Irak
Le mausolée de Samarra visé par un attentat
(Photo : AFP)
En prenant pour cible l'un des lieux saints les plus sacrés du chiisme en Irak, les auteurs de cet attentat savent avec une quasi certitude l'onde de choc qu'il va provoquer. Et tel est le but recherché par les groupes armés sunnites les plus radicaux, maintenir le pays en situation de chaos sécuritaire.
C'est la deuxième fois que la mosquée d'or de Samarra est ainsi prise pour cible. En février 2006, la destruction du dôme de cet édifice qui abrite les tombeaux des dixième et onzième imams vénérés par les chiites, avait déclenché des violences interconfessionnelles sans précédent.
Ce mercredi, un représentant du chef radical chiite Moqtada Sadr dont la milice, l'armée du Maadi représente actuellement la plus importante force armée chiite, a lancé un appel au calme.Le gouvernement a de son côté ordonné la mise en place d'un couvre-feu dans la capitale, Bagdad, pour tenter d'empêcher des opérations de représailles. Il faut dire que les affrontements entre sunnites et chiites auraient fait l'an dernier, selon les Nations unies, près de 35 000 morts dont 16 000 pour la seule capitale. Et, en dépit du plan de sécurisation adopté par les forces américaines et irakiennes, le nombre de morts a progressé dé 30% pour le seul mois de mai. L'attentat de Samarra a, dans ce contexte, toutes les chances d'attiser cette violence.
avec Franck Weil-Rabaud
Article publié le 13/06/2007 Dernière mise à jour le 13/06/2007 à 10:17 TU