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Mauritanie / Terrorisme

Al-Qaïda au Maghreb islamique revendique l’attentat anti-français

par  RFI

Article publié le 18/08/2009 Dernière mise à jour le 18/08/2009 à 21:54 TU

Le réseau al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) a revendiqué l'attentat suicide contre deux gendarmes français en Mauritanie, le 8 août dernier. L'information a été rapportée, ce mardi, par le Centre américain de surveillance des sites islamistes (SITE). C'est aussi al-Qaïda qui avait revendiqué l'assassinat, fin juin, d'un ressortissant américain en plein cœur de la capitale mauritanienne, Nouakchott. L'auteur de l'attaque, un Mauritanien selon le gouvernement, a péri dans l'explosion qui a blessé deux gendarmes français.

Un barrage de police dans le périmètre de l'ambassade de France à Nouakchott, le 8 août 2009, après l'attentat-suicide.(Photo : AFP)

Un barrage de police dans le périmètre de l'ambassade de France à Nouakchott, le 8 août 2009, après l'attentat-suicide.
(Photo : AFP)



L'attaque kamikaze contre l’ambassade de France à Nouakchott est une « riposte aux agressions des croisés, contre l'islam et les musulmans », c'est ce qu'on peut lire dans la revendication, selon le Centre américain de surveillance des sites islamistes. Il est précisé que « les croisés » sont la France et les dirigeants mauritaniens.

La revendication est accompagnée d'une photographie du kamikaze, Abu Obeida al-Basri, en habit traditionnel, et une arme à la main, la photographie a été prise en plein désert. Le texte affirme qu'il avait rejoint al-Qaïda au Maghreb islamique, il y a un an, et qu'il avait exprimé le désir de devenir « un martyr ». Selon AQMI, le kamikaze n'a pas réussi à entrer dans l'enceinte de l'ambassade en raison de la présence d'une barrière.

L'ambassade de France à Nouakchott  est effectivement en plein travaux depuis plusieurs semaines, pour sécuriser sa porte d'entrée. Et c'est plus loin, le long d'un autre mur du périmètre français, que le Mauritanien a déclenché sa ceinture d'explosif.

Selon la presse mauritanienne, le kamikaze est issu d'une famille modeste de quatre enfants. Né en 1970, selon l’hebdomadaire mauritanien La Tribune, daté du 17 août, Abu Obeida al-Basri a raté trois fois le baccalauréat et le concours de la gendarmerie, avant de fréquenter avec assiduité les mosquées de la capitale et de disparaître un beau jour, sans rien dire. Jusqu'au début de ce mois d'août.

Après l'attentat du 8 août, le ministre mauritanien de l'Intérieur de l'époque, Mohamed Ould R'Zeizim, avait indiqué que le kamikaze était un Mauritanien « recruté par les salafistes » et entraîné « dans des camps » situés dans le Sahara.

Louis Caprioli

Conseiller spécial de Geos et ancien responsable de la lutte anti-terroriste à la DST

« Ce sont des gens qui sont de retour de formation et qui vont être activé en fonction des instructions de leurs émirs ».

18/08/2009 par Olivier Rogez