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Mali/Niger

Responsabilité des touristes dans les zones à risques

par  RFI

Article publié le 23/01/2009 Dernière mise à jour le 24/01/2009 à 05:05 TU

La zone frontalière entre la Mali et le Niger est considérée comme à risque pour les touristes. (Carte : D. Alpoge / RFI)

La zone frontalière entre la Mali et le Niger est considérée comme à risque pour les touristes.
(Carte : D. Alpoge / RFI)

Quatre touristes (deux Suisses, une Allemande et un Britannique) ont été enlevés jeudi dans la zone frontalière entre le Mali et le Niger à leur retour du festival touareg d’Andéramboukane au Mali. Selon les autorités maliennes, ils étaient guidés par une agence de voyage nigérienne. Ces kidnappings soulèvent une fois de plus la question de la responsabilité des touristes dans les zones à risques. Sauf zone interdite d'accès, personne ne peut empêcher un adulte d'aller où il veut. Il est majeur donc responsable. Mais il doit s'informer.

Pour les voyages à destination du Mali, les sites de « conseils aux voyageurs » suisses, anglais, américains et français déconseillent avec plus ou moins de fermeté de se rendre au nord et à l’est du fleuve Niger, là où ont été enlevés jeudi les quatre touristes européens. Mais ces informations diplomatiques ne peuvent aller au-delà de la recommandation.

Depuis quelques années, les tours opérateurs et agences de voyage occidentales arrêtent bien souvent de vendre des séjours dans les zones déclarées officiellement à risques par les sites internet de leur pays. S’ils sont pris en défaut d’information, ou s’il est avéré qu’ils mettent en danger leurs clients, leur responsabilité est engagée et les tribunaux les condamnent lourdement.

Méfiance

Reste les Etats qui se sentent souvent responsables de la sécurité de leurs citoyens à l’étranger. Les preneurs d’otages réclament la plupart du temps de très fortes rançons. Les voyageurs indépendants et aventureux restent marginaux, mais leur mauvaise évaluation des risques peut coûter très cher à leur pays.

Ils doivent se méfier, car un tribunal hollandais a déjà imposé à une ONG de rembourser une partie des frais engagés pour la libération d’un de ses membres. D’autres cas pourraient suivre.