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Mauritanie

Un premier «dialogue direct» depuis le putsch d'août 2008

par  RFI

Article publié le 16/05/2009 Dernière mise à jour le 16/05/2009 à 21:29 TU

Après neuf mois de crise politique en Mauritanie, les représentants du général Abdel Aziz et ceux de l'opposition se retrouvent pour la première fois autour d'une même table. Ce premier face-à-face a eu lieu vendredi soir à Nouakchott, autour des médiateurs, notamment le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio. Deux heures de discussions pour lancer un dialogue direct. A moins d'une semaine du début de la campagne électorale pour la présidentielle du 6 juin, on ne sait toujours pas si ce scrutin sera maintenu ou reporté, comme le demandent les opposants.
Le général Mohamed Ould Abdel Aziz.(Photo : AFP)

Le général Mohamed Ould Abdel Aziz.
(Photo : AFP)

Le report de la présidentielle du 6 juin et l'abandon du calendrier cher au général Abdel Aziz, l'opposition en faisait jusqu'ici un préalable à tout dialogue direct avec le camp de l'ex-chef de la junte.

Le parti d'Ahmed Ould Daddah et les anti-putsch du FNDD ont finalement accepté de lancer le dialogue, hier soir, et d'évoquer ces problèmes au cours de la prochaine réunion, sans doute lundi.

En attendant les médiateurs, le chef de la diplomatie sénégalaise Cheikh Tidiane Gadio et Ali Triki, l'émissaire du président Kadhafi, sont repartis vers Dakar ce matin, pour plancher sur des solutions à proposer aux Mauritaniens.

Ils ont enfin réussi, vendredi soir, à les réunir autour d'une même table : cinq personnes pour le camp du général Abdel Aziz, cinq pour l'opposant Ahmed Ould Daddah, et cinq autres du FNDD, le Front des anti-putsch. Pour cette première prise de contact direct, les deux heures de réunion se sont déroulées dans une ambiance détendue, selon l'un des protagonistes de la crise.

Mais sur le fond, tout est à faire : s'entendre sur la date des élections, et prévoir le cadre de la transition. Et il va falloir faire vite, car la campagne électorale pour la présidentielle du 6 juin - boycottée par l'opposition, qui dénonce une mascarade pour légitimer le coup d'Etat - est censée commencer dans cinq jours !