienne, qui l'a contraint à l'épreuve des tirs au but.
De toute évidence, après ce qui vient d'être souligné, la première manche au Caire sera décisive. Les Cairotes doivent s'imposer par une marge minimum de deux buts s'ils veulent gagner un cinquième trophée. Dans une hypothèse contraire, on voit mal comment les Cairotes pourraient s'y prendre pour enrayer les tirs d'un Canon qui rêve, comme tous les Camerounais de terminer l'an 2000 en apothéose après les deux titres conquis par l'équipe nationale A et l'équipe nationale Espoirs. Attention au dicton «jamais deux sans trois».A cet effet, le club camerounais a fait appel à Jean Paul Akono, «l'homme en or» de Sydney pour superviser l'équipe. En espérant que sa réussite personnelle rejaillisse sur le club dont il a brillament porté le maillot dans les années 70.
Ces deux équipes font partie des très rares à avoir réellement conquis l'ensemble du public africain. Si on réalisait un sondage dans les différents pays du continent, il est évident que leurs noms seraient régulièrement cités aux côtés d'une petite demi-douzaine d'autres. Pour autant cette confrontation, aujourd'hui, n'a pas le même piment qu'elle aurait eu si on était vraiment assuré de retrouver un Zamalek et un Canon au meilleur de leur rendement. La tentation est toujours forte de présenter une rencontre en fonction du prestige et de la notoriété des équipes, en faisant abstraction de la valeur du moment.
Deux clubs en quête de leur splendeur passée
Choc de titans en regard du palmarès, la finale de la coupe des coupes l'est peut-être un peu moins si l'on prend en compte les performances des deux équipes ces dernières saisons. Champion d'Egypte pour la dernière fois en 1993, le Zamalek a toujours, depuis, subi la loi de son grand rival Al Ahli. Cette saison, il a même concédé la deuxième place qui était la sienne depuis 1995 à Ismaïly, finaliste de la coupe de la Caf.
Pour le Canon de Yaoundé, c'est pire. Neuf fois champion national, son dernier titre remonte à 1991. Cette année, il n'a terminé que septième de la compétition nationale. Le grand Canon ne tonne plus comme naguère. Un constat qui vaut pour l'ensemble des clubs camerounais dont, curieusement, la domination en Afrique a cessé, lorsque l'équipe nationale a commencé à s'imposer au début des années 80. Rappelons que la dernière finale continentale disputée par un club camerounais remonte à 1984. Cette année-là, le Canon s'était incliné en coupe des coupes, aux tirs au but, face au ténor égyptien, Al Ahli. Inversera-t-il le résultat cette année ? Ce n'est pas impossible.
Le Canon est, en effet, invaincu cette saison dans la compétition. En huit rencontres, il a remporté six succès dont deux à l'extérieur, pour seulement deux matches nuls. Il a inscrit seize buts et n'en a encaissé que quatre. Le parcours du Zamalek a été un peu plus laborieux avec 4 victoires, 4 nuls et deux défaites, 13 buts marqués et six buts encaissés. Le club cairote a même frôlé le pire en huitième de finale contre Coffee, une modeste formation éthiopienne, qui l'a contraint à l'épreuve des tirs au but.
De toute évidence, après ce qui vient d'être souligné, la première manche au Caire sera décisive. Les Cairotes doivent s'imposer par une marge minimum de deux buts s'ils veulent gagner un cinquième trophée. Dans une hypothèse contraire, on voit mal comment les Cairotes pourraient s'y prendre pour enrayer les tirs d'un Canon qui rêve, comme tous les Camerounais de terminer l'an 2000 en apothéose après les deux titres conquis par l'équipe nationale A et l'équipe nationale Espoirs. Attention au dicton «jamais deux sans trois».A cet effet, le club camerounais a fait appel à Jean Paul Akono, «l'homme en or» de Sydney pour superviser l'équipe. En espérant que sa réussite personnelle rejaillisse sur le club dont il a brillament porté le maillot dans les années 70.
par Gérard Dreyfus
Article publié le 24/11/2000
