Rechercher

/ languages

Choisir langue
 

Bolivie

Evo Morales expulse l’ambassadeur des Etats-Unis

par  RFI

Article publié le 11/09/2008 Dernière mise à jour le 11/09/2008 à 06:50 TU

Evo Morales accuse l'ambassadeur américain en Bolivie d’alimenter la division et le séparatisme.( Photo : AFP )

Evo Morales accuse l'ambassadeur américain en Bolivie d’alimenter la division et le séparatisme.
( Photo : AFP )

La crise s’aggrave en Bolivie. Alors Le chef de l’état bolivien a exigé ce mercredi le départ de l’ambassadeur des Etats-Unis, Philip Goldberg, accusé d’encourager la « division de la Bolivie ».  Le gouvernement de gauche, qui doit faire face depuis 48h à de violentes manifestations de la part de groupes étudiants et jeunes partisans des gouverneurs autonomistes de Santa Cruz et Tarija, dénonce une « menace de guerre civile » de la part de « groupes fascistes ». De son côté, Washington dénonce l’expulsion de son diplomate qu’elle qualifie de « malheureuse » et de « grande erreur » …

Avec notre correspondant à Santa Cruz, Reza Nourmamode

« Sans peur de l’Empire, je déclare devant le peuple bolivien Monsieur Goldberg persona non grata »… Dans son message lancé depuis le palais présidentiel, Evo Morales a également expliqué : « nous ne voulons pas de séparatistes, nous ne voulons pas de gens qui conspirent contre l’unité et contre la démocratie »…

Le président bolivien a ensuite chargé son ministre des affaires étrangères de faire parvenir sa décision par voie diplomatique au Département d’Etat américain.

Allié politique du président vénézuélien Hugo Chavez, Evo Morales a toujours entretenu, depuis son élection en 2005, des relations conflictuelles avec les Etats-Unis et leur ambassade à La Paz, régulièrement accusée de conspiration.

Morales a notamment applaudi l’expulsion en juin dernier des employés d’USAID, l’Agence de Coopération des Etats-Unis, de la région du Chaparé par des paysans proches du pouvoir.

Le mois dernier, il avait fait convoquer une nouvelle fois l’ambassadeur Goldberg après que ce dernier se soit réuni avec le préfet de Santa Cruz, principal opposant et promoteur des autonomies régionales déclarées illégales par le gouvernement.

Le sous-secrétaire d’Etat chargé de l’Amérique Latine dans le gouvernement Bush, Thomas Shannon, était pourtant venu à La Paz fin juillet pour tenter de déminer les relations bilatérales. Un mois et demi plus tard, la rupture est finalement consommée.