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Eto’o : aide-toi, Samuel t’aidera

Samuel Eto'o: une vie après les matchs.(Photo: Fecafoot)
Samuel Eto'o: une vie après les matchs.
(Photo: Fecafoot)
Connu comme l’un des meilleurs attaquants au monde, le jeune footballeur camerounais Samuel Eto’o n’est pas insensible aux causes humanitaires.

Actuel leader des buteurs du championnat espagnol (la Liga), Samuel Eto’o fils est un redoutable buteur. Il est même considéré comme l’un des plus efficaces devant les buts. Puissant, véloce, rusé et technique, il est capable, par la soudaineté de ses démarrages et la précision de ses tirs, de déstabiliser n’importe quelle défense, de mettre n’importe quel gardien de but en difficulté.  

Samuel Eto’o vit pleinement son football à Barcelone en Espagne, mais aussi au Cameroun lorsqu’il porte le maillot de l’équipe nationale. Samuel est un inconditionnel des « Lions indomptables », une sélection qui lui apporte autant d’émotions et de fierté que son appartenance à un club mondialement connu. Aussi affirme-t-il souvent qu’il vit au sein du Barça, « quelque chose d’unique ». Dans l’équipe dont Juan Laporta est le tout-puissant président, la collégialité et la convivialité, dit-il, existent aussi bien sur le terrain qu’en dehors de la compétition. Au sein des « Lions indomptables », entouré de vieux briscards qui ont tant donné à la sélection, il cultive la même passion. Dans la victoire comme dans la défaite.

Le joueur du Barça n’a pas oublié son enfance à Douala

Lorsqu’il n’est pas sur un terrain de football, dans les vestiaires ou en famille, Samuel Eto’o montre une disponibilité et un altruisme surprenants pour un professionnel qui passe quotidiennement des heures à s’entraîner. Malgré son jeune âge, il confirme chaque jour sa tendance à voler au secours des autres et en particulier de l’enfance malheureuse. Il est persuadé, et le répète souvent, que si d’autres personnes ne lui étaient pas venues en aide, à lui et à sa famille, jamais il ne serait là où il savoure aujourd’hui le privilège d’être un sportif de l’élite mondiale, riche et reconnu.

Il suffit de voir jouer Samuel Eto’o pour comprendre que le jeune fauve aux réactions parfois épidermiques, impétueux et assoiffé de buts, est dans le fond, tout le contraire d’une brute épaisse. Il est souvent le premier à présenter ses excuses pour un tacle trop appuyé ou prompt à s’interposer pour éviter des accrochages musclés entre adversaires. Le garçon a donc aussi du cœur. Et c’est ce cœur là qu’il met au service des autres.

Eradiquer le Noma qui défigure les enfants

Ce que l’on sait moins que ses coups de patte victorieux dans les surfaces de réparation, c’est son profond engagement auprès des enfants malades et en particulier, ceux souffrant de cette redoutable pathologie handicapante qu’est la maladie du Noma (cancrum oris), une pathologie d’origine infectieuse qui sévit en Inde, en Amérique latine et en Afrique et qui montre tant d’enfants africains défigurés au niveau de la muqueuse buccale, sans joues, sans paupières et sans lèvres souvent. En se souvenant de son enfance et des conditions généralement difficiles dans lesquelles sont élevés bon nombre d’enfants sur le continent, Samuel Eto’o s’était écrié un jour : «Quand je pense que j’aurais pu être touché par cette maladie ! ». Alors, il a décidé d’être aux côtés de ceux qui luttent contre le Noma, de faire tout ce qu’il peut pour aider à l’éradication de cette affreuse maladie. Il a donc accepté d’être ambassadeur de l’UNICEF et travaille par ailleurs avec la Fondation Campaner contre le Noma, une structure très présente au Niger et fondée en 1966 par l’Espagnol Pep Campaner (« l’Africain blanc ») et son épouse.

Ne le remerciez pas !

Ce travail en direction des enfants victimes de la fente labio-palatine s’accompagne, chez Samuel Eto’o, d’un intérêt certain pour toutes les catastrophes qui frappent notre planète. Il a ainsi participé au match de charité au profit des sinistrés indonésiens du tsunami du 26 décembre 2004 qui a provoqué tant de dégâts matériels et fait des milliers de victimes.

Tel est le garçon qui va, dans quelques jours, aider la sélection camerounaise à faire oublier la lourde désillusion née de son élimination inattendue de la phase finale de la Coupe du monde en Allemagne. Celui qui a compris que lutter contre le Noma, c’est se battre pour faire revenir le sourire d’un enfant mène une vie raisonnable. Et ne le remerciez surtout pas pour ce qu’il fait de bon cœur. Offrez-lui juste, si vous en avez l’occasion, un jus de fruit, boisson dont il raffole autant que les buts qu’il ne cesse de marquer.


par Dave  Wilson

Article publié le 16/01/2006 Dernière mise à jour le 16/01/2006 à 19:56 TU

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