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Madagascar

Des assises nationales pour tourner la page

par  RFI

Article publié le 02/04/2009 Dernière mise à jour le 02/04/2009 à 16:46 TU

Andry Rajoelina, le président de la Haute autorité de transition.(Photo : AFP)

Andry Rajoelina, le président de la Haute autorité de transition.
(Photo : AFP)

Etablir un calendrier électoral, pour des législatives et un scrutin présidentiel, est l'un des enjeux majeurs des assises nationales qui se sont ouvertes ce matin à Antananarivo. Ces deux journées de travaux ont été inaugurées par Andry Rajoelina, président de la Haute autorité de transition qui a promis des changements profonds dans la vie politique et l'exercice du pouvoir sur la Grande île de l'océan Indien.

Des absences remarquées mais des absences attendues. Si l’on a bien vu quelques barons de l’ancien régime, personne ne semble être venu pour défendre spécifiquement la cause de Marc Ravalomanana, l’ancien président. Son parti politique boycotte officiellement la réunion, ce qui ne va pas favoriser le processus de réconciliation nationale, dont l’ancien président semble d’ailleurs exclu à en juger par la présentation faite sur le sujet.

Autres absentes de marque, les chancelleries occidentales. Seuls quelques ambassadeurs africains étaient présents. Présent aussi Ablassé Ouédraogo, l’envoyé spécial de l’Union africaine qui explique vouloir rester en contact avec tous les acteurs de la crise malgré la condamnation par son organisation de la prise de pouvoir d’Andry Rajoelina.

En tout, ce sont plus de 400 personnes qui se sont pressées à ces assises nationales que Marc Ravalomanana avait proposées en son temps et qu’Andry Rajoelina avait alors refusées. Mais aujourd’hui le centre de conférence flambant neuf a fait salle comble.

Le calendrier avant toute autre chose 

Le but de ces assises est de régler les questions de calendrier de la transition qui ne doit pas excéder deux ans et de jeter les bases de la IVème République et des prochaines règles électorales. Mais, les participants le disaient, ces deux jours ne sont en fait qu’un avant-goût de la grande conférence nationale qui sera le véritable moment fondateur du nouveau Madagascar.

Certains participants regrettaient que ces assises ne discutent pas directement de l’organisation même de la transition, dont les institutions et les attributions demeurent floues, mais comme disait l’un des membres du régime, dans l’état actuel des choses, il fallait faire quelque chose de concret et de rapide.

Il est vrai que malgré la prise de pouvoir par Andry Rajoelina, il reste difficile de dire que la crise est réellement finie à Madagascar. Il ne va pas suffire de parler de démocratie, il va vraiment falloir qu’un processus consensuel se mette en place, sinon le pays risque de retomber bien vite dans des conflits qui ruinent tous ses efforts de développement.

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(Photo : AFP/Reuters)