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JO de Pékin / Tibet

Un parcours placé sous haute sécurité

Article publié le 21/06/2008 Dernière mise à jour le 21/06/2008 à 14:44 TU

Trois mois après de violentes émeutes, Lhassa a accueilli samedi le relais de la torche olympique pour une étape controversée. La capitale du Tibet reste toujours fermée aux touristes étrangers et étroitement surveillée. Certains habitants ont reçu l'ordre de rester à la maison. D'autres, choisis par les autorités et dûment accrédités, ont en revanche acclamé la flamme.

Le passage de la flamme olympique a été entouré d'un important dispositif de sécurité à Lhassa, la capitale du Tibet, le 21 juin 2008.(Photo : Reuters)

Le passage de la flamme olympique a été entouré d'un important dispositif de sécurité à Lhassa, la capitale du Tibet, le 21 juin 2008.
(Photo : Reuters)

Avec notre correspondant à Pékin, Marc Lebeaupin

Beaucoup de journalistes à Pékin ont dû se contenter de suivre le parcours de la flamme olympique à la télévision. Le Tibet est en effet toujours interdit aux visiteurs étrangers, et encore plus à la presse, en dépit des promesses faites par Pékin.

Seuls quelques journalistes ont été autorisés à se rendre sur place dans le cadre d’une visite très contrôlée, organisée par les autorités chinoises. Le parcours de la torche a donc débuté ce matin vers 9 heures locales par une courte cérémonie devant l’ancienne résidence d’été du Dalaï Lama. Un événement auquel assistaient principalement des personnalités locales, des spectateurs accrédités, des groupes folkloriques venus animer la cérémonie. Le tout très encadré par des unités spéciales de la police.

Le trajet lui-même avait été très écourté. De 25 km prévus à l’origine, il a été réduit à une dizaine de kilomètres, mais sans changer le nombre de relayeurs, ce qui explique que la torche changeait de main à peu près tous les 100 mètres.

Selon les témoignages recueillis sur place, les autorités avaient vivement conseillé aux habitants de ne pas se déplacer. C’est donc au milieu de larges avenues souvent désertes que la flamme est arrivée deux heures plus tard au Potala, autre ancienne résidence du Dalaï Lama, avant de disparaître pour une autre destination. Il s'agit d'un bref passage, mais qui continue tout de même de susciter des critiques de la part des organisations de défense des droits de l’homme. Celles-ci dénoncent, aujourd’hui encore, une véritable provocation de la part de Pékin.

La flamme olympique à Lhassa, au Tibet

Marc Lebeaupin, correspondant de RFI à Pékin

« Les autorités chinoises ont fait quelques concessions de dernière minute, mais le chef du parti communiste à Lhassa a affirmé haut et fort que [le Tibet ne changera jamais de drapeau et que la Chine fera tout pour briser les intrigues de la clique du Dalaï lama] ».

écouter 3 min 25 sec

21/06/2008 par Frédérique Genot