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Reportage photo

Pakistan : la malédiction des Bhutto

par Stéphane Lagarde, Manu Pochez

Article publié le 09/01/2008 Dernière mise à jour le 09/01/2008 à 13:02 TU

Le 27 décembre, Benazir Bhutto était assassinée dans la banlieue d’Islamabad. Ancien Premier ministre elle était revenue au pays après huit ans d’exil pour mener la campagne du Parti du peuple pakistanais (PPP) aux législatives. Sa mort a entraîné de terribles émeutes, et particulièrement dans la province du Sindh dans le Sud du pays, où se trouve l‘immense propriété familiale aujourd’hui marquée par un nouveau deuil. Comme son père et ses deux frères, Benazir Bhutto a été assassinée, et le PPP se retrouve orphelin.
Le fief des Bhutto se trouve à Nodero dans le district de Larkana, à huit heures de voitures de Karachi la grande mégalopole du Sud du Pays. La marque du clan est partout et notamment sur ces panneaux en dur à l’entrée de cette ville agricole aux rues poussiéreuses. Les Bhutto sont des seigneurs de la terre, ils possèdent des centaines d’hectares dans la région.    (Photo : Manu Pochez)

Le fief des Bhutto se trouve à Nodero dans le district de Larkana, à huit heures de voitures de Karachi la grande mégalopole du Sud du Pays. La marque du clan est partout et notamment sur ces panneaux en dur à l’entrée de cette ville agricole aux rues poussiéreuses. Les Bhutto sont des seigneurs de la terre, ils possèdent des centaines d’hectares dans la région.
(Photo : Manu Pochez)

Le mausolée familial Ghari Khuda Baksh ou repose désormais Benazir Bhutto, aux cotés de son père et de ses deux frères assassinés. Zulfiqar Ali Bhutto, fondateur du Parti du Peuple Pakistanais et premier ministre. Il a été renversé en 1977 par le général Zia Ul-Haq puis pendu deux ans plus tard. Mais le père de Benazir Bhutto a également perdu ses deux fils, Shanawaz empoisonné alors qu’il se trouvait à Cannes dans le Sud de la France, et Murtaza Bhutto tué par la police devant sa maison à Karachi, il y a un peu plus de dix ans.

    

(Photo : Manu Pochez)

Le mausolée familial Ghari Khuda Baksh ou repose désormais Benazir Bhutto, aux cotés de son père et de ses deux frères assassinés. Zulfiqar Ali Bhutto, fondateur du Parti du Peuple Pakistanais et premier ministre. Il a été renversé en 1977 par le général Zia Ul-Haq puis pendu deux ans plus tard. Mais le père de Benazir Bhutto a également perdu ses deux fils, Shanawaz empoisonné alors qu’il se trouvait à Cannes dans le Sud de la France, et Murtaza Bhutto tué par la police devant sa maison à Karachi, il y a un peu plus de dix ans.
(Photo : Manu Pochez)

A l’entrée de la propriété du clan, des détecteurs de métaux ont été installés. Une trentaine d’hommes en armes garde en permanence la porte principale, de nombreux autres sont postés le long des murs d’enceintes et dans les cours.  (Photo : Manu Pochez)

A l’entrée de la propriété du clan, des détecteurs de métaux ont été installés. Une trentaine d’hommes en armes garde en permanence la porte principale, de nombreux autres sont postés le long des murs d’enceintes et dans les cours.
(Photo : Manu Pochez)

Le clan élève des antilopes « cervicapres », symboles de la province. L’animal le plus rapide du monde n’a pas permis d’échapper à la « malédiction ».(Photo : Manu Pochez)

Le clan élève des antilopes « cervicapres », symboles de la province. L’animal le plus rapide du monde n’a pas permis d’échapper à la « malédiction ».
(Photo : Manu Pochez)

Devant la propriété, des affiches saluent encore le retour de l’ex-Premier ministre après 8 ans d’exil entre Londres et Dubaï.(Photo : Manu Pochez)

Devant la propriété, des affiches saluent encore le retour de l’ex-Premier ministre après 8 ans d’exil entre Londres et Dubaï.
(Photo : Manu Pochez)

Sur la route qui mène à Larkana depuis Karachi, les traces des trois jours d’émeutes qui ont suivi l’assassinat de Benazir Bhutto sont encore visibles. Ici, des bus ont été incendiés, les stations d’essence ont été fermées et surveillées par l’armée. Des postes de la police des autoroutes ont été attaqués, et aux péages tous les personnels ont déserté.(Photo : Manu Pochez)

Sur la route qui mène à Larkana depuis Karachi, les traces des trois jours d’émeutes qui ont suivi l’assassinat de Benazir Bhutto sont encore visibles. Ici, des bus ont été incendiés, les stations d’essence ont été fermées et surveillées par l’armée. Des postes de la police des autoroutes ont été attaqués, et aux péages tous les personnels ont déserté.
(Photo : Manu Pochez)

Au lendemain du meurtre de son leader, toute la province du Sindh s’est soulevée. 16 000 paramilitaires ont été déployés avec ordre de « tirer à vue » . Dans la ville de Larkana toutes les banques ont été attaquées, ainsi que des maisons d’assurance et certains bâtiments publics.
(Photo : Manu Pochez)

Au lendemain du meurtre de son leader, toute la province du Sindh s’est soulevée. 16 000 paramilitaires ont été déployés avec ordre de « tirer à vue » . Dans la ville de Larkana toutes les banques ont été attaquées, ainsi que des maisons d’assurance et certains bâtiments publics.
(Photo : Manu Pochez)

Un mélange de Salma Hayek et de sa tante Benazir, Fatima Bhutto fait partie de la branche dissidente de la famille. Elle se méfie du poids de «&nbsp;l’héritage Bhutto&nbsp;». Journaliste au grand quotidien de Karachi <em>The News</em>, et engagée notamment pour les droits des femmes pakistanaises, elle attend patiemment son tour.(Photo : S.Lagarde)

Un mélange de Salma Hayek et de sa tante Benazir, Fatima Bhutto fait partie de la branche dissidente de la famille. Elle se méfie du poids de « l’héritage Bhutto ». Journaliste au grand quotidien de Karachi The News, et engagée notamment pour les droits des femmes pakistanaises, elle attend patiemment son tour.
(Photo : S.Lagarde)

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Le mausolée familial Ghari Khuda Baksh, où repose désormais Benazir Bhutto, aux cotés de son père et de ses deux frères assassinés. Zulfiqar Ali Bhutto, fondateur du Parti du peuple pakistanais et Premier ministre. Il a été renversé en 1977 par le général Zia Ul-Haq, puis pendu deux ans plus tard. Mais le père de Benazir Bhutto a également perdu ses deux fils, Shanawaz, empoisonné alors qu’il se trouvait à Cannes dans le Sud de la France, et Murtaza Bhutto tué par la police devant sa maison à Karachi, il y a un peu plus de dix ans.

    
(Photo : Manu Pochez)

Grand reportage

Pakistan, reportage dans la province du Sindh, fief du clan Bhutto

09/01/2008

Dossier spécial