Football
Hearts of Oak pour une première
L'Espérance de Tunis accueille ce samedi Hearts of Oak d'Accra en finale aller de la quatrième édition de la Ligue des champions. Finaliste l'an dernier, le club tunisois espère ne pas répéter les erreurs qui lui avaient coûté le titre en 1999 face au Raja de Casablanca.
L'Espérance de Tunis accueille ce samedi Hearts of Oak d'Accra en finale aller de la quatrième édition de la Ligue des champions. Finaliste l'an dernier, le club tunisois espère ne pas répéter les erreurs qui lui avaient coûté le titre en 1999 face au Raja de Casablanca. Les Ghanéens, eux, partiront à la conquête d'une couronne qui fuit leur pays depuis dix-sept ans.
Pour son quatre-vingt dixième anniversaire, le club de la capitale ghanéenne parviendra-t-il à déjouer l'espèce de malédiction qui s'est presque régulièrement abattu sur le représentant du pays en Coupe d'Afrique des clubs champions ? Depuis 1967, les Ghanéens ont joué dix finales (7 pour l'Ashanti Kotoko, deux pour Hearts of Oak et une pour les Goldfields d'Obuasi) et n'en ont gagné que deux (Ashanti Kotoko 70 et 83). Les Hearts of Oak se sont inclinés à deux reprises, en 1977 face au Hafia de Conakry, et, en 1979, face à l'Union de Douala. Cette saison l'équipe a réalisé un presque sans faute, remportant le championnat et la Coupe du Ghana, ne s'inclinant qu'une seule fois dans l'épreuve continentale, à Kinshasa, lors du match retour des huitièmes de finale. Lors des matches de poule de la seconde phase, les « C£urs de chêne » ont remporté quatre de leurs six rencontres et fait deux fois match nul à l' extérieur. Des prestations qui ont valu à leur entraîneur, Cecil Jones Attuquayfio, d'être nommé à la tête de la sélection nationale en remplacement de l'Italien Giuseppe Dossena.
La finale s'annonce passionnante
Face à cette équipe ambitieuse, on va retrouver une formation tunisienne abonnée depuis le milieu des années 90 aux premiers rôles sur la scène africaine. Le seul club à avoir remporté les trois trophées, Coupe des champions, Coupe des vainqueurs de Coupe et Coupe de la CAF (il sera peut-être rejoint au palmarès ce vendredi par la Jeunesse Sportive de Kabylie si elle s'impose dans la Coupe de la CAF face à Ismaïli). Un club qui a perdu la dernière finale contre le Raja de Casblanca, aux tirs au but, après un premier match nul au Maroc. A l'époque le club tunisois était tellement sûr de sa victoire qu'il ne rêvait déjà plus qu'à la manne financière qu'allait lui valoir une participation au championnat du monde des clubs. Nul doute que la leçon aura servi aux hommes de Youssef Zouaoui. Mais, cette fois, la première manche se joue à Tunis. Ce qui revient à dire qu'on comptera beaucoup du côté du stade El Mensah sur les prouesses d'Ali Zitouni et du Brésilien Reinaldo pour faire la différence dès la première manche.
Cette finale s'annonce passionnante entre deux clubs, chacun victorieux à quinze reprises de leur championnat national. L'expérience des finales joue naturellement en faveur de l'Espérance, mais Hearts of Oak a été, tout au long de la compétition, le club le plus convaincant. Pour fixer les esprits, précisons que l'Espérance a disputé vingt-neuf matches de Coupe des champions, chez elle, depuis 1971, signant 24 victoires, pour 4 nuls et seulement une défaite ; les Ghanéens, depuis leur première apparition en 1972, ont joué trente-neuf matches en déplacement, avec à leur bilan, 9 victoires, 11 nuls et 19 défaites. L'Espérance se comporte d'ailleurs mieux que son rival à l'extérieur avec 9 victoires, 10 nuls et 9 défaites. Le pronostic est difficile.
Pour son quatre-vingt dixième anniversaire, le club de la capitale ghanéenne parviendra-t-il à déjouer l'espèce de malédiction qui s'est presque régulièrement abattu sur le représentant du pays en Coupe d'Afrique des clubs champions ? Depuis 1967, les Ghanéens ont joué dix finales (7 pour l'Ashanti Kotoko, deux pour Hearts of Oak et une pour les Goldfields d'Obuasi) et n'en ont gagné que deux (Ashanti Kotoko 70 et 83). Les Hearts of Oak se sont inclinés à deux reprises, en 1977 face au Hafia de Conakry, et, en 1979, face à l'Union de Douala. Cette saison l'équipe a réalisé un presque sans faute, remportant le championnat et la Coupe du Ghana, ne s'inclinant qu'une seule fois dans l'épreuve continentale, à Kinshasa, lors du match retour des huitièmes de finale. Lors des matches de poule de la seconde phase, les « C£urs de chêne » ont remporté quatre de leurs six rencontres et fait deux fois match nul à l' extérieur. Des prestations qui ont valu à leur entraîneur, Cecil Jones Attuquayfio, d'être nommé à la tête de la sélection nationale en remplacement de l'Italien Giuseppe Dossena.
La finale s'annonce passionnante
Face à cette équipe ambitieuse, on va retrouver une formation tunisienne abonnée depuis le milieu des années 90 aux premiers rôles sur la scène africaine. Le seul club à avoir remporté les trois trophées, Coupe des champions, Coupe des vainqueurs de Coupe et Coupe de la CAF (il sera peut-être rejoint au palmarès ce vendredi par la Jeunesse Sportive de Kabylie si elle s'impose dans la Coupe de la CAF face à Ismaïli). Un club qui a perdu la dernière finale contre le Raja de Casblanca, aux tirs au but, après un premier match nul au Maroc. A l'époque le club tunisois était tellement sûr de sa victoire qu'il ne rêvait déjà plus qu'à la manne financière qu'allait lui valoir une participation au championnat du monde des clubs. Nul doute que la leçon aura servi aux hommes de Youssef Zouaoui. Mais, cette fois, la première manche se joue à Tunis. Ce qui revient à dire qu'on comptera beaucoup du côté du stade El Mensah sur les prouesses d'Ali Zitouni et du Brésilien Reinaldo pour faire la différence dès la première manche.
Cette finale s'annonce passionnante entre deux clubs, chacun victorieux à quinze reprises de leur championnat national. L'expérience des finales joue naturellement en faveur de l'Espérance, mais Hearts of Oak a été, tout au long de la compétition, le club le plus convaincant. Pour fixer les esprits, précisons que l'Espérance a disputé vingt-neuf matches de Coupe des champions, chez elle, depuis 1971, signant 24 victoires, pour 4 nuls et seulement une défaite ; les Ghanéens, depuis leur première apparition en 1972, ont joué trente-neuf matches en déplacement, avec à leur bilan, 9 victoires, 11 nuls et 19 défaites. L'Espérance se comporte d'ailleurs mieux que son rival à l'extérieur avec 9 victoires, 10 nuls et 9 défaites. Le pronostic est difficile.
par Gérard Dreyfus
Article publié le 01/12/2000
