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Russie

Fin officielle de la campagne électorale

Article publié le 01/03/2008 Dernière mise à jour le 01/03/2008 à 07:33 TU

Une vue du Kremlin.(Photo : wikimedia)

Une vue du Kremlin.
(Photo : wikimedia)

Les Russes votent dimanche pour élire le successeur de Vladimir Poutine. Le vainqueur est déjà connu : Dmitri Medvedev, premier vice-Premier ministre, adoubé par le chef du Kremlin. Un scrutin joué d'avance à l'issue d'une non-campagne.

Avec notre correspondant à Moscou, Thierry Parisot

Jour de silence, ce samedi, à Moscou. La campagne est terminée et les candidats n'ont pas le droit de faire de déclaration. Jour de silence, comme tous les autres jours, finalement, car il n'y a pas eu de campagne électorale en Russie.

L'opposition libérale n'a même pas pu faire enregistrer un de ses représentants. Elle essaie de parler, pour dénoncer le scrutin de dimanche, « une farce électorale », dit-elle mais elle est inaudible. Les medias ne reprennent pas ses propos. Les opposants ne sont invités sur aucun plateau de télévision. Silence, donc.

Dmitri Medvedev, le candidat du Kremlin, est assuré de la victoire. Alors, pourquoi faire campagne ?  L'actuel vice-Premier ministre s'est juste assuré une couverture médiatique quotidienne, sans la moindre possibilité de confrontation d'idées ou de débats contradictoires. Car officiellement, les télévisions suivaient le responsable gouvernemental, en plein travail, et non pas le candidat.

Une fois pour toute, au début de l'année, Dmitri Medvedev a fait savoir qu'il n'avait pas de temps à perdre dans des meetings ou dans des débats. Silence, donc...

Silence quand un journaliste indélicat a voulu briser cette semaine en posant quelques questions spontanées, au candidat Medvedev en déplacement en province. Et il a reçu pour toute réponse : « faxez-moi vos questions, je vous répondrai après le scrutin ».

(Photo : AFP)